Band 
Tome II.
Seite
421
JPEG-Download
 

421

DIRECTOIRE (1797).

|, 0 ^'P’ Kenhier, Clarke et Bonaparte la signèrentp ar ; e * tester l’autlienticité, et l’envoyèrent à

lj 0 ^ e .^* rec t°ire la tint secrète, comme la déclara-s’ 6(( e ^uverne de Presle, attendant l’occasion deal *"ir utilement. Mais il n’eut plus de doute

SUr le rôle de Pichegru dans le conseil des

llOfjj

Ce «us ; il s’expliqua ses défaites, sa conduite^topiü 6 ’ ses mauvais procédés, son refus d’aller à

^ ...

e t son influence sur les clichyens. IlSe s ° Sa 1 u ’à la tête de cent quatre-vingts députés,Les - 1Ce s ’ ^ préparait la contre-révolution.n ouvui Cln< ? ^u’ecteurs étaient divisés, depuis laétait - 6 ( ** rect i°n que Carnot avait prise et qui

au

‘suivies ystè

par Barthélemy. Il ne restait de dévouéset K St , ènie du gouvernement que Barras, Rewbelllai en Ve üière-Lépeaux. Ces trois directeurs n’é-

c °uv,

Point

l ' Sa n , ll0nne l modéré, haïssait dans Barras un par-ave rg j e Canton, et avait en outre la plus grandeYelij^ n P 0111, ses mœurs et son caractère. Laré-^ eav ait quelques liaisons avec Rewbell , maisa’éu- la Pports avec Barras. Les trois directeursl UeU e a Approchés que par la conformité habi-

eux-mêmes fort unis, car Rewbell ,

et f(

9Uo!

ort

1 -J X -^ “ ~-“ - -

e leur vote. Tous trois étaient fort irritésmo^ré^oucés contre la faction de Clichy . Barras,^-ilitô '! re Çût chez lui les émigrés par suite de sar uit a ^ e uiceurs, ne cessait de dire qu’il monte-^ la têt C 1 U 'H mettrait le sabre à la main, et,

* au bourgs, irait sabrer tous les con-s oxpfi^donnaires des Cinq-Cents. Rewbell ne° l . (jn 0 - 11 P a s de la sorte; il voyait tout perdu;SCs Coll - 6 résolu à faire son devoir, il croyait que^ Ss QUrcf UeS 61 u’auraieiH bientôt plus d’autreSO®® la fuite. Larévellière-Lépeaux , douéallait f a - 6 c °urage que de probité, pensait qu’ilH lajetête-à l’orage, et tout tenter pour sau-Nvait Le'cœur exempt de haine, il

'! a Vai t Serv lr de lien entre Barras et Rewbell , et

!^ r essJ e .!°* u de devenir leur intermédiaire. IlIons.; d J ■

( ° n démè nt ? l ' 0rd a Rewbell , dont il estimait pro-mût Kt , 0 . a Probité et les lumières, et, lui expli-

^rir à * ntent lons, lui demanda s’il voulait con-q révolution. Rewbell accueillit

l ' u 'et Ses ouvertures, et lui promit le pluseurent. Il s’agissait de s’assurer de

lli

Pair,.]

Ilci' j 1 c arnot n .

Ues Pièce» * est i lcu Probable qu’il se prêtât à fabri-

f air° rt F ° Ur a PP u î' er fructidor. Ensuite la piècei n, * “a fan x sante pour l’usage auquel on la destinait ; et, ’ 5 ' ), 'Ce de’ni 11 , 1 ’ aui ' a ‘ t fait suffisant. Tout prouve donce "L de Montgaillard.

Barras, dont le langage énergique ne suffisait paspour rassurer ses collègues. Ne lui supposant niprobité, ni principes, le voyant entouré de tousles partis, ils le croyaient aussi capable de sevendre à l’émigration que de se mettre un jour àla tête des faubourgs, et de faire un horrible coupde main. Ils craignaient l’une de ces choses autantque l’autre. Ils voulaient sauver la république parun acte d’énergie, mais ne pas la compromettrepar de nouveaux meurtres. Effarouchés par lesmœurs de Barras, ils se défiaient trop de lui. La-révellière se chargea del’entretenir. Barras , charméde se coaliser avec ses deux collègues, et de s’as-surer leur appui, flatté surtout de leur alliance ,adhéra entièrement à-leurs projets et parut se prê-ter à toutes leurs vues. Dès cet instant, ils furentassurés de former une majorité compacte, et d’an-nuler entièrement, par leurs trois votes réunis,l’influence de Carnot et'de Barthélemy. Il s’agis-sait de savoir quels moyens ils emploieraient pourdéjouer la conspiration à laquelle ils supposaientde si grandes ramifications dans les deux conseils.Employer les voies judiciaires, dénoncer Pichegru et ses complices, demander leur acte d’accusationaux Cinq-Cents et les faire juger ensuite, était toutà fait .impossible. D’abord on n’avait que le nomde Pichegru , de Lemereret de Mersan, on croyaitbien reconnaître les autres à leurs liaisons, à leursintrigues, à leurs violentes propositions dans leclub de Clichy et dans les Cinq-Cents, mais ils n’é-taient nommés nulle part. Faire condamner Piche-gru et deux ou trois députés, ce n’était pas dé-truire la conspiration. D’ailleurs, on n’avait pasmême les moyens de faire condamner Pichegru ,Lemerer et Mersan; car les preuves existantescontre eux, quoique emportant la conviction mo-rale, ne suffisaient pas pour que des juges pronon-çassent une condamnation. Les déclarations doDuverne de Presle, celles de d’Entraigues, étaientinsuffisantes sans le secours des dépositions orales.Mais ce n’était pas là encore la difficulté la plusgrande : aurait-on possédé contre Pichegru et sescomplices toutes les pièces qu’on n’avait pas, ilfallait arracher l’acte d’accusation aux Cinq-Cents;et, les preuves eussent-elles été plus claires quele jour, la majorité actuelle n’y eût jamais adhéré;car c’était déférer le coupable à ses propres com-plices. Ces raisons étaient si évidentes, que, mal-gré leur goût pour la légalité, Larévellière et Rew-bell furent obligés de renoncer à toute idée d’unjugement régulier, et durent se résoudre à un coup