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DIRECTOIRE (1797).
c et . ,recto ' re avait heureusement un autre appui ;s ’étr C<3 ^ U * ^ es armaes > c ^ lez lesquelles semblaientq lJe re fugiés les principes républicains, depuises souffrances de la révolution avaient amenéfal e ^ mteneu i‘ une réaction si violente et si géné-
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Toute armée est attachée au gouvernement
(], (t 0r Pnise, l’entretient, la récompense ; les sol-Seiil rt: l lu Tlicains voyaient dans le Directoire, non-^nt les chefs du gouvernement, mais less <1 une cause pour laquelle ils s’étaient levésttlasse en 93, pour laquelle ils avaient combattu%< Vail 'Ou pendant six années. Nulle part l’attache-d'l t a lu révolution n’était plus grand qu’à l’armée* e - Elle était composée de ces révolution-,/<* du Midi, aussi impétueux dans leurs opi-et 118 que dans leur bravoure. Généraux, officiers(p^dats, étaient comblés d’honneurs, gorgésleu repus de plaisir. Ils avaient conçu de
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i„ yctoires un orgueil extraordinaire. Ils étaientic 6 rU ‘ ts de ce qui se passait dans l’intérieur par
| a N° Ul ’ n aux qu’on leur faisait lire, et ils ne par-
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^ depuis la signature des préliminaires con-
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l Ua Ù à augmenter leur effervescence par l’oisi-# ni'i^ aSS éna, Joubert, et Augereau surtout, leur(l e , t t l’exemple du républicanisme le plus ar-^DuKn trou P es venues du Rhin , sans être moinsu 1 ç Su Mairies, étaient cependant plus froides, plusdeg , r(;us ’ et avaient contracté sous Moreau plusle 8 r ‘dté et de discipline. C’était Bernadotte quiet C | ( ° mm andait ; il affectait une éducation soignée,des e,c * ia ‘ t à sc distinguer de ses collègues partïlan ‘ères plus polies. Dans sa division, on fai-<ju e Usa B e de la qualification de monsieur, tandisV 0u i’ aris toute l’ancienne armée d’Italie , on neS( ddàt S ° u ® r * r q ue I e l'tre de citoyen. Les vieux^ 8 d’Italie , libertins, insolents, querelleursU v ;, e des Méridionaux et des enfants gâtés par
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étaient déjà en rivalité de bravoure
Cie nc , s 8 °ldats du Rhin ; et maintenant ils corn-et à être en rivalité, non pas d’opinion,des q , études et d’usages. Ils ne voulaient pas>ls 'déniions de monsieur, et pour ce motifHrs an 8 e aient souvent des coups de sabre avec^«^ades du Rhin . La division AugereauPar Son ’ qui se distinguait, comme son général,^'tée j| CXa i ta tion révolutionnaire, était la plusc li(>f p fallut une proclamation énergique de sonTa q lla i. r „ a C01 »tenir et pour faire trêve aux duels,dation de citoyen fut seule autorisée.
Le général Bonaparte voyait avec plaisir l’espritde l’armée, et en favorisait l’essor. Ses premierssuccès avaient tous été remportés contre la factionroyaliste, soit devant Toulon , soit au 15 vendé-miaire. Il était donc brouillé d’origine avec elle.Depuis, elle s’était attachée à rabaisser ses triom-phes, parce que l’éclat en rejaillissait sur la révo-lution. Ses dernières attaques surtout remplirentle général de colère. Il ne se contenait plus en li-sant la motion de Dumolard, et en apprenant quela trésorerie avait arrêté le million envoyé à Tou-lon . Mais outre ces raisons particulières de détesterla faction royaliste, il en avait encore une plusgénérale et plus profonde; elle était dans sa gloireet dans la grandeur de son rôle. Que pouvait faireun roi pour sa destinée? Si haut qu’il pût l’élever,ce roi eût été toujours au-dessus de lui. Sous larépublique, au contraire, aucune tête ne domi-nait la sienne. Qu’il ne rêvât pas encore sa desti-née inouïe, du moins il prévoyait dans la répu-blique une audace et une immensité d’entreprisesqui convenaient à l’audace et à l’immensité deson génie ; jtan dis qu’avec un roi, la France eûtété ramenék/à une existence obscure et bornée.Quoi qu’il fit donc de cette république, qu’il laservît ou l’opprimât, Bonaparte ne pouvait êtregrand qu’avec elle et par elle, et devait la chérircomme son propre avenir. Qu’un Pichegru se lais-sât allécher par un château, un titre et quelquesmillions, on le conçoit; à l’ardente imaginationdu conquérant de l’Italie , il fallait une autre per-spective ; il fallait celle d’un monde nouveau, ré-volutionné par ses mains.
Il écrivit donc au Directoire qu’il était prêt, luiet l’armée, à voler à son secours, pour faire ren-trer les contre-révolutionnaires dans le néant. Ilne craignit pas de donner des conseils, et engageahautement le Directoire à sacrifier quelques traî-tres et à briser quelques presses.
Dans l’armée du Rhin, les dispositions étaientplus calmes. Il y avait quelques mauvais officiers,placés dans les rangs par Pichegru . Cependant lamasse de l’armée était républicaine, mais tran-quille, disciplinée, pauvre, et moins enivrée desuccès que celle d Italie . Une armée est toujoursfaite à l’image du général. Son esprit passe à sesofficiers, et de ses officiers se communique à sessoldats. L’armée du Rhin était modelée sur Moreau.Moreau, flatté par la faction royaliste, qui voulaitmettre sa sage retraite au-dessus des merveilleuxexploits d’Italie , avait moins de haine contre elle