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Tome II.
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446 RÉVOLUTION

Larévellière, de manière que tout le monde igno-rait que l’événement allait avoir lieu. Cette jour-née du 17 (3 septembre) se passa avec assez decalme; aucune proposition ne fut faite aux con-seils. Beaucoup de députés s’absentaient, afin dese soustraire à la catastrophe qu’ils avaient si im-prudemment provoquée. La séance du Directoire eut lieu comme à l’ordinaire. Les cinq directeursétaient présents. A quatre heures de l’après-midi,au moment où la séance était finie, Barras pritRewbell et Larévellière à part, et leur dit qu’ilfallait frapper la nuit même, pour prévenir l’en-nemi. Il leur avait demandé quatre jours encore,mais il devançait ce terme pour n’être pas surpris.Les trois directeurs se rendirent alors chez Rew-bell où ils s’établirent. Il fut convenu d’appelertous les ministres chez Rewbell , de s’enfermer là,jusqu’à ce que l’événement fût consommé, et dene permettre à personne d’en sortir. On ne devaitcommuniquer avec le dehors que par Augereau etses aides de camp. Ce projet arrêté, les ministresfurent convoqués pour la soirée. Réunis tous en-semble avec les trois directeurs, ils se mirent àrédiger les ordres et les proclamations nécessaires.Le projet était d’entourer le palais du corps légis-latif, d’enlever aux grenadiers les postes qu’ilsoccupaient, de dissoudre les commissions des in-specteurs, de fermer les salles des deux conseils,de fixer un autre lieu de réunion, d’y appeler lesdéputés sur lesquels on pouvait compter, et deleur faire rendre une loi contre les députés donton voulait se défaire. On comptait bien que ceuxqui étaient ennemis du Directoire n’oseraient passe rendre au nouveau lieu de réunion. En consé-quence, on rédigea des proclamations annonçantqu’un grand complot avait été formé contre la ré-publique , que les principaux auteurs étaientmembres des deux commissions des inspecteurs,que c’était de ces deux commissions que devaientpartir les conjurés; que, pour prévenir leur atten-tat, le Directoire faisait fermer les salles du corpslégislatif, et indiquait un autre local, pour yréunir les députés fidèles à la république. LesCinq-Cents devaient se réunir au théâtre de l’O-déon, et les Anciens à l’amphithéâtre de l’écolede médecine. Un récit de la conspiration, appuyéde la déclaration de Duverne de Presle, et de lapièce trouvée dans le portefeuille de d’Entraigues,était ajouté à ces proclamations. Le tout fut im-primé sur-le-champ et dut être affiché dans la nuitsur les murs de Paris . Les ministres et les trois

FRANÇAISE.

directeurs restèrent renfermés chez Rewb c ^’.^Augereau partit avec ses aides de camp P° urexécuter le projet convenu. ^ o£ , c -

Carnot et Barthélemy, retirés dans 1®°^ment du Luxembourg , ignoraient ce q ul * g{a .parait. Les clichyens, toujours fort agîtes > ,, e , n ybraient la salle des commissions. Mais Bat (tctrompé fit dire que'ce ne serait pas P° ur .jttefnuit. Pichegru , de son côté, venait de ^Schérer, et il assura que rien n’était enC °^ a ieH lparé. Quelques mouvements de troupes ^été aperçus, mais c’était, disait-on, à ^^uie-exercice à feu, et on n’en conçut aucune * B lChacun rassuré se retira chez soi.resta dans la salle des inspecteurs, et sedans un lit qui était destiné pour celui desbres qui devait veiller. troi>P cS

Vers minuit, Augereau disposa toutes lesde la garnison autour du palais, et fit a ^ |a efl*'une nombreuse artillerie. Le plus grand ® a pjsgnait dans Paris , où l’on n’entendait T 11 ® ^]W 1 ’des soldats et le roulement des canons- * c0 rp ssans coup férir, enlever aux grenadiers futlégislatif les postes qu’ils occupaient- U re d"signifié au commandant Ramel, vers une ^ ,e e jfC-matin, de se rendre chez le ministre de l a ° „ r utIl refusa, devinant de quoi il s’agissait, p 3 sréveiller l’inspecteur Rovère, qui ne v ° a p a ilcf

croire encore au danger, et se hâta en:

suit®

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dans la caserne de ses grenadiers pour ia ‘‘" a ,n]dre les armes à la réserve. Quatre cents ^ ( psà peu près occupaient les différents P°gjj e futTuileries , la réserve était de huit cents- ^ t usur-le-champ mise sous les armes, et ran ® plusbataille dans le jardin des Tuileries - a jeiitgrand ordre et le plus grand silence te *>

dans les rangs.

tronP®*

Dix mille hommes à peu près de •»- -ligne occupaient les environs du châteatÇ in-disposaient à l’envahir. Un coup de canon ^ ^dre, tiré vers trois heures du matin, se r ^ sC n'signal. Les commandants des colonnes se P^ ^ j atèrent aux différents postes. Un officier via et lepart d’Augereau ordonner à Ramel de , I !ît en t,eposte du Pont-Tournant, qui communxq ^sa-le jardin et la place Louis XV; mais Ra® 6 g p 0S tc,Quinze cents hommes s’étant présentés a 1 c

les grenadiers, dont la plupart étaientg a e tfC s

livrèrent. La même chose se passa

postes. Toutes les issues du jardin et du tj- a yifurent livrées, et de toutes parts le palais se