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DIRECTOIRE (1790).
l'°uvoir obtenir. Le roi de Naples soumis, le papepouvait pas résister; alors l’expédition sur lall '°ite du Pô se réduisait, comme il le voulait, à. U " e expédition de quelques jours, et il revenait àAdig e .
^ signa cet armistice, et partit ensuite pourlasser le Pô et se mettre à la tête des deux colon-ies qu’il dirigeait sur l’État de l’Église, celle deaubois qui arrivait des Alpes pour le renforcer,01 celle d’Àugereau qui rétrogradait du MincioSu '' ' e Pô . Il attachait beaucoup d’importance à laRation de Gênes , parce qu’elle était placée surUtle des deux routes qui conduisaient en France ,j, Parce que son sénat avait toujours montré dej, tIler gie. Il sentait qu’il aurait fallu demanderinclusion de vingt familles feudataires de l’Au-I lc he et de Naples , pour y assurer la domination de^ France ; mais il n’avait pas d’ordre à cet égard,d’ailleurs il craignait de révolutionner. Il seIntenta donc d’écrire une lettre au sénat,' dansNielle il demandait que le gouverneur de Novi,a vait protégé les brigands, fût puni d’une ma-c ^ l ' e exemplaire, et que le ministre autrichien fûtcar 8< ^ ^dnes; il voulait ensuite une explication
# e 8°rique. « Pouvez-vous, disait-il, ou ne pou-,, 'f z ~vous pas délivrer votre territoire des assas-
* (h" 8 l’infestent? Si vous ne pouvez pas pren-
i, j.^ e des mesures, j’en prendrai pour vous; je
j, lai brûler les villes et les villages où se com-mettra
a n . a UI1 assassinat; je ferai brûler les maisonsDp. 1 donneront asile aux assassins, et punir
a, Clll plairement les magistrats qui les souffri-
a , ’ 11 faut que le meurtre d’un Français porte
a f . le ur aux communes entières qui ne l’au-
b, lt 111 Pas empêché. » Comme il connaissait leseurs diplomatiques, il envoya son aide de
mêiii e * Urat ’ P our porter sa lettre et la lire luiP ayn „ a , 11 S( lnat. « Il faut, écrivait-il au ministreh'is,
fis e "> un genre de communication qui élec-^ a >tn 0 „ S Messieurs. » Il fit partir en même temps
fie» i Cs avec douze cents hommes, pour aller chû-tes "
q>ii l0 |^ impériaux. Le château d’Augustin'j ’le principal instigateur de la révolte, futf eat • e ® Barbets saisis les armes à la main fu-époay a ^eyablement fusillés. Le sénat de Gènes,Nia j e le ; destitua le gouverneur de Novi, con-' ( -s r0(it nUn 'stre Gérola, et promit de faire garder^ a ri s jyj 6 ?.P ar ses propres troupes. 11 envoya àVeto- lncent Spinola, pour s’entendre avec leSUF t0US ' CS °l , j ets cn litige, si 11 ' l '”
Pour la frégate la Modeste, sur l’ex-
pulsion des familles feudataires, et sur le rappeldes familles exilées.
Bonaparte s’achemina ensuite sur Modène , oùil arriva le I" messidor (-19 juin), tandis qu’Auge-reau entrait à Bologne le même jour.
L’enthousiasme des Modénais fut extrême. Ilsvinrent à sa rencontre, et lui envoyèrent une dé-putation pour le complimenter. Les principauxd’entre eux l’entourèrent de sollicitations, et lesupplièrent de les affranchir du joug de leur due,qui avaitemporléleursdépouillesàVenise. Commela régence laissée par le duc s’était montrée fidèleaux conditions de l’armistice, et que Bonaparten’avait aucune raison pour exercer les droits deconquête sur le duché, il ne pouvait satisfaire lesModénais; c’était d’ailleurs une question que lapolitique conseillait d’ajourner. Il se contenta dedonner des espérances, et conseilla le calme. Ilpartit pour Bologne. Le fort d’Urbin était sur saroute, et c’était la première place appartenant aupape. Il la fit sommer, le château se rendit. 11 ren-fermait soixante pièces de canon de gros calibre,et quelques cents hommes. Bonaparte fit achemi-ner cette grosse artillerie sur Mantoue , pour yêtre employée au siège. Il arriva à Bologne , oùl’avait précédé la division Augereau. La joie deshabitants fut des plus vives. Bologne est une villede cinquante mille âmes, magnifiquement bâtie,célèbre par ses artistes, ses savants et son univer-sité. L’amour pour la France et la haine pour lesaint-siège y étaient extrêmes. Ici Bonaparte necraignait pas de laisser éclater les sentiments deliberté, car il était dans les possessions d’un en-nemi déclaré, le pape, et il lui était permis d’exer-cer le droit de conquête. Les deux légations deFerrare et de Bologne l’entourèrent de leurs dépu-tés; il leur accorda une indépendance provisoire,en promettant de la faire reconnaître à la paix.
Le Vatican était dans l’alarme, et il envoyasur-le-champ un négociateur pour intercéder ensa faveur. L’ambassadeur d’Espagne , d’Azara,connu par son esprit et par son goût pour laFrance , et ministre d’une puissance amie, futchoisi. 11 avait déjà négocié pour le duc de Parme.Il arriva à Bologne , et vint mettre la tiare auxpieds de la république victorieuse. Fidèle à sonplan, Bonaparte, qui ne voulait rien abattre nirien édifier encore, exigea d’abord que les léga-tions de Bologne et de Ferrare restassent indé-pendantes; que la ville d’Ancône reçût garnisonfrançaise, que le pape donnât 21 millions, des