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DIRECTOIRE (1797).
j|, ni re I Empereur et la république française,raijj j* 3 ’ 1 convenu que l’Empereur, comme souve-f ec 0 eSPa y s 'Bas, et comme membre de l’Empire ,à la France la limite du Rhin , qu’il
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tio„ s ‘Mue Cisalpine aurait la Romagne, les léga-le]^’ | e ^ uc ' 1 ® c ' e Modène, la Lombardie , la Val-î\e c j’ e 'lergamasque, leBrescian etleMantouan,5 on Sc 3 ^J»ile de l’Àdige et Mantoue . L’Empereur<lc Ce Vau de plus à diverses conditions résultant^Publ' 3ltC et ^ es traités antérieurs qui liaient laa ^ Ue -D’abord il s’engageait à donner le Bris-s 0 y a duc ,j e Modcne, en dédommagement deVu*. 3e> M s’engageait ensuite à prêter son in-P°ur faire obtenir en Allemagne un dédom-l5| >d e au stathouder, pour la perte de la Hol-PiUf j^ et u n dédommagement au roi de Prusse^dé s P er te du petit territoire qu’il nous avaitr ' a gauche du Rhin . En vertu de ces enga-s ’ la voix de l’Empereur était assurée auRastadt , pour la solution de toutes les1%,°’“ s Mui intéressaient le plus la France . L’Ern-l, ai t) . devait, en retour de tout ce qu’il accor-
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■lb pi| 3rice n’avait jamais fait une paix aussiel| 6 , e av ait enfin obtenu ses limites naturelles,
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°htenait du consentement du continent.
dans la hautedétruit, et un
l «li e ‘jMe révolution était opérée daJ^Vei j, ^ av ait là un ancien État dé.
.Vatig ^^ndé. Mais l’État détruit était une aris-Sé, trique, ennemie irréconciliable de lajSt c <jlat fondé était une république libérale-'%.^titu ée , et qui pouvait communiquer laq u ^° Ute l’Italie . On pouvait regretter, il est• ** deu 6 . ' cs Autrichiens ne fussent pas rejetés
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V ‘ lle de V IZOnz °’ que toute la haute Italie , et'“à L ^chise elle-même, ne fussent pas réu-
r ésy|t ^‘ Sa lpine : avec une campagne de plus,31 eif, t été obtenu. Des considérations par-
ava ient empêché le jeune vainqueur de
j^îaii . l<! Can, P a gnc. L’intérêt personnel com-1 '^P^nief ' es ca l cu I s du grand homme, et
Nus i Utl e tache sur le premier et peut-ê%J.. acte de sa vie.
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ne pouvait guère douter de la ratifi-
f 0r la d e Ue; “Pédant il n’était pas sans(icelle a ’ C3r ce tra ité était une contraventionpar^ ‘ ns tructions du Directoire . Il le fit
s ° n fidèle et complaisant chef d’état-
major Berthier, qu’il ailéctionnail beaucoup, etqu’il n’avait point encore envoyé en France pourjouir des applaudissements des Parisiens . Avecson tact ordinaire, il adjoignit un savant au mi-litaire : c’était Monge, qui avait fait partie de lacommission chargée de choisir les objets d’art enItalie , et qui, malgré son ardent démagogisme etson esprit géométrique, avait été séduit, commetant d’autres, par le génie, la grâce et la gloire.
Monge et Berthier furent rendus à Paris enquelques jours. Ils arrivèrent au milieu de la nuit,et arrachèrent de son lit le président du Directoire ,Larévellière-Lépeaux . Tout en apportant un traitéde paix, les deux envoyés étaient loin d’avoir lajoie et la confiance ordinaires dans ces circon-stances ; ils étaient embarrassés comme des gensqui doivent commencer par un aveu pénible : ilfallait dire, en effet, qu’on avait désobéi au gou-vernement. Ils employèrent de grandes précautionsoratoires pour annoncer la teneur du traité etexcuser le général. Larévcllière les reçut avec tousles égards que méritaient deux personnages aussidistingués, dont l’un surtout était un savant il-lustre; mais il ne s’expliqua pas sur le traité, etrépondit simplement que le Directoire en décide-rait. Il le présenta le lendemain matin au Direc-toire . La nouvelle de la paix s’était déjà répanduedans tout Paris ; la joie était au comble; on neconnaissait pas les conditions, mais quelles qu’ellesfussent, on était certain qu’elles devaient êtrebrillantes. On exaltait Bonaparte ët sa doublégloire. Comme il l’avait prévu, on était enthou-siasmé de trouver en lui le pacificateur et le guer-rier; et une paix qu’il n’avait signée qu’avecégoïsme était vantée comme un acte de désintéres-sement militaire. Le jeune général, disait-on, s’estrefusé la gloire d’une nouvelle campagne, pourdonner la paix à sa patrie.
L’envahissement de la joie fut si prompt qu’ileût été bien difficile au Directoire de la tromper,en rejetant le traité de Campo-Formio. Ce traitéétait la suite d’une désobéissance formelle : ainsile Directoire ne manquait pas d’excellentes raisonspour refuser sa ratification; et il eût été fort im-portant de donner une leçon sévère au jeune auda-cieux qui avait enfreint des ordres précis. Maiscomment tromper 1 attente générale? Comment oserrefuser une seconde fois la paix, après l’avoir re-fusée à Lille ? On voulait donc justifier tous lesreproches des victimes de fructidor, et mécon-tenter gravement l’opinion? Il y avait un autre