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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

celte première journée du 25 brumaire (15 no-vembre).

La nuit se passa sans mauvaise nouvelle. Onsut que Vaubois tenait à Rivoli. Les exploits deCastiglione couvraient Bonaparte de ce côté. Davi-dovich, qui commandait un corps dans l’affairede Castiglione* avait reçu une telle impression decet événement, qu’il n’osait avancer avant d’avoirdes nouvelles certaines d’Alvinzi. Ainsi le prestigedu génie de Bonaparte était là où il n’était paslui-même. La journée du 26 (16 novembre) com-mence ; on se rencontre sur les deux digues. LesFrançais chargent à la baïonnette, enfoncent lesAutrichiens, en jettent un grand nombre dans lesmarais, et font beaucoup de prisonniers. Ils pren-nent des drapeaux et du canon. Bonaparte fait ti-railler encore sur la rive de l’Alpon, mais netente aucun effort décisif pour le passer. La nuitarrivée, il replie encore ses colonnes, les ramènede dessus les digues, et les rallie sur l’autre rivede l’Adige , content d’avoir épuisé l’ennemi toutela journée, en attendant des nouvelles plus cer-taines de Vaubois. La seconde nuit se passe en-core de même : les nouvelles de Vaubois sont ras-surantes. On peut consacrer une troisième journéeà lutter définitivement contre Alvinzi. Enfin lesoleil se lève pour la troisième fois sur cet épou-vantable théâtre de carnage. C’était le 27 (17 no-vembre 1796). Bonaparte calcule que l’ennemi,en morts, blessés, noyés ou prisonniers, doit avoirperdu près d’un tiers de son armée. Il le juge ha-rassé, découragé, et il voit ses soldats pleins d’en-thousiasme ; il se décide alors à quitter ces digues,et à porter le champ dé bataille dans la plaine,au delà de l’Alpon. Comme les jours précédents,les Français , débouchant de Ronco, rencontrentles Autrichiens sur les digues. Masséna occupetoujours la digue gauche; sur celle de droite, c’estle général Robert qui est chargé d’attaquer* tan-dis qu’Augereau va passer l’Alpon près de son em-bouchure dans l’Àdige. Masséna éprouve d’abordune vive résistance, mais il met son chapeau à lapointe de son épée, et marche ainsi à la tête dessoldats. Comme les jours précédents, beaucoupd’ennemis sont tués, noyés ou pris. Sur la diguede droite, le général Robert s’avance d’abord avecsuccès; mais il est tué, sa colonne est repousséepresque jusque sur le pont de Ronco.

Bonaparte, qui voit le danger, place la trente-deuxième dans un bois de saules, qui longe ladigue. Tandis que la colonne ennemie, victorieuse

de Robert, s’avance, la trente-deuxième s0lt età coup de son embuscade, la prend en ^f, nC -’ cn tla jette dans un désordre épouvantable. G e ttrois mille Croates ; le plus grand nomM etués ou prisonniers. Les digues ainsi u

Bonaparte se décide à franchir l’Àlpon : A u r el’avait passé à l’extrême droite. BonaparteMasséna de la digue gauche sur la dig ue r tcle dirige sur Arcole, qui était évacué, etainsi toute son armée en plaine devant cetvinzi. Bonaparte, avant d’ordonner 1 ®veut semer l’épouvante au moyen d’un st f ..'j’g.'U 1 'Un marais, plein de roseaux, couvrait l ® 1che de l’ennemi : il ordonne au chef < 1 cS ^ s csHercule de prendre avec lui vingt-cinq ^guides, de filer à travers les roseaux, et pgt-ger à l’improviste avec un grand bruit de trtes. Ces vingt-cinq braves s’apprêtent à c * ^ 5 .l’ordre. Bonaparte donne alors le sigm'dj^se-séna et à Augercau. Ceux-ci chargent vig° (0 utment la ligne autrichienne, qui résiste ; 11à coup on entend un grand bruit de tm J to at eles Autrichiens, croyant être chargés P®,^ A«une division de cavalerie, cèdent le tei -r ‘ qu®même instant, la garnison de Leg 11 ®^’, s®)Bonaparte avait fait sortir pour c * rcU j 0 ut®leurs derrières, se montre au loin, ct ^ a pr ® 5leurs inquiétudes. Alors ils se retirent; ’ eCO jii'soixante et douze heures de cet épouvantait ! 3bat, décourages, accablés de fatigue, ‘^j^ycSivictoire à l’héroïsme de quelques miH eau génie d’un grand capitaine. (for* 5 ’

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Les deux armées, épuisées de leurs j^den' 3 '

sèrent la nuit dans la plaine. Dès te

matin, Bonaparte fit recommencer I® ^,j, a us s3l!

sur Vicence . Arrivé à la hauteur de 1® t pa r

qui mène de la Brenta à Vérone , en P® g 0 j,i d®

Villa-Nova, il laissa à la cavalerie seule

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poursuivre l’ennemi, et songea a ri

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rla route de Villa-Nova et

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venir au secours de Vaubois. Bonapar^ -*^,,11route que Vaubois avait été obligé ^ a ^f I 1 ^ a st®J'la Corona et Rivoli, et de se replier ® ‘ s „irNovo. Il redoubla de célérité, et arriva ^ prmême à Vérone , en passant sur le c,ialll j ani j 13taille qu’avait occupé Alvinzi. H entra il®”ville par la porte opposée à celle par 1 ®*!° ((j , po’"était sorti. Quand les Véronais virent ce ^ f jagnée d’hommes, qui étaient sortis en fug 1 |, a rt®Porte de Milan , rentrer en vainqueurs P® r ^^j s c l

porte de Milan , rentrerde Venise , ils furent saisis

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