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danger non moins grand à la braver. En effet, enrejetant le traité, Bonaparte donnait sa démission,et des revers allaient suivre inévitablement la re-prise des hostilités en Italie . De quelle responsabi-lité ne se chargeait-on pas, dans ce cas-là! D’ail-leurs le traité avait d’immenses avantages; ilouvrait un superbe avenir; il donnait, de plusque celui de Léoben, Mayence et Mantoue ; enfinil laissait libres toutes les forces de la France pouren accabler l’Angleterre.
Le Directoire approuva donc le traité : la joien’en fut que plus vive et plus profonde. Sur-le-champ, par un calcul habile, le Directoire songeaà tourner tous les esprits contre l’Angleterre : lehéros d’Italie et ses invincibles compagnons du-rent voler d’un ennemi à l’autre, et, le jour mêmeoù l’on publiait le traité, un arrêté nomma Bona-parte général en chef de l’armée d’Angleterre.
Bonaparte se disposa à quitter l’Italie , pour venirenfin goûter quelques instants de repos, et jouird’une gloire, la plus grande connue dans les tempsmodernes. Il était nommé plénipotentiaire à Ra-stadt, avec Bonnier et Treilhard , pour y traiter dela paix avec l’Empire. Il était convenu aussi qu’iltrouverait à Rastadt M. de Cobentzel, avec qui iléchangerait les ratifications du traité de Campo-Formio. Il devait en même temps veiller à l’exécu-tion des conditions relatives à l’occupation deMayence. Avec sa prévoyance ordinaire, il avait eusoin de stipuler que les troupes autrichiennes n’en-treraient dans Palma-Nova qu’après que les siennesseraient entrées dans Mayence.
Avant de partir pour Rastadt , il voulut mettrela dernière main aux affaires d’Italie . Il fit les no-minations qui lui restaient à faire dans la Cisal-pine ; il régla les conditions du séjour des troupesfrançaises en Italie , et leurs rapports avec la nou-velle république. Ces troupes devaient être com-mandées par Berthier, et former un corps de trentemille hommes, entretenus aux frais de la Cisal-pine ; elles devaient y demeurer jusqu’à la paixgénérale de l’Europe . Il retira le corps qu’il avaità Venise , et livra cette ville à un corps autrichien.Les patriotes vénitiens, en se voyant donnés àl’Autriche , furent indignés. Bonaparte leur avaitfait assurer un asile dans la Cisalpine , et il avaitstipulé avec le gouvernement autrichien la faculté,pour eux, de vendre leurs biens. Ils ne furent pointsensibles à ces soins, et vomirent, contre le vain-queur qui les sacrifiait, des imprécations véhé-mentes et fort naturelles. Villetard, qui avait
semblé s’engager pour le gouvern
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à leur égard, écrivit à Bonaparte et en — )1( ,
avec une dureté remarquable. Du resle ^ nt uI iüfurent pas les patriotes seuls qui montie ^grande douleur dans cette circonstance, , , R ;1et le peuple, qui préféraient naguère t - dela France , parce qu’ils aimaient les P r,n n tsel’une et abhorraient ceux de l’autre, seïl nioU'réveiller tous leurs sentiments nationaux,
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trèrent un attachement pourqui les rendit dignes d’un intérêt qu i** " j. ipas inspiré encore. Le désespoir fut S ® l’aocifvit une noble .dame s’empoisonner, ® j’otf 1 'doge tomber sans mouvement aux P* , s ;] or® 13 ' 1
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cier autrichien dans les mains duqueserment d’obéissance. . a „X
Bonaparte adressa une proclamât* 0 " ^ ct lcU rliens, dans laquelle il leur faisait ses ad* 0 " ^ ce to'jdonnait ses derniers conseils. Elleresp 1 ^^ qii 1noble, ferme, et toujours un peu ° ra ^ uS vo" ssavait donner à son langage public- * a ipinS S ‘ 1» avons donné la liberté, dit-il aux Ci sa ^ ,
» chez la conserver...; pour être d'§ ne ^ 0 dé*
» destinée, ne faites que des lois sages et .
» faites-les exécuter avec force et én^u , c iet
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» sez la propagation des lumières, 01 *" p» religion. Composez vos bataillons, n . ge(» gens sans aveu, mais de citoyens?" ^ s0 ic^» rissent des principes de la républ*? u ^j t é-» immédiatement attachés à sa P r ,° S F.! e r d« sCl1 ,» avez en général besoin de vous P 0 "® ,
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» vient à l’homme libre : divises
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» des siècles à la tyrannie, vous ", a’anné® 5 ’ ■iin c» quis votre liberté; mais sous peu g) a* 1 ®^,-
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» puissance de la terre ne SC1 \_a c na‘ ion v;n»-» vous l’ôter. Jusqu’alors la g ra ^ yoS v° ,s u
» son système politique sera 11111 ^ cS o*’* 1
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» mon gouvernement et un _ . 0
» république Cisalpine me rapp e . ^
» milieu de vous. » _ rép° nse ^ W*'
Cette dernière phrase était une . ^ ja ^|cqui disaient qu’il voulait se faiie i° e t a* 1die. Il n’était rien qu’il préférât au ç a is 0, j ade premier général de la république . ^
1 ü . | • lui -1 11’
des négociateurs autrichiens
part de l’Empereur un Etat enrépondu qu’il ne voulait devoir sa