DIRECTOIRE (1796).
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c | )( ^ a ' ,ancc sur Arcole. Masséna, voyant appro-
i. es Autrichiens, les laisse avancer sur cetteUl gueé- •
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f e j° ri< ^ Sur eux au pas de course, les refoule, lese da <is les marais, en tue, en noie un grand*léb Fe ' ^vision Mitrouski arrive à Arcole,j e p' c ' lc par le pont, et suit la digue comme celleon , r ° Ve ra. Augereau fond sur elle, l’enfonce etune partie dans les marais. Il la pour-tant . et veut passer le pont après elle; mais le
^ttib encore mieux gardé que le malin; unel °Ut i reuse artillerie en défendait l’approche, et|)l f)Vi , e re ste de la ligne autrichienne était dé-rive de l’Alpon, fusillant sur la digue,
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reri ant en travers. Augereau saisit un dra-Ve nt et te porte sur le pont ; ses soldats le sui-^uis un feu épouvantable les ramène endi er e ' Les généraux Lannes, Verne, Bon, Ver-ct I e ’ s S ° nt gravement blessés. La colonne se replie,ril s °ldats descendent à côté de la digue, pouru tre à couvert du feu.na Parte voyait de Ronco s’ébranler toute l’ar-'l | ntl < ' ntlem i e , 9 u h avertie du danger, se hâtait deiVil^Laldieropour nôtre pas prise par derrière% ^°va. Il voyait avec douleur de grands ré-a V(; C * tui échapper. Il avait bien envoyé Guyeuxa Ne ° brigade pour essayer de passer l’Alponf(! s .j 0,18 d’Arcole; mais il fallait plusieurs heu-d;iu t v ^exécution de cette tentative, et cepen-% ^ de la dernière importance de fran-s Urj es c °le sur-le-champ, afin d’arriver à tempsCot apl et 6ri * ares d’Alvin/i, etd’obtenir un triomphes Ùe 'J 6 sort de l’Italie en dépendait. Il n’hé-^ ) *t s’élance au galop, arrive près du pont,
S ^ as c * e cheval, s’approche des soldats quiiS'S. sur le bord de la digue, leur de-f atl - S 1 t® sont encore les vainqueurs de Lodi,par ses paroles, et, saisissant un dra-'>X eur crie : — Suivez votre général ! À sal:| cba ü Ce , ria ’ n «ombre de soldats remontent sur1%^’ et le suivent; malheureusement le
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on Ctlt Re I ,eut P as se communiquer à toutec. e> dont lo reste demeure derrière la di-’f 1 *dili e S t )arle s’avance, le drapeau à la main,i^ses* 1 ,*\ Une grêle de balles et de mitraille.',j ! dc, Jx généraux l’entourent. Lannes, déjà blessé( | 11 1 t ro j°. a P s de feu dans la journée, est atteintLejeune Muiron, aide de camp(I ïl a s ’ Ve . Ut le couvrir de son corps et tombe6 fran chiH l>ie( ' S ' Cependant la colonne est près
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Pont, lorsqu’une dernière décharge
l’arrête et la rejette en arrière. La queue aban-donne la tête. Alors les soldats restés auprès dugénéral le saisissent, l’emportent au milieu dufeu et de la fumée, et veulent le faire remonter àcheval. Une colonne autrichienne, qui débouchesur eux, les pousse en désordre dans le marais.Bonaparte y tombe, et y enfonce jusqu’au milieudu corps. Aussitôt les soldats s’aperçoivent dudanger : En avant! s’écrient-ils, pour sauver legénéral ! Ils courent, à la suite de Belliard etVignolles, pour le délivrer. On l’arrache du mi-lieu de la fange, on le remet à cheval, et il re-vient à Ronco.
Dans ce moment, Guyeux était parvenu à pas-ser au-dessus d’Arcole, et à enlever le village parl’autre rive. Mais il éjail trop tard. Alvinzi avaitfait filer ses parcs et ses bagages ; il était déployédans la plaine, et en mesure de prévenir les des-seins de Bonaparte. Tant d’héroïsme et de génieétaient donc devenus inutiles. Bonaparte auraitbien pu s’éviter l’obstacle d’Arcole, en jetant sonpont sur l’Adige un peu au-dessus de Ronco,c’est-à-dire à Àlbaredo, point où l’Alpon est réunià l’Adige . Mais alors il débouchait en plaine, cequ’il importait d’éviter ; et il n’était pas en mesurede voler par la digue gauche au secours de Vé-rone *. Il avait donc eu raison de faire ce qu’ilavait fait; et, quoique le succès ne fût pas com-plet, d’importants résultats étaient obtenus. Al-vinzi avait quitté sa redoutable position de Cal-diero ; il était redescendu dans la plaine ; il nemenaçait plus Vérone ; il avait perdu beaucoup demonde dans les marais. Les deux digues étaientdevenues le seul champ de bataille intermédiaireentre les deux armées, ce qui assurait l’avantageà la bravoure et l’enlevait au nombre. Enfin lessoldats français , animés par la lutte, avaient re-couvré toute leur confiance.
Bonaparte, qui avait à songer à tous les périlsà la fois, devait s’occuper de sa gauche, laissée àla Corona et à Rivoli. Comme à chaque instantelle pouvait être culbutée, il voulait être en me-sure de voler à son secours. Il pensa donc qu’ilfallait se replier de Gombione et d’Arcole, re-passer l’Adige à Ronco, et bivaquer en deçà dufleuve, pour être à portée de secourir Vaubois, si,dans la nuit, on apprenait sa défaite. Telle fut
* Je rapporte ici une critique souvent adressée à Bonapartesur cette célèbre bataille, et la réponse qu’il y a faite lui-même dans ses Mémoires.
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