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DIRECTOIRE (1798).
^ surdes soupçons, et le général, qui, quoiquede craintes puériles, était prudent néan-dj lns i prenait des précautions extrêmes quand ilu/ 811 chez certain directeur. Il mangeait peu, etque des viandes dont il avait vu man-y.. 6 directeur lui-même, et du vin dont il l’a-g Vu boire.
(le] Uras aimait à faire croire qu’il était l’auteur( 5 o a ^ 0l ‘tune de Bonaparte, et que n’étant plusC|1 P r °tecteur, il était resté son ami. Il montraitS(>r/ l; ' rt ' Cu li er un g ran d dévouement pour sa per-| f , fte ’ il cherchait, avec sa souplesse ordinaire, àCoi >Vaincre de son attachement; il lui livrait
> 0t >tiers ses collègues, et affectait de se mettrePart t> °
( | e Bonaparte accueillait peu les témoignages’ 6 directeur, dont il ne faisait aucun cas, et ne
de sa servilité par aucune espèce de
Q lat >ce.
lUe n Co,1 suUait souvent Bonaparte dans certainespt] St,0r| s. On lui envoyait un ministre pour l’ap-5 c ?, au directoire; il s’y rendait, prenait placec eil te des directeurs, et donnait son avis avec1(! 8 Su périorilé de tact qui le distinguait, dansail ® r es d’administration et de gouvernementSue^ ^ ans CG 'd es de guerre. Il affectait en poli-ti 0tl Ul )e direction d’idées qui tenait à la posi-tif/ 11 d avait prise. Le lendemain du 18 fruc-lit ch' 0n ^' a vu ’ une l’iropulsi 011 donnée, etSt de la faction royaliste assurée, s’arrêterSi/ C ° U P, et ne vouloir prêter au gouverne-
PS d <1(! 1 appui exactement nécessaire pour em-*l|i e r ^ e eetourdcla monarchie. Ce point obtenu,'1 Vo,,] . pas paraître s’attacher au Directoire ;‘i, s ait t'ester en dehors, en vue à tous les par-d’ujj s être lié ni brouillé avec aucun. L’attitude»Hi t . ^^ur était la position qui convenait à sonSa,,/ 11- Ce rôle est facile, à l’égard d’un gou-S$ neilt braillé en sens contraire par les foc-S x ’ et toujours exposé à faillir; il est avanta-qu’il rattache tous les mécontents,H(S S j 6 tous les partis, qui sont bientôt dé-\ av l 1 gouvernement qui veut les réprimer,
SlJ 11 ' assez de force pour les écraser. Lesatï| aii
/ ll0n s de Bonaparte aux Cisalpins et aux/ le s ar i es lois qu’on avait voulu rendre con-lfJ, i ,]> ( / ios avaient suffi pour indiquer sa direc-
1° tl '°Utr P - rit actuelle - On voyait, et ses discoursy 8o Uvc aient assez, qu’il blâmait la conduite que’V. h e ^ ertlen t avait tenue à la suitedu 18 fruc-ltf ' r 'drr, S i* a ti’iotes avaient dû naturellement re-1,n Peu l e dessus depuis cet événement.
Le Directoire était, non pas dominé, mais légè-rement poussé par eux. On le voyait à ses choix, àses mesures, à son esprit. Bonaparte, tout en gar-dant cependant une grande réserve, laissait voirdu blâme pour la direction que suivait le gouver-nement; il paraissait le regarder comme faible,incapable, se laissant battre par une faction aprèsavoir été battu par une autre. Il était visible, enun mot, qu’il ne voulait pas être de son avis. Ilse conduisit même de manière à prouver qu’envoulant s’opposer au retour de la royauté, il nevoulait cependant pas accepter la solidarité de larévolution et de ses actes. L’anniversaire du21 janvier approchait; il fallut négocier pourl’engager à paraître à la fête qu’on allait célébrerpour la cinquième fois. Il était arrivé à Paris endécembre 1797. L’année 1798 s’ouvrait (nivôseet pluviôse an vi). Il ne voulait pas se rendre à lacérémonie, comme s’il eût désapprouvé l’actequ’on célébrait, ou qu’il eût voulu foire quelquechose pour les hommes que ses proclamations du18 fructidor et la mitraillade du 15 vendémiairelui avaient aliénés. On voulait qu’il y figurât àtous les titres. Naguère général en chef de l’ar-mée d’Italie et plénipotentiaire de la France àCampo-Formio, il était aujourd’hui l’un des plé-nipotentiaires du congrès de Rastadt et général del’armée d’Angleterre ; il devait donc assister auxsolennités de son gouvernement. U disait que cen’étaient pas là des qualités qui l’obligeassent àfigurer, et que dès lors, sa présence, étant volon-taire, paraîtrait un assentiment qu’il ne voulaitpas donner. On transigea. L’institut devait assis-ter en corps à la cérémonie; il se mêla dans sesrangs, et parut remplir un devoir de corps. Entretoutes les qualités accumulées déjà sur sa tête,celle de membre de l’Institut était certainementla plus commode, et il savait s’en servir à propos.
La puissance naissante est bientôt devinée. Unefoule d’officieux et de flatteurs entouraient déjàBonaparte; ils lui demandaient s’il allait toujoursse borner à commander les armées, et s’il neprendrait pas enfin au gouvernement des affairesla part que lui assuraient son ascendant et son gé-nie politique. Sans^ savoir encore ce qu’il pouvaitet devait être, il voyait bien qu’il était le premierhomme de son temps. En voyant l’influence de Pi-chegru aux Cinq-Cents, celle de Barras au Direc-toire , il lui était permis de croire qu’il pourraitavoir un grand rôle politique ; mais il n’en avaitdans le moment aucun à jouer. Il était trop jeune