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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

et subi deux répressions, depuis l’installation duDirectoire . Ils avaient voulu recommencer le clubdes jacobins au Panthéon, et l’avaient vu fermerparle gouvernement. Ils avaient ensuite essayé uncomplot mystérieux sous la direction de Babœuf;ils avaient été découverts par la police, et privésde leurs nouveaux chefs. Ils s’agitaient cependantencore, et songeaient à faire une dernière tenta-tive. L’opposition, en attaquant encore une foisla loi du 5 brumaire, excita chez eux un redou-blement de colère, et les poussa à un dernieréclat. Us cherchaient à corrompre la légion depolice. Cette légion avait été dissoute, et changéeen un régiment qui était le 21 e de dragons. Ilsvoulaient tenter la fidélité de ce régiment, et ilsespéraient, en l’entraînant, entraîner toute l’ar-mée de l’intérieur, campée dans la plaine de Gre-nelle. Ils se proposaient en même temps d’exciterun mouvement, en tirant des coups de fusil dansParis , en jetant des cocardes blanches dans lesrues, en criant Vive le roi 1 et en faisant croireainsi que les royalistes s’armaient pour détruirela république. Ils auraient alors profité de ceprétexte pour accourir en armes, s’emparer dugouvernement, et faire déclarer en leur faveur lecamp de Grenelle.

Le 12 fructidor (29 août), ils exécutèrent unepartie de leur projet, tirèrent des pétards, et je-tèrent quelques cocardes blanches dans les rues.Mais la police, avertie, avait pris de telles pré-cautions qu’ils furent réduits à l’impossibilité defaire aucun mouvement. Ils ne se découragèrentpas, et, quelques jours après, le 22 (9 septembre),ils décidèrent de consommer leur complot. Trentedes principaux se réunirent au Gros-Caillou, et ré-solurent de former la nuit même un rassemblementdans le quartier de Yaugirard. Ce quartier, voisindu camp de Grenelle, était plein de jardins, etcoupé de murailles; il présentait des lignes der-rière lesquelles ils pourraient se réunir, et fairerésistance, dans le cas où ils seraient attaqués. Lesoir, en effet, ils se trouvèrent réunis au nombre desept ou huit cents, armés de fusils, de pistolets, desabres, de cannes à épée. C’était tout ce que leparti renfermait de plus déterminé. Il y avaitparmi eux quelques officiers destitués, qui se trou-vaient à la tête du rassemblement avec leurs uni-formes et leurs épaulettes. Il s’y trouvait aussiquelques ex-conventionnels en costume de repré-sentants, et même, dit-on, Drouet qui était restécaché dans Paris depuis son évasion. Un officier de

la garde du Directoire , à la tête de dix eavalba'j’jfaisait patrouille dans Paris , lorsqu’il fut avertirassemblement formé à Yaugirard. Il y accourut atête de ce faible détachement; mais à peinearfl ’il fut accueilli par une décharge de coups de 1“®'^et assailli par deux cents hommes armés, qui ^bligèrent à se retirer à toute bride. Il alla sle-champ faire mettre sous les armes ladu Directoire, et envoya un officier au camp ^Grenelle pour y donner l’éveil. Les pairm teS ^perdirent pas de temps, et, l’éveil donné, sedirent en toute hâte à la plaine de Grenell e ’ ‘nombre de quelques cents. Us se dirigèrent ver squartier du vingt et unième de dragons, c ^ eV jplégion de police, et essayèrent de le gagnersant qu’ils venaient fraterniser avec lui- I f ^d’escadron Malo, qui commandait ce régi' 1 ' 0 ,^sortit aussitôt de sa tente, s’élança à cheval, m c ,habillé, réunit autour de lui quelques °lH clt ^ ;1 jles premiers dragons qu’il rencontra, et cb a *» te r

coups de sabre ceux qui lui proposaient

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niser. Cet exemple décida les soldats; ils couf ,à leurs chevaux, fondirent sur le rassembn

et l’eurent bientôt dispersé. Us tuèrent ° u ^sèrent un grand nombre d’individus, et en .j|j

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rent cent trente-deux. Le bruit de

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tout le camp, qui se mit aussitôt sous les ar ' ftr i;jeta l’alarme dans Paris . Mais on fut bientôt r ^ ( j V e.

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en apprenant le résultat et la folie de la teDt! *j Cw ,Le Directoire fit aussitôt enfermer les pris 01 'et demanda aux deux conseils l’autorisatio 11 1 ( a jj)Sdes visites domiciliaires, pour saisir, dans sSlJ -quartiers, beaucoup de séditieux que leurs ^res avaient empêchés de quitter Paris- Ay a . |5 tfpartie d’un rassemblement armé, ils étaient ^ s ;,ciables des tribunaux militaires, et furentune commission, qui commença à en fal rC , 1 c-un certain nombre. L’organisation de L? c ncour nationale n’était point encore achevee^^fpressa de nouveau l’installation pour comle procès de Babœuf. , jj e v»'

Cette échauffourée fut prise pour ce q 11 ^ ( ^ilait, c’est-à-dire pour une de ces impruil en gC ,,|r>caractérisent un parti expirant. Les en neia gfa p& ede la révolution affectèrent d’y attacher un ^J 0l ,importance, pour avoir une nouvelle ° cC ‘ _ O 11crier à la terreur, et de répandre des a a tt»'fut peu épouvanté en général, et cette sS ucr 0S

que prouva, mieuxencoi’eque lousles au ^j D jiif,du Directoire, que son établissement état ^^irc*et que les partis devaient renoncer a