*1
DIRECTOIRE (1796).
311
(, ao s la
vati
thé
eur
mémoire de Carnot. Doué d’un esprit no-mais systématique, il avait imaginé une
mae d’après cette campagne, et il étaitpcrsuadéd fallait toujours agir à la fois sur les deux,.° s l ^' 111)0 ai ’mée, et chercher constamment à lesJmorder. Les militaires ont regardé cette idée'ante un progrès véritable et comme déjà bienArable au système des cordons, tendant à at-^Jltter l’ennemi sur tous les points; mais elle s’é-' changée dans l’esprit de Carnot en un sys-le arrêté et dangereux. Les circonstances quiv ( _ ‘aient ici l’engageaient encore davantage àsui-
cell e
'le p SUr ^hin, à deux points très-distants l’unautre : deux vallées partaient de ces points* déboucher sur le Danube . C’étaient là desp **s bien suffisants pour Carnot de former lesfa,) eais en deux colonnes, dont l’une remontant.. r Mein, l’autre par le Necker, tendraientSl a déborder les ailes des armées impériales,p a les obliger de rétrograder sur le Danube . Ilde SCllV)t donc aux généraux Jourdan et MoreauSjj ï* ar tir, le premier de Dusseldorf , le second de^sboui-g, p 0ur s’avancer isolément en Allema-Ç[ ’ Comme l’ont remarqué un grand capitaine^ grand critique, et comme les faits l’ont^ depuis, se former en deux corps, c’étaitdée ? C ^ ain P donner à l’ennemi la faculté et l’i-ctu - ' 6 86 concentrer, et d’accabler avec la masseCûf' ere ses forces l’un ou l’autre de ces deuxy '; s ' Clerfayt avait fait à peu près cette manoeu-d’abo 4 ? la campagne précédente, en repoussantei) S ° r d Jourdan sur le bas Rhin , et en venantUém| te se jeter sur les lignes de Mayence . Le gé-(i tl j ennemi ne fût-il pas un homme supérieur,forçait par là à suivre ce plan, et on luila pensée que le génie aurait dû lui in-
L” '
ci Çü 1,lva si°n fut donc concertée sur ce plan vi-e °Uç ^ es moyens d’exécution étaient aussi mall'ait | (,Ue le P lan lui-même. La ligne qui sépa-es armées remontait le Rhin de Dusseldorf
d'* s qu’à iv
Mimjj . “ ln gen, puis décrivait un arc de Bingen àHliin . ïm > P ar le pied des Vosges , et rejoignait leW U8qu a ®àle. Carnot voulait que l’armée de^nt T’ ddboucliant par Dusseldorf et la tête dese portât au nombre de qua-tifer p 1 ’ 1 ' 6 Sommes sur la rive droite, pour y at-de v j en ’| e mi ; q ue l e veste de cette armée, fort8t 'Ci"q mille hommes, partant de Mayence
sous les ordres de Marceau, remontât le Rhin , et,filant par les derrières de Moreau, allât passerclandestinement le fleuve aux environs de Stras-bourg . Les généraux Jourdan et Moreau se réu-nirent pour faire sentir au Directoire les inconvé-nients de ce projet. Jourdan, réduit à quarantemille hommes sur le bas Rhin , pouvait être acca-blé et détruit, pendant que le reste de son arméeperdrait un temps incalculable à remonterMayence jusqu’à Strasbourg . Il était bien plus na-turel de faire exécuter le passage vers Strasbourg ,par l’extrême droite de Moreau. Cette manière deprocéder permettait tout autant de secret quel’autre, et ne faisait pas perdre un temps pré-cieux. Cette modification fut admise. Jourdan,profilant des deux têtes de pont qu’il avait à Dus-seldorf et à Neuwied , dut passer le premier pourattirer l’ennemi à lui, et détourner ainsi l’atten-tion du haut Rhin , où Moreau avait un passage devive force à exécuter.
Le plan étant ainsi arrêté, on se prépara à lemettre à exécution. Les armées des deux nationsétaient à peu près égales en forces. Depuis le dé-part de Wurmser, les Autrichiens avaient surtoute la ligne du Rhin cent cinquante et quelquesmille hommes, cantonnés depuis Bâle jusqu’auxenvirons de Dusseldorf. Les Français en avaientautant, sans compter quarante mille hommes con-sacrés à la garde de la Hollande, et entretenus àses frais. Il y avait cependant une différence en-tre les deux années. Les Autrichiens, dans cescent cinquante mille hommes, comptaient à peuprès trente-huit mille chevaux, et cent quinzemille fantassins; les Français avaient plus de centtrente mille fantassins, mais quinze ou dix-huitmille chevaux tout au plus. Cette supériorité encavalerie donnait aux Autrichiens un grand avan-tage, surtout pour les retraites. Les Autrichiensavaient un autre avantage, celui d’obéir à un seulgénéral. Depuis le départ de Wurmser, les deuxarmées impériales avaient été placées sous les or-dres suprêmes du jeune archiduc Charles, quis’était déjà distingué à Turcoing, et des talentsduquel on augurait beaucoup. Les Français avaient deux excellents généraux, mais agissantséparément, à une grande distance l’un de l’au-tre , et sous la direction d un cabinet placé à deuxcents lieues du théâtre de la guerre.
L’armistice expirait le 11 prairial (30 mai). Leshostilités commencèrent par une reconnaissancegénérale sur les avant-postes. L’armée de Jourdan
II