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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

roi, et calomniaient les membres de la réunion deClicliy. Il y avait là des ambitieux qui étaient en-nemis des conventionnels, parce que les conven-tionnels occupaient le gouvernement tout entier,des hommes exaspérés contre la révolution, desdupes qui se laissaient conduire, mais très-peud’hommes assez hardis pour songer à la royauté,et assez capables pour travailler utilement à sonrétablissement. Ce n’en était pas moins sur de telsfondements que les agents du royalisme bâtissaientleurs projets et leurs promesses.

C’est l’Angleterre qui fournissait à tous les fraisde la contre-révolution présumée; elle envoyait deLondres en Bretagne les secours que demandaitPuisaye. Le ministre anglais en Suisse , Wickam,était chargé de fournir des fonds aux deux agencesde Lyon et de Paris , et d’en faire parvenir direc-tement à Pichegru , qui était, suivant la corres-pondance , cave pour les grands cas.

Les agents de la contre-révolution avaient laprétention de prendre de l’argent de l’Angleterreet de se moquer d’elle. Ils étaient convenus avec leprétendant de recevoir ses fonds, sans jamaissuivre aucune de ses vues, sans jamais obéir à au-cune de ses inspirations, dont il fallait, disait-on,se défier. L’Angleterre n’était point leur dupe, etavait pour eux tout le mépris qu’ils méritaient.Wickam, Pitt, et tous les ministres anglais , necomptaient pas du tout sur les œuvres de ces mes-sieurs, et n’en espéraient pas la contre-révolution.Il leur fallait des brouillons qui troublassent laFrance , qui répandissent l’inquiétude par leursprojets , et qui, sans mettre le gouvernement dansun péril réel, lui causassent des craintes exagé-rées. Ils consacraient volontiers un million ou deuxpar an à cet objet. Ainsi les agents de la contre-révolution se trompaient, en croyant tromper lesAnglais . Avec toute leur bonne volonté de faireune escroquerie, ils n’y réussissaient pas; et l’An-gleterre ne comptait pas sur de plus grands résul-tats que ceux qu’ils étaient capables de produire.

Tels étaient alors les projets et les moyens de lafaction royaliste. Le ministre de la police, Cochon,en connaissait une partie; il savait qu’il existait àParis des correspondants de la cour de Blankem-bourg ; car dans notre longue révolution, où tantde complots se sont succédé, il n’y a pas d’exempled’une conspiration restée inconnue. Il suivait at-tentivement leur marche, les entourait d’espions,et attendait de leur part une tentative caractérisée,pour les saisir avec avantage. Ils lui en fournirent

bientôt l’occasion. Poursuivant leur beau P r ^ ul . (

de

s’emparer des autorités, ils songèrent a sd’abord des autorités militaires de Paris- L e y j cScipales forces de la capitale consistaient , eSgrenadiers du corps législatif, et dans le c » L e „tSablons. Les grenadiers du corps législ atl ^ | aune troupe d’élite de douze cents hommes,constitution avait placés auprès des deux c °^

comme garde de sûreté et d’honneur. Le®mandant, l’adjudant général Ramel, ^ alt

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pour ses sentiments modérés, et aux y ellX , r ais°"béciles agents de Louis XVIII , c’était ui $suffisante pour le croire royaliste. La f® c °réunie aux Sablons s’élevait à peu p» eS ce jrmille hommes. Le commandant de cette 'onniée était le général Hatry, brave hoi®n e . jon’espérait pas gagner. On songea au c° r gé21 e de dragons, le nommé Malo, qui avalt .-di cU ^si brusquement les jacobins lors de l eur .-iis» 1 ’".!tentative sur le camp des Sablons. On ‘ aŸi iitpour lui comme pour Ramel ; et parce fi»repoussé les jacobins, on supposa qu’il acC l ie e tles royalistes. Brottier, Laville-Hcurno' s jjiifverne de Presle les sondèrent tous les d eUi ’ c j tlé'firent des propositions qui furent éco®é eS ’ jjcc,noncées sur-le-champ au ministre de 1; ‘.^ e r :lCelui-ci enjoignit à Ramel et Malo de c ° n ^ Jei' 1 'écouter les conspirateurs pour connaître ^^e» 1plan. Ceux-ci les laissèrent développer ^ n ° lCC si ctleurs projets, leurs moyens, leurs eS P el ‘j. in s 1»'on s’ajourna à une prochaine entrevue, ,j g tirquelle ils devaient exhiber les pouvoirs <1 ^ ^is 1naient de Louis XVIII . C’était le m0iae ^ eüpour les arrêter. Les entrevues avaient .(jii 1le chef d’escadron Malo, dans l’app® 18111 ^ et A&

occupait à l’école militaire. Des gendar® tc r

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témoins furent cachés, de manière àdre et à pouvoir se montrer à un signTl pluviôse (30janvier), en effet, cesi--dupes se rendirent chez Malo avec les P° ^ j e iiPLouis XVIII , et développèrent de 1)011 feiÿ 1 * 1projets. Quand on les eut assez écoutés, ® ^ s ÿii'de les laisser partir, mais les agents apo® ® ^ h 1sirent, et les conduisirent chez le 1®®^ joli»'police. Sur-le-champ on se rendit à le ^ uS le»*' 5ciles, et on s’empara en leur présence depapiers. On y trouva des lettres qui P^jai» 11suffisamment la conspiration, et qui en r (j» c

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en partie les détails. On y vit, par oU Ye rces messieurs composaient de leur chef Tp i>t £ta>efnement tout entier. Ils voulaient dans le P