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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797).

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Une )ata *^ üns lombards et cispadans, formeraientta f lasse ( l c quinze ou dix-huit mille hommes,( lUa!./ eS ^* ni P oser aux Vénitiens. Il lui restait cin-di:

’ le ®t quelques mille combattants, dont il allait

J 0 ** de la manière suivante. Trois routes con-(H j ai . ent > à travers les AlpesRhétiennes, NoriqucsVp r ,enne s, à Vienne : la première à gauche, tra-nt * e Tyrol au col du Brenner ; la seconde au

l'I^^daue à droite, passant le Tagliamento et'(X , °> et conduisant en Garniole. L’archiducj s a vait le gros de ses forces sur l’Isonzo ,l ’>n Garniole, et couvrant Trieste . Deux corps,

Paie 6 lre et Bellune, l’autre dans leTyrol, occu-v aii es deux autres chaussées. Par la faute qu’a-Se s ^° Itltr| ise l’Autriche de ne porter que fort tardd u en Italie , six belles divisions détachéesaii l , , | ij 111 n’étaient point encore arrivées. Cette fauteC| l;i) | I' u être réparée en partie, si l’archiduca\- U i t es > Plaçant son quartier général dans leTyrol,| l H itiz V °nlu opérer sur notre gauche. Il aurait reçuce, ta . e J°nrs plus tôt les six divisions du Rhin ; etil | ' 0 j tft ll6m ent alors, Bonaparte, loin de filer sur laïj ar * a Carinlhie ou la Garniole, aurait étéde S( , j e le combattre, et (J’en finir avec lui avantV asa *'der au delà des Alpes . Il l’aurait trouvéPas ei( ec ses plus belles troupes, et n’en auraitNtg j aus si bon marché. Mais l’archiduc avait"i° llar . c °uvrir Trieste , seul port maritime de lal| '°H et" 0 ^ s’établit donc au débouché delà Car-lle plaça que des corps accessoires sur les! liv is,i 0 ^ S la Carinlhie et du Tyrol. Deux desc gértçj,, P art ies du Rhin devaient venir renforcero° Va ' c at ^ er P en dans le Tyrol ; les quatre autres. ^ er par derrière les Alpes , à travers laf^'ald 61 ^ ( -‘ arni °! e ’ et re j 0 * n dre le quartier^ ^ le Frioul . On était en ventôse (mars).e,a ‘ ei| t couvertes de neiges et de glace :«e llria giner que Bonaparte songeât à gravir5 ^ 0t| ap ni ° IU ^ a cr ® te d es Alpes?

>t p* arte Pensa qu’en se jetant sur l’archiduc,l^^eraii" 1 ^ 6 ^ cs Principales forces du Rhin , ilIra^.P ns facilement les débouchés des Alpes ,' llr| n le ü ^ ;ul a sa suite, battrait successivement,

traversant la Carinlhie au col de Tar

avis ;

’ s d toujours fait, les Autrichiens isolés,

J, .

^Ifin , a PP u yé par un mouvement des armées

mi ’ s av ancei

!S>

erait jusqu’à Vienne .

MH fluence, u ren força Joubert, qui depuisl !' 1 I uh i(<s toute sa confiance, des divisions% x j. ^''liers et Delmas, et lui composa unla ~huit mille hommes. Il le chargea de

monter dans le Tyrol, de battre à outrance lesgénéraux Laudon et Kerpen , de les rejeter au delàdu Brenner, de l’autre côté des Alpes , et ensuitede filer par la droite à travers le Puterstlial, pourvenir joindre la grande armée dans la Carintliie.Laudon et Kerpen pouvaient sans doute revenirdans leTyrol, après que Joubert aurait rejoint l’ar-mée principale, mais il leur fallait du temps pourse remettre d’une défaite, pour se renforcer etregagner le Tyrol, et pendant ce temps, Bonaparteserait aux portes de Vienne . Pour calmer les Tyro-liens, il recommanda à Joubert de caresser lesprêtres, de dire du bien de l’Empereur et du malde ses ministres, de ne toucher qu’aux caisses im-périales, et de ne rien changer à l’adpiinistrationdu pays. Il chargea l’intrépide Masséna, avec sabelle division, forte de dix mille hommes, de mar-cher sur le corps qui était au centre vers Feltre etBellune, de courir aux gorges de la Ponteba quiprécèdent le grand col de Tarwis, de s’emparerdes gorges et du col, et de s’assurer ainsi du dé-bouché de la Carintliie. Il voulait do sa personnemarcher avec trois divisions, fortes de vingt-cinqmille hommes, sur la Piave et le Tagliamento ,pousser devant lui l’archiduc dans la Carniole , serabattre ensuite vers la chaussée de la Carinlhie,joindre Masséna au col de Tarwis, franchir lesAlpes à ce col, descendre dans la vallée delaDraveet de la Muer, recueillir Joubert, et marcher surVienne. Il comptait sur l’impétuosité et l’audacede ses attaques, et sur l’impression que laissaientordinairement ses coups prompts et terribles.

Avant de se mettre en marche, il donna au gé-néral Kilmaine le commandement de la haute Ita-lie . La division Victor, échelonnée dans les Étatsdu pape, en attendant le payement des 30 millions,devait revenir sous peu de jours sur l’Adige , et yformer avec les Lombards le corps d’observation.Une fermentation extraordinaire régnait dans lesprovinces vénitiennes. Les paysans et les monta-gnards dévoués aux prêtres et à l’aristocratie, lesvilles agitées par l’esprit révolutionnaire, étaientprès d’en venir aux mains. Bonaparte commandaau général Kilmaine d’observer la plus exacte neu-tralité, et se mit en marche pour exécuter ses vastesprojets. U publia, suivant son usage, une procla-mation énergique et capable d’augmenter encorel’exaltation de ses soldats, si elle avaitpu l’être. Le20 ventôse an v (10 mars 1797), par un froid ri-goureux et plusieurs pieds de neige sur les mon-tagnes, il mit toute sa ligne en mouvement. Mas-