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Tome II.
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DIRECTOIRE (1796).

su^- a ’ P our rentrer dans le Tyrol. Masséna letvi t à Rivoli, à laCorona, et reprit ses anciennesjetions. Augereau se présenta devant Vérone .C | i .P 1 ’ ov éditeur vénitien , pour donner aux Autri-

] e(lr "° ie temps d’évacuer la ville et de sauverrs bagages, demandait deux heures de tempscer 1 ° Uvi ’i r les portes ; Bonaparte les fit enfou-it d C ° U P S de canon. Les Véronais , qui étaient5 , . es ;l la cause de l’Autriche , et qui avaientdç esté hautement leurs sentiments au moment^Ux retla * te des Français, craignaient le cour-ég ar ^ u vainqueur; mais il fit observer à leurj! * es plus grands ménagements.f a j . Cot( i de Salo et de la Cliiesa, Quasdanovich. Ull e retraite pénible par derrière le lac dela j, a ‘ H voulut s’arrêter et défendre le défilé, dit^/^a-d’Anfo ; mais il fut battu et perdit douzel 0(lt "Omrnes. Bientôt les Français eurent reprisç 6s leurs anciennes positions.c e ette campagne avait duré six jours ; et dans^ espace de temps, trente et quelques milleen avaient mis soixante mille hors deii

'h'da ~ es couvraient les deux rives du lac de>1 a„„.’ et fiue tous les courages étaient ébranlés,

0 t>t at ' Wurmser avait perdu vingt mille hommes,à huit mille tués ou blessés, et douze ouH 0llt prisonniers. Il était rejeté dans lesCa Uii ^ nes ’ et réduit à l’impossibilité de tenir lae!i Péd^* nsd s’était évanouie cette formidablesm ta t0tl devant une poignée de braves. Ces ré-ét; ( ; Ci ^ extraordinaires et inouïs dans l’histoiredus à la promptitude et à la vigueur de*0 du jeune chef. Tandis que deux armées

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avait c *. - ° -

'lüogy réduire toute la campagne à une seule

Poi nte ^ > la jonction de ces deux armées à la^Crij[ c U lac de Garda ; il avait su faire un grandc ûri Ceil ' ; ’ Ce l u * du blocus de Mantoue , pour sel iv tt rer au point décisif ; et, frappant alterna-coups terribles sur chacune des'* ' es av nnemies ’ à Salo > à Lonato, à Castiglione,dai :Ut succe ssivement désorganisées et reje-ta l es montagnes d’où elles étaient sorties.ç ais i r utr lchiens étaient saisis d’effroi, les Fran-^ co ti ; Sp ° n - d’admiration pour leur jeune chef.J°Hl)l e l j| 1Ce et le dévouement en lui étaient aur™‘ en faire fuir trois.^ 0( li. i„ „ s °ldats, qui l’avaient nommé caporal à

sati 0l P rent Ser 8 en t à Castiglione. En Italie la

vill° U fut P rofü "de. Milan, Bologne, Ferrare ,'a Ub e ^. du ducl ‘« de Modène , et tous les amis dee > furent transportés de joie. La douleur

se répandit dans les couvents et chez toutes lesvieilles aristocraties. Les gouvernements quiavaient fait des imprudences, Venise , Rome,Naples , étaient épouvantés.

Bonaparte, jugeant sainement sa position, necrut pas la lutte terminée, quoiqu’il eût enlevé àWurmser vingt mille hommes. Le vieux maréchalse retirait dans les Alpes avec quarante mille. Ilallait les reposer, les rallier, les recruter, et ilétait à présumer qu’il fondrait encore une fois surl’Italie . Bonaparte avait perdu quelques millehommes, prisonniers, tués ou blessés ; il en avaitbeaucoup dans les hôpitaux : il jugea qu’il fallaittemporiser encore, avoir toujours les yeux sur leTyrol, et les pieds sur l’Adige , et se contenterd’imposer aux puissances italiennes, en attendantqu’il eût le temps de les châtier. Il se contentad’apprendre aux Vénitiens qu’il était instruit deleurs armements, et continua à se faire nourrir àleurs frais, ajournant encore les négociations pourune alliance. Il avait appris l’arrivée à Ferrare d’un légat du pape, qui était venu pour reprendrepossession des légations ; il le manda à son quar-tier général. Ce légat, qui était le cardinal Mattéi,tomba à ses pieds en disant : peccavi. Bonapartele mit aux arrêts dans un séminaire. Il écrivit àM. d’Azara, qui était son intermédiaire auprès descours de Rome et de Naples; il se plaignit à luide l’imbécillité et de la mauvaise foi du gouverne-ment papal, et lui annonça son intention de re-venir bientôt sur ses derrières, si on l’y obligeait.Quant à la cour de Naples, il prit le langage leplus menaçant : « Les Anglais , dit-il à M. d’Azara,ont persuadé au roi de Naples qu’il était quelquechose; moi, je lui prouverai qu’il n’est rien. S’ilpersiste, au mépris de l’armistice, à se mettre surles rangs, je prends l’engagement, à la face del’Europe , de marcher contre ses prétendus soixanteet dix mille hommes avec six mille grenadiers,quatre mille chevaux, et cinquante pièces decanon. »

Il écrivit une lettre polie, mais ferme, au ducde Toscane, qui avait laissé occuper aux Anglais Porto-Ferrajo, et lui dit que la France pourraitbien le punir de cette négligence en occupant sesÉtats, mais qu’elle voulait bien n’en rien faire, enconsidération d’une ancienne amitié. Il changeala garnison de Livourne, afin d’imposer à la Tos-cane par un mouvement de troupes. 11 se tut avecGênes . Il écrivit une lettre vigoureuse au roi dePiémont , qui souffrait les Barbets dans ses États,