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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

le Rhin à Dusseldorf et Neuwied , en manœuvrant,comme elle l’avait toujours fait, et se porta sur laLalin, pour déboucher ensuite dans la vallée duMein. Les armées françaises s’avancèrent donc endeux colonnes, le long du Mein et du Necker, sui-vant les deux armées impériales, qui faisaient unetrès-belle retraite. Les nombreux escadrons desAutrichiens, voltigeant à l’arrière-garde, impo-saient par leur masse, couvraient leur infanteriede nos insultes, et rendaient inutiles tous nos ef-forts pour l’entamer. Moreau, qui n’avait point eude place à masquer en se détachant du Rhin , mar-chait avec soixante et onze mille hommes. Jourdan,ayant dû bloquer Mayence , Cassel, Ehrenbreit-stein, et consacrer vingt-sept mille hommes à cesopérations, ne marchait qu’avec quarante-six mille,et n’était guère supérieur à Wartensleben.

D’après le plan vicieux de Carnot, il fallaittoujours déborder les ailes de l’ennemi, c’est-à-dire , s’éloigner du but essentiel, la réunion desdeux armées. Cette réunion aurait permis deporter sur le Danube une masse de cent quinze oucent vingt mille hommes, masse écrasante, énorme,qui aurait trompé tous les calculs de l’archiduc ,déjoué tous ses efforts pour se concentrer, passéle Danube sous ses yeux, enlevé Ulm, et, de cettebase, eût menacé Vienne et ébranlé le trône im-périal *.

Conformément au plan de Carnot, Moreau de-vait appuyer sur le haut Rhin et le haut Danube ,et Jourdan vers la Bohême. On donnait à Moreauune raison de plus d’appuyer sur ce point, c étaitla possibilité de communiquer avec l’armée d’Ita-.lie par le Tyrol, ce qui supposait l’exécution duplan gigantesque de Bonaparte, justement désap-prouvé par le Directoire . Comme Moreau voulaiten même temps ne pas être trop détaché de Jour-dan , et lui donner la main gauche tandis qu’iltendait la droite à l’armée d’Italie , on le vit, surles bords du Necker, occuper une ligne de cin-quante lieues. Jourdan, de son côté, chargé dedéborder Wartensleben, était forcé de s’éloignerde Moreau; et comme Wartensleben, généralroutinier, ne comprenant en rien la pensée del’archiduc, au lieu de se rapprocher du Danube ,se portait vers la Bohême pour la couvrir, Jour-dan, pour le déborder, était forcé de s’étendretoujours davantage. On voyait ainsi les armées

» Il faut lire à cet égard les raisonnements q ,’ a faits Napo-léon , et qu’il a appuyés de si grands exemples.

ennemies faire, chacune de leur côté, le contrj 111 ®

de ce qu’elles auraient dû. Il y avait cepem a

3 Jourdan-

cette différence entre Wartensleben et

et

que le premier manquait à un ordre excelle® 1 ’,^que le second était obligé d’en suivre un mau v

lui, <* lle 1

La faute de Wartensleben était àJourdan au directeur Carnot.

Moreau livra un combat à Cansladtpour e P^sage du Necker, et s’enfonça ensuite dans ^filés de l’Alb, chaîne de montagnes qui sC P“ , [eSNecker du Danube , comme les Montagnes-ile séparent du Rhin . Il franchit ces défilés, e aboucha dans la vallée du Danube , vers I e l11 ! ( | Cde*thermidor (fin de juillet), après un lïiaI ° j emarche. Jourdan, après avoir passé des h 01 ^ |irla Lahn sur ceux du Mein, et avoir livré u ® c .bat à Friedberg, s’arrêta devant la ville de ‘ ^fort, qu’il menaça de bombarder si on ne l

1 -nies

livrait sur-le-champ. Les Autrichiens n’y c °

tirent qu’à la condition d’une suspension d 31 | tde deux jours. Cette suspension leur P clDl ^ nC ede franchir le Mein, et de se donner une.’V^g-considérable ; mais elle sauvait une ville 1,1 jjjessanté, et dont les ressources pouvaient, étr® fe .à l’armée : Jourdan y consentit. La pla cemise le 28 messidor (16 juillet). Jourdan r ^ ]lCdes contributions sur cette ville, mais y 111 ^ p 8 rgrande modération, et déplut même à l’ar* 11 c|1 ,les ménagements qu’il montra pour le P "^qlenemi. Le bruit de l’opulence au milieu devivait l’armée d’Italie avait excité les n e.lions, et on voulait vivre de même en Al* e ° jeJourdan remonta ensuite le Mein, senl ^ u j s dé'Wurtzbourg le 7 thermidor (25 juillet), P j eSboucha au delà des montagnes de Souabe , . jlbords de la Naab, qui tombe dans le D aI * a laétait à peu près sur la hauteur de Moreau,même époque, c’est-à-dire vers le mille 11 ^ j amidor (commencement d’août). La Soua j e gSaxe avaient accédé à la neutralité, en ^ 0]lS eH 1 'agents à Paris pour traiter de la paix, et oU a-à des contributions. Les troupes saxonnes ^bcs se retirèrent, et affaiblirent ainsi 1 arn ^ ^ j 8trichienne d’une douzaine de mille honamvérité peu utiles, et se battant sans zèle.

Ainsi, vers le milieu de l’été, nos armee^ ^tresses de l’Italie , qu’elles dominaient ,

tière, maîtresses d’une moitié de 1 ' jiien*'

qu’elles avaient envahie jusqu’au ® anU e ’y e jidé®çaient l’Europe . Depuis deux mois a juSétait soumise. Des cent mille hommes r 1