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DIRECTOIRE (1796).
j,.. lors d’état de tenir la campagne, la route de,j e a . n ouverte. Il était naturel à un vainqueurv ingt-six ans d’être impatient d’y entrer. Mais,It n nt f° ut ’ ^ ona parte désirait achever de détruire^aulieu. Pour cela, il ne voulait pas se contentere battre, il voulait encore le tourner, lui cou-r s a retraite, et l’obliger, s’il était possible, à^ tr e bas les armes. Il fallait, pour arriver à ce> le prévenir aux passages des fleuves. Unehlude de fleuves descendent les Alpes , et tra-sent la Lombardie pour se rendre dans le Pô ouns 1 Adriatique. Après le Pô et le Tésin, vien-tilé 1 ! Adda ’ bOgbo, I e Mincio, l’Adige et quan-^ e d autres encore. Bonaparte avait maintenantVa nt lui l’Adda, qu'il n’avait pas pu tournernie le Tésin, parce qu’il aurait fallu ne tra-p. _ r le Pô qu’à Crémone. On passa l’Adda àl2zi ghitone; mais les débris de la division Liptai^ naient de se jeter dans cette place. Bonaparte seu ta de remonter l’Adda pour arriver au pont de. n Beaulieu y était bien avant lui. On ne pou-donc pas le prévenir au passage de ce fleuve.j^ ais Beaulieu n’avait à Lodi que douze milleparues et q uatre m ;n c cavaliers. Deux autres^•sions, sous Colli et Vukassovich , avaient faitc ^. d ® t0Ur sur Milan , pour jeter garnison dans leateau > et devaient revenir ensuite sur l’Addaj. Ul I e passer à Cassano, fort au-dessous de Lodi .gré e . SSa ^ ant donc de franchir l’Adda à Lodi , mal-s i ,a b rdsence de Beaulieu, on pouvait arriveré e , auire rive avant que les deux divisions quiv *ient passer à Cassano eussent achevé leur mou-g Alors, il y avait espoir de les couper.
(9 0ria I ,ai ‘te se trouve devant Lodi le 20 floréalCette ville est placée sur la rive mêmela f . que ^ e arrivait l’année française. Bonapartegré ] alta< I uer à l’improviste, et y pénètre mal-Yijj e es Autrichiens. Ceux-ci, quittant alors las Ur p 86 lel b' cnt P ar I e P 0 ? 1 ’ et vont se réunir,ce u 8Ulle r ‘ ve > au S ros de leur armée. C’est surPourf 1 ( l u d fallait passer, en sortant de Lodi ,lunte • cllir l’Adda. Douze mille hommes d’in-s ur 61 quatre mille cavaliers étaient rangésla ‘ent ] d °PP°sé j vingt pièces d’artillerie enfi-Placës ° ^° ul ’ une nu ée de tirailleurs étaientga er Sur les rives. Il n’était pas d’usage à la(létë| 1( ] (| 6 ^ ravcr de pareilles difficultés : un pontd’a n iq - Jai , se * ze uulle hommes et vingt piècesà ^ btait un obstacle qu’on ne cherchait pasl’ahri rW 0 ^ d oute l’armée française s’était mise àU eu derrière les murs de Lodi , attendant
ce qu’ordonnerait le général. Bonaparte sort dela ville, parcourt tous les bords du fleuve au mi-lieu d’une grêle déballés et de mitraille, et, aprèsavoir arrêté son plan, rentre dans Lodi , pour lefaire exécuter. Il ordonne à sa cavalerie de re-monter l’Adda pour aller essayer de le passer àgué au-dessus du pont; puis il fait former unecolonne de six mille grenadiers; il parcourt leursrangs, les encourage, et leur communique, parsa présence et par ses paroles, un courage extra-ordinaire. Alors il ordonne de déboucher par laporte qui donnait sur le pont, et de marcher aupas de course. Il avait calculé que, par la rapi-dité du mouvement, la colonne n’aurait pas letemps de souffrir beaucoup. Cette colonne redou-table serre ses rangs, et débouche en courant surle pont. Un feu épouvantable est vomi sur elle; latète entière est renversée. Néanmoins elle avance :arrivée au milieu du pont, elle hésite; mais lesgénéraux la soutiennent de la voix et de leurexemple. Elle se raffermit, marche en avant, ar-rive sur les pièces, et tue les canonniers qui veu-lent les défendre. Dans cet instant, l’infanterieautrichienne s’approche à son tour pour soutenirson artillerie; mais après ce qu’elle venait defaire, la terrible colonne ne craignait plus lesbaïonnettes, elle fond sur les Autrichiens au mo-ment où notre cavalerie, qui avait trouvé un gué,menaçait leurs flancs ; elle les renverse, les dis-perse, et leur fait deux mille prisonniers.
Ce coup d’audace extraordinaire avait frappéles Autrichiens d’étonnement, mais malheureuse-ment il devenait inutile. Colli et Vukassovich étaient parvenus à gagner la chaussée de Brescia ,et ne pouvaient plus être coupés. Si le résultatétait manqué, du moins la ligne de l’Adda setrouvait emportée; le courage des soldats était auplus haut point d’exaltation, leur dévouementpour leur général au comble.
Dans leur gaieté, ils imaginèrent un usage sin-gulier qui peint le caractère national. Les plusvieux soldats s’assemblèrent un jour, et, trouvantleur général bien jeune, imaginèrent de le fairepasser par tous les grades : à Lodi , i(s le nom-mèrent caporal, et le saluèrent, quand il parut aucamp, du titre si fameux depuis, de petit caporal.On les verra plus tard lui en conférer d’autres, àmesure qu’il les avait mérités.
L’armée autrichienne était assurée de sa retraitesur le Tyrol; il n’y avait plus aucune utilité à lasuivre. Bonaparte songea alors à se rabattre sur la