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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

iiicc piémontaise, cl ne voulait pas la laisser surses derrières; il sentait d’ailleurs qu’il suffisaitd’un nouveau coup de son épée pour la détruire,et il trouva plus prudent d’achever la ruine desPiémontais. Il ne s’engagea pas dans la vallée dela Bormida pour descendre vers le Pô , à la suitedes Autrichiens, il prit à gauche, s’enfonçadans les gorges de Millesimo , et suivit la routedu Piémont. La division Laharpe resta seule aucamp de San-Benedelto, dominant le cours duBelho et de la Bormida, et observant les Autri-chiens. Les soldats étaient accablés de fatigue; ilss’étaient battus le 22 et le 25 à Montenolte, le 24et le 2o à Millesimo et Dcgo, avaient perdu etrepris Dego le 26, s’étaient reposés seulementle 27, et marchaient encore le 28 sur Mondovi.Au milieu de ces marches rapides, on n’avait pasle temps de leur faire des distributions régulières;ils manquaient de tout, et ils se livrèrent à quel-ques pillages. Bonaparte indigné sévit contre lespillards avec une grande rigueur, et montra au-tant d’énergie à rétablir l’ordre qu’à poursuivrel’ennemi. Bonaparte avait acquis en quelquesjours toute la confiance des soldats. Les générauxdivisionnaires étaient subjugués. On écoutait avecattention, déjà avec admiration, le langage préciset figuré du jeune capitaine. Sur les hauteurs deMonte-Zemoto, qu’il faut franchir pour arriver àCeva, l’armée aperçut les belles plaines du Pié-mont et de l’Italie. Elle voyait couler le Tanaro ,la Stura, le Pô , et tous ces fleuves qui vont serendre dans l’Adriatique ; elle voyait dans le fondles grandes Alpes couvertes de neiges; elle futsaisie en contemplant ces belles plaines de laterre promise *. Bonaparte était à la tête de sessoldats; il fut ému. « Annibal, s’écria-t-il, avaitfranchi les Alpes ; nous, nous les avons tournées. »Ce mot expliquait la campagne pour toutes lesintelligences. Quelles destinées s’ouvraient alorsdevant nous !

Colli ne défendit le camp retranché de Ceva quele temps nécessaire pour ralentir un peu notremarche. Cet excellent officier avait su raffermirses soldats, et soutenir leur courage. Il n’avaitplus l’espoir de battre son redoutable ennemi ;mais il voulait faire sa retraite pied à pied, etdonner aux Autrichiens le temps de venir à sonsecours par une marche détournée, comme on luien faisait la promesse. Il s’arrêta derrière la Cur-

saglia, en avant de Mondovi. Serrurier, qui» al1début de la campagne, avait été laissé à Garessiopour observer Colli, venait de rejoindre l’arniee-Ainsi elle avait une division de plus. Colli étaitcouvert parla Cursaglia, rivière rapide et p l0 'fonde, qui se jette dans le Tanaro . Sur la droite»Joubertessaya de la passer; mais il faillit se noj elsans y réussir. Sur le front, Serrurier voulut fra "cliir le pont de Saint-Michel. Il y réussit; u ia15Colli, le laissant engager, fondit sur lui à l’imp r ^viste avec ses meilleures troupes, le refoula suipont, et l’obligea à repasser la rivière en désord re 'La position de l’armée était difficile. On avait» sUl ^les derrières, Beaulieu, qui se réorganisait; A * n ’portait de venir à bout de Colli au plus tôt. P° ultant la position ne semblait pas pouvoir être

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levée, si elle était bien défendue. Bonap a

ordonna une nouvelle attaque pour le lendenia' 1 ^

Le 2 floréal (21 avril) on marchait sur la

glia, lorsque l’on trouva les ponts abandon ' 1 -

Colli n’avait fait la résistance de la veille q ue F „

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ralentir la retraite. On le surprit en ligne a 'dovi. Serrurier décida la victoire par la pr*^ ^la redoute principale, celle de la Bicoque- ^

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laissa trois mille morts ou prisonniers, et cont*

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à se retirer. Bonaparte arriva à Cherasco, P 1mal défendue, mais importante par sa posit' 011 ^confluent de la Stura et du Tanaro , et facile 3mer avec l’artillerie prise à l’ennemi. Dan s ® ^position, Bonaparte était à vingt lieues de Say ^son point de départ, à dix lieues de Tur )0 ’quinze d’Alexandrie . .

La confusion régnait dans la cour de ^' url, ; ( ] C r.roi, qui était fort opiniâtre, ne voulait P aS .^j, s é'Les ministres d’Angleterre et d’Autriche daient de leurs remontrances, l’engag cal jUs’enfermer dans Turin , à envoyer son ar j cgdelà du Pô , et à imiter ainsi les grands exe ^de ses aïeux. Ils l’effrayaient de l’influence^lutionnaireque les Français allaient exer j eSle Piémont ; ils demandaient pour Beau c6ltrois places de Tortone, Alexandrie et a ^ g p>afin qu’il pût s’enfermer et se défendretriangle qu’elles forment au bord du p.^joiit-là ce qui répugnait le plus au roi de ^^jeiiXDonner ses trois premières places a son a ^ pcvoisin de la Lombardie lui était insupp 01 ^ j,r* 9cardinal Costa le décida à se jeter c | al ’ b .^ j e ré'des Français . Il lui fit sentir l'impossi^ ^ r ; rsisterà un vainqueur si rapide, le dang^ ssC rriter par une longue résistance, et e

Expression de Bonaparte.