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et fit partir une commission militaire ambulantepour saisir et fusiller les Barbets trouvés sur lesroutes. Le peuple de Milan avait montré les dis-positions les plus amicales aux Français . Il luiadressa une lettre délicate et noble, pour le re-mercier. Ses dernières victoires lui donnant desespérances plus fondées de conserver l’Italie , ilcrut pouvoir s’engager davantage avec les Lom-bards ; il leur accorda des armes, et leur permitde lever une légion à leur solde, dans laquelles’enrôlèrent en foule les Italiens attachés à la li-berté, et les Polonais errants en Europe depuisle dernier partage. Bonaparte témoigna sa satis-faction aux peuples de Bologne et de Ferrare .Ceux de Modène demandaient à être affranchis dela régence établie par le duc ; Bonaparte avait déjàquelques motifs de rompre l’armistice, car la ré-gence avait fait passer des vivres à la garnison deManloue. 11 voulut attendre encore. Il demandades secours au Directoire pour réparer ses pertes,et se tint à l’entrée des gorges du Tyrol, prêt àfondre sur Wurmser, et à détruire les restes deson armée, dès qu’il apprendrait que Moreau avaitpassé le Danube .
Pendant que ces grands événements se passaienten Italie, il s’en préparait d’autres sur le Danube .Moreau avait poussé l’archiduc pied à pied, etétait arrivé dans le milieu de thermidor (premiersjours d’août) sur le Danube . Jourdan se trouvaitsur la Naab , qui tombe dans ce fleuve. La chaînede l’Alb, qui sépare le Necker du Danube, se com-pose de montagnes de moyenne hauteur, termi-nées en plateaux, traversées par des défilés étroitscomme des fissures de rochers. C’est par ces dé-filés que Moreau avait débouché sur le Danube ,dans un pays inégal, coupé de ravins et couvertde bois. L’archiduc, qui nourrissait le dessein dese concentrer sur le Danube , et de reprendre forcesur cette ligne puissante, forma tout à coup unerésolution qui faillit compromettre ses sages pro-jets. Il apprenait que Wartensleben, au lieu dese replier sur lui, le plus près possible de Dona-verlh, se repliait vers la Bohême, dans la sottepensée de la couvrir; il craignait que, profitantde ce faux mouvement, qui découvrait le Danube ,l’armée de Sambre-et-Meuse ne voulût en tenterle passage, 11 voulait donc le passer lui-même,pour filer rapidement sur l’autre rive, et allerfaire tête à Jourdan, Mais le fleuve était encombréde ses magasins, et il lui fallait encore du tempspour les faire évacuer ; il ne voulait pas d’ailleurs
FRANÇAISE.
et
exécuter le passage sous les yeux de M° reaU rtrop près de ses coups, et il songea à l’él 01 »^en lui livrant bataille avec le Danube à dos • 1vaise pensée dont il s’est blâmé sévèrementpuis, car elle l’exposait à être jeté dans le ' .. „ou du moins à ne pas y arriver entier, c° nt 1 ^indispensable pour le succès de ses projets
ricurs ’ .
Le 24 thermidor (11 août), il s’arrêta «
les positions de Moreau, pour lui livrer une ■ ^que générale. Moreau était à Neresheim, ^les positions de Dunstelkingen et de R‘ sC ^! I ^ c iipar sa droite et son centre, et celle de Noi'é'"'^.par sa gauche. L’archiduc, voulant d’abord 1 L ^ter du Danube , puis le couper, s’il était P° SSl c ]jé>des montagnes par lesquelles il avait clébouet enfin l’empêcher de communiquer avec s „ rdan, l’attaqua, pour arriver à toutes ses
fins-
tous les points à la fois. Il parvint à tour .droite de Moreau, en dispersant ses flanR 11 ^ gC sil s’avança jusqu’à Heidenheim , presque sU g ]cSderrières, et y jeta une telle alarme, que ‘ 9 t'
parcs rétrogradèrent. Au centre, il tenta ^laque vigoureuse, mais qui ne fut pas ass e2sive. A la gauche, vers Nordlingen , il fd n>monstrations menaçantes. Moreau ne s’int'’j 11 j- e $-des démonstrations faites à sa gauche, n*cursion derrière sa droite; et, jugeant aveC , c oi>'
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que le point essentiel était au centretraire de ce que font les généraux ° rt “’jéb 01 "toujours alarmés lorsqu’on menace de ^ eS tJ . e , S :1der; il affaiblit ses ailes au profit du c ®° fl j ) lai ltprévision était juste; car l’archiduc, re ^ x b 'd’efforts au centre, vers Dunstelkingen ipoussé avec perte. On coucha de part etsur le champ de bataille.
Le lendemain, Moreau se trouva
fort
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s
rassé par le mouvement rétrograde de s c ns»qui le laissait sans munitions. Cependant > v 0 u'qu’il fallait payer d’audace, et faire nl ' rlC re p:isS elloir attaquer. Mais l’archiduc, pressé de \ele Danube , n’avait nulle envie de recom ^ fef'combat : il fit sa retraite, avec beaucoupmeté, sur le fleuve, le repassa sans étr e p 0 prpar Moreau, et en coupa les ponts î us< ï a p tre I eswerth. Là, il apprit ce qui s’était P aS jj e j p .deux armées qui avaient opéré par I®^ cûi a& e 1
tcnslcben ne s’était pas jeté en
Bohême
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le craignait, il était resté sur la
de Jourdan. Le jeune prince autrichien \j jorésolution très-belle, qui était la consc