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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE .

que Bonaparte. Il était d’ailleurs insouciant, mo-déré, froid, et n’avait pour la politique qu’un goûtégal à sa capacité; aussi se tenait-il en arrière, necherchant point à se prononcer. Cependant il étaitrépublicain et point traître comme on l’a dit. Ilavait dans ce moment la preuve de la trahison dePichegru , et aurait pu rendre à son gouvernementun immense service. Nous avons déjà dit qu’ilvenait de saisir un fourgon du général Klinglin,renfermant beaucoup de papiers. Ces papiers con-tenaient toute la correspondance chiffrée de Piche-gru avec Wickarn, le prince de Condé, etc. Moreaupouvait donc fournir la preuve de la trahison, etrendre plus praticables les moyens judiciaires.Mais Pichegru avait été son général eu chef et sonami, il ne voulait pas le trahir, et il faisait travail-ler au déchiffrement de cette correspondance, sansla déclarer au gouvernement. Du reste, elle ren-fermait la preuve de la fidélité de Moreau lui-mêmeà la république. Pichegru , après avoir donné sadémission, n’avait qu’un moyen de se conserverde l’importance, c’était de dire qu’il disposait deMoreau, et que, se reposant sur lui de la directionde l’armée, il allait conduire les intrigues de l’in-térieur. Eh bien ! Pichegru ne cessa de dire qu’ilne fallait pas s’adresser à Moreau *, parce qu’iln’accueillerait aucune ouverture. Moreau étaitdonc froid, mais fidèle. Son armée était une desplus belles et des plus braves que jamais la répu-blique eût possédées.

Tout était différent à l’armée de Sambre-et-Meuse : c’était, comme nous l’avons dit ailleurs,l’armée de Fleurus, de l’Ourte et de la Roer, ar-mée brave et républicaine, comme son anciengénéral. Son ardeur s’était encore augmentée lors-que le jeune Hoche, appelé à la commander, étaitvenu y répandre tout le feu de son âme. Ce jeunehomme, devenu en une campagne de sergent auxgardes françaises général en chef, aimait la répu-blique comme sa bienfaitrice et sa mère. Dans lescachots du comité de salut public, ses sentimentsne s’étaient point attiédis ; dans la Vendée , ilss’étaient renforcés en luttant avec les royalistes.En vendémiaire, il était tout prêt à voler au secoursde la convention, et il avait déjà mis vingt millehommes en mouvement, lorsque la vigueur deBonaparte, dans la journée du 13, le dispensa de

Si M. de Montgaillard avait lu la correspondance deKlinglin, il n’aurait pas avancé, sur la foi d’une parole duroi Louis XVIII, que Moreau trahissait la France dès l’an-née 1797.

marcher plus avant. Ayant dans sa capacité P°tique une raison de se mêler des affaire®’Moreau n’avait pas, ne jalousant pas Bo na P^ ^mais impatient de l’atteindre dans la carrièregloire, il était dévoué de cœur à la républi<ï ue ’ j eprêt à la servir de toutes les manières, sU ^champ de bataille ou au milieu des orages p°ques. Déjà nous avons eu occasion de dire q u aprudence consommée il joignait une ardeur eimpatience de caractère extraordinaires. > r tà se jeter dans les événements, il offrit sonsa vie au Directoire . Ainsi la force matérielmanquait pas au gouvernement ; mais il * a ^l’employer avec prudence et surtout avec à-p r °* ,jjDe tous les généraux, Hoche était celuiconvenait le plus au Directoire d’employ cr -gloire et le caractère de Bonaparte pouvaient irer quelque ombrage, il n’en était pas de ^de Hoche. Ses victoires de Wisscmbourg en

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sa belle pacification de la Vendée , sa récent®,^toire à Neuwied , lui donnaient une belle o t

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et une gloire variée, où l’estime pour H ,on '.:cd’État se mêlait à l’estime pour le guerrier»

V~lib el ’ te

cette gloire n’avait rien qui pût effrayer lu jeA faire intervenir un général dans les troue tl’État, il valait mieux s’adresser à lui q u aU ^ j t >squi dominait en Italie . C’était le général c J tel \ e aTrépublicains, celui sur lequel ils repos»i en

née

pensée sans aucune crainte. D’ailleurs, s0 “ ^\\eétait la plus rapprochée de Paris . Vingt ^hommes pouvaient, au besoin, se trou'^^fquelques marches, dans la capitale, et y se ., eC -de leur présence le coup de vigueur que * etoire avait résolu de frapper. , eI irS

C’est à Hoche que songèrent les trois dir s ,

antm „ t .

Barras, Rewbell et Larévellière. Cependant ■*"qui était fort agissant, fort habile à l’intris tqui voulait, dans cette nouvelle crise, se ® ^

de l’honneur de l’exécution, Barras écrivit, a C)1de ses collègues, à Hoche, avec lequel il e ta g j C srelation, et lui demanda son intervention 1 a ^ s ,événements qui se préparaient. Hoche n ’ lieS , 1 (j g 1 . JeSL’occasion la plus commode s’offrait de dl, ’Ve‘

troupes sur Paris . Il travaillait en ce

moment

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la plus grande ardeur à préparer sa nouvelledition d’Irlande ; il était allé en Hollande po ur J jjveiller les préparatifs qui se faisaient au Te* ^avait résolu de détacher vingt mille homme ^l’armée de Sambre-et-Meuse, et de les ^'ff^jaitBrest . Dans leur route à travers l’intérieui, 1 ^

facile de les arrêter à la hauteur de Paris , et