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Tome II.
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DIRECTOIRE (1796).

anticiper sur leur vente. Il fallait mettre leur^j x en circulation avant de l’avoir retiré, et poure a l’émettre en forme de papier. Sans doute la

Source n’avait pas été grande, puisque les man-«ats ét..itnr.t — 1 - -t.■--- —

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Paient si vile tombés, mais enfin on avait

'lüe enCOre ? uatre ou c * n q mois. Et n’est-ce rien|)f| Ce la? Il faut considérer les mandats commeUo Il0llVc ^ es compte de la valeur des biens na-cçj, 1 '?!* x ’ c °nime un expédient, en attendant que'cris pussent être vendus. On va voir que dejj eilts de détresse le gouvernement eut encoreVerser, avant de pouvoir en réaliser la vente'"iiïiéraire ! ‘

c j tr ésor ne manquait pas de ressources pro-^ ’ :lncnt exigibles; mais il en était de ces res-comme des biens nationaux : il fallait les]■ re actuelles. Il avait encore à recevoir 500 mil-Q6 l’emprunt forcé; 300 millions de la con-ta) 1111011 foncière de l’année, c’est-à-dire toute la° u r de cette contribution; 25 millions de la„ ^'‘Itution mobilière; tout le fermage des bienset l’arriéré de ce fermage s’élevant enh; a HO millions; différentes contributions rnili-tig , ’ le prix du mobilier des émigrés; divers ar-Ce s j, ’ millions de papier sur l’étranger. Toutess ° urc es, jointes aux 200 millions du dernierli 0n prix des biens, s’élevaient à 1,100 mil-ite t, •’ Soni mo énorme, mais difficile à réaliser. Il

Ullfill . , ,

U1 ‘ait, pour achever son annee, c est-a-direlioj lg a ; er jusqu’au 1 er vendémiaire, que 400 mil-

dia, ’ H était sauvé s’il pouvait les réaliser immé

- -

sur les 1,100. Pour l’année suivante,

^ er cev • Conll ’dmlions ordinaires, qu’on espéraitet lr t0llt es en numéraire, et qui, s’élevant àl'élit niques millions, couvraient ce qu’on ap-g üe a dépense ordinaire. Pour les dépenses de‘1 ^ans le cas d’une nouvelle campagne,

'ait e r este des 1,100 millions, dont il ne de-'b’iit s ° r 'l j er cette année que 400 millions, illes nouvelles soumissions des biens na-de e es X ' Mais le difficile était toujours la rentrée'Inc (i eg ° miïles - Le comptant ne se compose jamais(| e tom P r °duits de l’année ; or, il était difficileLy er >drcï à la fois par l’emprunt forcé, par(, «s 1 ut *°n foncière et mobilière, par la vente

l"r C( , pi i Sl On se mit de nouveau à travailler à lap 0 ' 0 ^ 10 ] 11 ^ 6S COII| ributions, et on donna au Di-Acuité extraordinaire d’engager desi^'dpii b6S ^ 0lU f HO millions de numéraire. Les111 d’ e J' ,IS ’ es Pèces de bons royaux, ayant pour° m Pter les rentrées de l’année, avaient

partagé le sort de tout le papier. Ne pouvant pasfaire usage de cette ressource, le ministre payaitles fournisseurs en ordonnances de liquidation, quidevaient être acquittées sur les premières recettes.

Telles étaient les misères de ce gouvernementsi glorieux au dehors. Les partis n’avaient pascessé de s’agiter intérieurement. La soumission dela Vendée avait beaucoup réduit les espérances dela faction royaliste ; mais les agents de Paris n’enétaient que plus convaincus du mérite de leur an-cien plan, qui consistait à ne pas employer la guerrecivile, mais à corrompre les opinions, à s’emparerpeu à peu des conseils et des autorités. Ils y tra-vaillaient par leurs journaux. Quant aux patriotes,ils étaient arrivés au plus liant point d’indignation.Ils avaient favorisé l’évasion de Drouet, qui étaitparvenu à s’échapper de prison, et ils méditaientde nouveaux complots, malgré la découverte decelui de Babœuf. Beaucoup d’anciens convention-nels et de thermidoriens, liés naguère au gouver-nement qu’ils avaient formé eux-mêmes le lende-main du 13 vendémiaire, commençaient à êtremécontents. Une loi ordonnait, comme on a vu,aux ex-conventionnels non réélus, et à tous lesfonctionnaires destitués, de sortir de Paris . Lapolice, par erreur, envoya des mandats d’amenerà quatre conventionnels, membres du corps légis-latif. Ces mandats furent dénoncés avec amer-tume aux Cinq-Cents. Tallien , qui, lors de ladécouverte du complot de Babœuf, avait hautementexprimé son adhésion au système du gouvernement,s’éleva avec aigreur contre la police du Directoire,et contre les défiances dont les patriotes étaientl’objet. Son adversaire habituel, Thibaudeau, luirépondit, et, après une discussion assez vive etquelques récriminations, chacun se renferma dansson humeur. Le ministre Cochon, ses agents, sesmouchards, étaient surtout l’objet de la haine despatriotes, qui avaient été les premiers atteints parsa surveillance. La marche du gouvernement étaitdu reste parfaitement tracée; et s’il était tout àfait prononcé contre les royalistes, il était toutaussi séparé des patriotes, c’est-à-dire de cetteportion du parti révolutionnaire qui voulait revenirà une république plus démocratique, et qui trou-vaille régime actuel trop doux pour les aristocrates.Mais, sauf l’état des finances, cette situation duDirectoire , détaché de tous les partis, les conte-nant d’une main forte, et s’appuyant sur d’admi-rables armées, était assez rassurante et assez belle.

Les patriotes avaient déjà fait deux tentatives,

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