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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
séiia commença son opération sur le corps ducentre, le poussa sur Feltre , Bellune, Gadore, luifit un millier de prisonniers, au nombre desquelsétait encore le général Lusignan, se rabattit surSpiliinbergo, et s’engagea dans les gorges de laPonteba, qui précèdent le col deTarwis. Bonapartes’avança avec trois divisions sur la Piave : la divi-sion Serrurier, qui s’était illustrée devantMantoue;la division Augereau, actuellement confiée au gé-néral Guyeux, en l’absence d’Àugcreau qui étaitallé porter des drapeaux à Paris ; et la divisionBernadolte arrivée du Rhin . Cette dernière contras-tait, par sa simplicité et sa tenue sévère, avec lavieille armée d’Italie , enrichie dans les bellesplaines qu’elle avait conquises, et composée de Mé-ridionaux braves, fougueux et intempérants. Lessoldats d’Italie , fiers de leurs victoires, se mo-quaient des soldats venus du Rhin , et les appe-laient le contingent, par allusion aux contingentsdes cercles, qui, dans les armées de l’Empereur,faisaient mollement leur devoir. Les soldats duRhin , vieillis sous les armes, étaient impatients deprouver leur valeur à leurs rivaux de gloire. Déjàquelques coups de sabre avaient été échangés àcause de ces railleries, et on était impatient defaire ses preuves devant l’ennemi.
Le 23 (13 mars), les trois divisions passèrent laPiave sans accident, et faillirent seulement perdreun homme, qui allait se noyer, lorsqu’une canti-nière le sauva en se jetant à la nage. Bonapartedonna à celte femme un collier d’or. Les avant-gardes ennemies se replièrent, et vinrent cher-cher un refuge derrière le Tagliamento . Toutes lestroupes du prince Charles, répandues dansle Frioul ,y étaient réunies pour en disputer le passage. Lesdeux jeunes adversaires allaient se trouver en pré-sence. L’un, en sauvant l’Allemagne par une pen-sée heureuse, s’était acquis l’année précédente unegrande réputation. Il était brave, point engagédans les routines allemandes, mais fort incertaindu succès, et très-alarme pour sa gloire. L’autreavait étonné l’Europe par la fécondité et l’audacede ses combinaisons; il ne craignait rien au monde.Modeste jusqu’à Lodi, il ne croyait maintenantaucun génie égal au sien, et aucun soldat égal ausoldat français . Le 26 ventôse (16 mars) au matin,Bonaparte dirigea ses trois divisions par Yalvasone,sur les bords du Tagliamento . Ce fleuve, dont lelit est mal tracé, roule des Alpes sur des graviers,et se divise en une multitude de bras, tous guéa-bles. L’armée autrichienne était déployée sur l’au-
tre rive, couvrant les grèves du fleuve de ses .lets, et tenant sa belle cavalerie déployéeailes, pour en profiter sur ces plaines si f» r01 ‘aux évolutions. fV c
Bonaparte laissa la division Serrurier eu 1à Valvasone , et porta les deux divisions Guy" , 1(1Bernadotte, la première à gauche, faisant D ^village de Gradisca où était logé l’ennenUiconde à droite, en face de Godroïpo. La eau® 1 ' g jecommença, et il y eut quelques escarmouc 1 ^
cavalerie sur les graviers. Bonaparte, trouva" ^ ;i
nemi trop préparé, feignit de donner
au
ses troupes, fit cesser le feu, et ordonna d®^;.mencer la soup.e. L’ennemi trompé crut q llC ^visions ayant marché toute la nuit allai®’' p.une halte et prendre du repos. Mais à in 1 ’’ pjnaparte fait tout à coup reprendre les arIT Jf,: s îoUdivision Guyeux se déploie à gauche, l a * s d®Bernadotte à droite. On forme les batad ,.- irgrenadiers. En tête de chaque division se p“ ^ 5 ,fanterie légère, prête à sc disperser en '
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tir» 1 ’
5 de-
puis les grenadiers qui doivent charger,gons qui doivent les appuyer. Les deux je*,sont déployées en arrière de ces deux avall !|| 0 [) d”'Chaque demi-brigade a son premier l )ata, c 0 ion ,,l!ployé en ligne, et les deux autres ployés et» ^ c slserrée sur les ailes du premier. La cay a t,va |lClîdestinée à voltiger sur les ailes. L’art 11 ”® ®^ c0 fl'ainsi vers les bords du fleuve, et march” ^jiliir
bat avec le même ordre et la meme
■aiul”' 1 '
ici-
que dans une parade.
Le général Dammartin à gauche, le o^pllc 1 ' 1 ®)pinasse à droite, font approcher leur ’R | ) 0 ri!'
L’infanterie légère se disperse, et couvre ” ^ 0 p
du Tagliamento d’une nuée de tiraille 1Bonaparte donne le signal. Les grenadier ^ (éC idivisions entrent dans l’eau, appuyés P” 1 ' ji'®'
drons de cavalerie, et s’avancent sur 1 a ”
— <t Soldats du Rhin, s’écrie Bernadotte ^d’Italie vous regarde ! » — Des deux co ”bravoure. On fond su^
lance avec la même Lia.uu,^.ennemie, et on la repousse de toutes part®'dant le prince Charles avait place un gros ^teric à Gradisca, vers notre gauche, etvalerie vers notre aile droite, pour nous <■ ^
et nous chargera la faveur de la plaine. U ||s‘-’ :IGuyeux, à la tête de sa division, attaqueavec furie, et l’enlève. Bonaparte dispos® ®‘^de cavalerie vers notre aile menacée, ^..^jud 11 ’ 1sous les ordres du général Dugua et degénéral Kellennann, sur la cavalerie auti 1