DIRECTOIRE (1796).
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Tels étaient les événements qui se passaient à'Mérieur.
Pendant qu’au dehors on allait livrer de nou-Veaux combats, d’importantes négociations se pré-paient en Europe . La république française étaitPaix avec plusieurs puissances, mais n’avait
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lance avec aucune. Les détracteurs qui avaientquelle ne serait jamais reconnue disaient main-n ant qu’elle serait à jamais sans alliés. Pour ré-udre à ces insinuations malveillantes, le Direc-i,. rfc songeait à renouveler le pacte de famille avecJ jS pagne, et projetait une quadruple alliance en-6 la France, l’Espagne, Venise et la Porte. Par( nio ycn, la quadruple alliance, composée detes les puissances du Midi, contre celles du1) a, 'l) dominerait la Méditerranée et l’Orient, don-( j ait des inquiétudes à la Russie , menacerait lesCrr ières de l’Autriche , et susciterait une nouvellePaie maritime à l’Angleterre. De plus, ellejurerait de grands avantages à l’armée d’Italie ,(:l l^ assurant l’appui des escadres vénitiennesPute mille Esclavons.
f P Espagne était parmi les puissances la plusg p . e à décider. Elle avait contre l’Angleterre desb 8 qui dataient du commencement de la guerre.Ï^Pncipaux étaient la conduite des Anglais à'le i’° n ’ et 1° secret gardé à l’amiral espagnol lorsgfa ex Pcdition en Corse. Elle avait des griefs plus,\ n "'E encore, depuis la paix avec la France ; less avaient insulté ses vaisseaux, arrêté des^’Pns qui lui étaient destinées, violé son ter-4 rr|( ; e ’ pris des postes menaçants pour elle en'des' 1 '*' 16 ’ v 'olé * es ^°* s de douanes dans ses colo-cherché ouvertement à les soulever. Cesbi r Çntemcnts, joints aux offres brillantes du°tt l t , , 0lrc ) qui lui faisait espérer des possessionsi l’ a e ’ et aux victoires qui permettaient de croirel’F; s 0fri plissement de ces offres, décidèrent enfinPii, ; J 1 , 6 a signer, le 2 fructidor (19 août), unlp n c "lliance offensive et défensive avec la-e t r v’. 8,lr les bases du pacte de famille. D’après‘UutuJή’ ces deux puissances se garantissaientda ïls e . nien t toutes leurs possessions en Europe 'Pfiif'n, 6S Indes i e H es se promettaient récipro-Un secours de dix-huit mille hommes
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V,** et de six mille chevaux, de quinzeH CUr|Q X de haut bord, de quinze vaisseaux dePoiirs T ’ s * x frégates et quatre corvettes. Cel|(j n ,j e eva ‘ l être fourni à la première réquisi-^ Uer te. Ce ^ C ^ es deux puissances qui était en
Des instructions furent envoyées à nos ambas-sadeurs, pour faire sentir à la Porte et à Venise les avantages qu’il y aurait pour elles à concourirà une pareille alliance.
La république française n’était donc plus isolée,et elle avait suscité à l’Angleterre une nouvelleennemie. Tout annonçait que la déclaration deguerre de l’Espagne à l’Angleterre allait bientôtsuivre le traité d’alliance avec la France .
Le Directoire préparait en même temps à Pittdes embarras d’une autre nature. Hoche était à latête de cent mille hommes, répandus sur les côtesde l’Océan. La Vendée et la Bretagne étant sou-mises, il brûlait d’employer ces forces d’une ma-nière digne de lui, et d’ajouter de nouveaux exploitsà ceux de Weissemhourg et de Landau. Il suggéraau gouvernement un projet qu’il méditait depuislongtemps, celui d’une expédition en Irlande .Maintenant, disait-il, qu’on avait repoussé la guerrecivile des côtes de France , il fallait reporter cefléau sur les côtes de l’Angleterre, et lui rendre,en soulevant les catholiques d’Irlande , les mauxqu’elle nous avait faits en soulevant les Poitevinset les Bretons. Le moment était favorable : lesIrlandais étaient plus indisposés que jamais contrel’oppression du gouvernement anglais ; le peupledes trois royaumes souffrait horriblement de laguerre, et une invasion s’ajoutant aux autres mauxqu’il endurait déjà, pouvait le porter au dernierdegré d’exaspération. Les finances de Pitt étaientchancelantes; et l’entreprise dirigée par Hochepouvait avoir les plus grandes conséquences. Leprojet fut aussitôt accueilli. Le ministre de la ma-rine Truguet , républicain excellent, et ministrecapable, le seconda de toutes ses forces. Il ras-sembla une escadre dans le port de Brest , et fitpour l’armer convenablement tous les efforts quepermettait l’état des finances. Hoche réunit tout cequ’il avait de meilleures troupes dans son armée,et les rapprocha de Brest , pour les embarquer.On eut soin de répandre différents bruits, tantôtd’une expédition à Saint-Domingue , tantôt d’unedescente à Lisbonne, pour chasser les Anglais duPortugal, de concert avec l’Espagne .
L’Angleterre, qui se doutait du but de ces pré-paratifs , était dans de sérieuses alarmes. Le traitéd’alliance offensive et défensive entre l’Espagne etla France lui présageait de nouveaux dangers; etles défaites de l’Autriche lui faisaient craindre laperte de son puissant et dernier allié. Ses financesétaient surtout dans un grand état de détresse; la