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DIRECTOIRE (1797).
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avait i
"'ait fe ^ U ^ es somraes considérables. Pichegrudijf. evant lui trois exemples, tous trois fort, celui de Bouille, de Lafayette et deüfju; ll f Jez ) qui lui prouvaient qu’entraîner une•Oett eta * 1 c * 10se impossible. Il voulait donc selà Cfi re d ans l’impuissance de rien tenter, et c’estlie ) ( ^ U ' ex ldique la demande de sa démission,trji. 6 directoire, ignorant encore tout à fait saNn c 0n ’ ne ini accorda d’abord qu’à regret. Lede j 6 Condé et ses agents furent fort surpris5v ait COt 'd u i lc de Pichegru , et crurent qu’il leur. escr °qué leur argent, et qu’au fond il n’avait
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ln„ 4 ura , qui était son pays natal. De là il con-
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<ln r , s j vendre ses équipages, et passa ensuite
lcu t c ° ri ’espondre avec les agents du prince, et^J^nta sa démission comme une combinai-C(w ^Profonde. Il allait, disait-il, être considéréïv ec Ulle victime du Directoire, il allait se lierparti ° US * esi royalistes de l’intérieur et se faire un! r(i ^ï\? se; son armée, qui passait sous lespr etn f d e Moreau, le regrettait vivement, et, au
Ch l eve rs qu’elle essuyerait, elle ne rnanque-té Vol y de réclamer son ancien général, et de se
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^ Pour qu’on le lui rendît. Il devait profiter"1 lll . 01nent P our l ever le masque, accourir à*oy 4 6e ’ Se donner la dictature, et proclamer la*4si ( ^ e ' de plan ridicule, eût-il été sincère, auraitPe^l l° u ® P ai I e succès de Moreau, qui, mêmed’4t r . s a fameuse retraite, n’avait pas cesséa iit r C ct() rieux. Le prince de Gondé, les générauxc oaf 1( j leils qu’il avait été obligé de mettre dans laX ence > I e ministre anglais en Suisse , Wickam,Soient à croire que Pichegru les avait■ es P 0 ji(J ne voulaient plus continuer cette cor-1,i tfj ï . ili aacc ; mai8 sur les instances des agentsv a - laires i qui ne veulent jamais avoir faitH;,, e tentative, la correspondance fut eonli-\ voir si on en tirerait quelque profit.
e a *sait par Strasbourg , au moyen de quel-Jlprèss d* 0118 <îui P assaient le Rhin et se rendaientPille, a U général autrichien Klinglin ; et aussi parj e Ha q Ve ° le ministre anglais Wickam. PichegruSsadç f ' e '1 lu ' a sans accepter ni refuser l’arn-jlUà^'^ ^oèdc qu’on lui proposa, mais travail-%ri n „ aire nommer député, payant les agents!| l fece. 6 des Pins misérables promesses du monde,
Xi lpc , : tou j°urs des sommes considérables.
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llilt ‘ 0ll au •'p 01 ' leS P lu s grands résultats de sa nomi-Ginq-Cen ts ; il se targuait d’une influence
qu’il n’avait pas ; il prétendait donner au Direc-toire des avis perfides, et l’induire à des détermi-nations dangereuses ; il s’attribuait la longue résis-tance de Kelil, qu’il disait avoir conseillée pourcompromettre l’armée. On comptait peu sur cesprétendus services. M. le comte deBellegarde écri-vait:— «Nous sommes dans la situation du joueurqui veut regagner son argent, et qui s’expose àperdre encore pour recouvrer ce qu’il a perdu. »Les généraux autrichiens continuaient cependantà correspondre, parce qu’à défaut de grands des-seins, ils recueillaient au moins de précieux détailssur l’état et les mouvements de l’armée française.Les infâmes agents de cette correspondance en-voyaient au général Klinglin les états et les plansqu’ils pouvaient se procurer. Pendant le siège deKehl , ils n’avaient cessé d’indiquer eux-mêmes lespoints sur lesquels le feu ennemi pouvait se diri-ger avec le plus d’effet.
Tel était donc alors le rôle misérable de Pichegru .Avec un esprit médiocre, il était fin et prudent, etavait assez de tact et d’expérience pour croire toutprojet de contre-révolution inexécutable dans lemoment. Ses éternels délais, ses fables pour amuserla crédulité des agents du prince, prouvent sa con-viction à cet égard ; et sa conduite dans des cir-constances importantes le prouvera mieux encore.Il n’en recevait pas moins le prix des projets qu’ilne voulait pas exécuter, et avait l’art de se le faireoffrir sans le demander.
Du reste, c’était là la conduite de tous les agentsdu royalisme. Ils mentaient avec impudence, s’at-tribuaient une influence qu’ils n’avaient pas, etprétendaient disposer des hommes les plus impor-tants , souvent sans leur avoir adressé la parole.Brottier, Duverne de Presle et Laville-Heurnois sevantaient de disposer d’un grand nombre de dé-putés dans les deux conseils, et se promettaientd’en avoir bien plus encore après de nouvellesélections. Il n’en était rien cependant ; ils ne com-muniquaient qu’avec le député Lemerer et unnommé Mersan, qui avait été exclu du corps légis-latif, en vertu de la loi du 3 brumaire contre lesparents d’émigrés, Par Lemerer ils prétendaientavoir tous les députés composant la réunion deClichy . Ils jugeaient, d’après les discours et la ma-nièrede voter de ces députés, qu’ils applaudiraientprobablement à la restauration de la monarchie,et ils se croyaient autorisés par là à offrir d’avanceleur dévouement et même leur repentir au roi deBlankembourg. Ces misérables en imposaient à ce