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DIRECTOIRE (1798).
(le s S * eUls ces pet* 1 * peuples dépendants avaient^Protecteurs étrangers.
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n a vu avec quel enthousiasme les Vaudois
,, ■ reçu le libérateur de la Valteline, quand
Suij Sa ’ie Milan à Rastadt , en traversant latiiv 6 . ^ es Vaudois, pleins d’espérance, avaient^ 6S ^®P ut ® s il Paris, et insistaient vive-c 0 Uj i IÛUr obtenir la protection française. Leurét^t^riote, le brave et malheureux La Harpe,l’iin Ill01l: P our nous en Italie , à la tête dely r 6 'je nos divisions; ils étaient horriblementli[j. rils és, et, à défaut même de toute raison po-lap e> i» simple humanité suffisait pour engager(ji,> ratlCe à intervenir. Il n’eût pas été concevableSes nouveaux principes, la France se re-lih a ' exécution de traités conservateurs de la
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11 un peuple voisin, executes meme par
t>ii[> lenile monarchie. La politique seule auraitempêcher, car c’était donner une nouvellelr^ e a l’Europe , surtout à l’instant même où leHn; ^ P° nt ifical s’écroulait à Rome. Mais la France ,la ^"'o'ageait l’Allemagne, le Piémont, Parme ,tri ( ' i ° SC; iiie, Naples , ne croyait pas devoir lesS ; ménagements à la Suisse , et tenait sur-gi^ ^ ea «coup à établir un gouvernement analo-Uiiij ■ Slen ^ ans un pays qui passait pour la clef4 re de toute l’Europe . Ici, comme à l’égardNit >- le Directoire fut entraîné hors de saMa Ce ^ Ue expectante par un intérêt majeur. Re-r les Alpes dans des mains amies fut un
hw a ' lssi entraînant que celui de renverser la
'I ^'^qucncc, le 8 nivôse (28 décembre 1797),»% ra qu’il prenait les Vaudois sous sa protec-Ct que les membres des gouvernements deHfç, 61 ( ^ e Fribourg répondraient de la sûreté de'l l;| I^Pnélés et de leurs personnes. Sur-le-<liv isio e général Ménard, à la tête de l’anciennePer ^ a ^asséna, repassa les Alpes et vint cam-’ 1( ir a i ai ’oùg e , en vue du lac de Genève. Le gé-c l' a 'venbourg remonta le Rhin avec unepg l’armée d’Allemagne , et vint se placera joj e , r §uel, aux environs de Bâle . Ace signal,lL,; Cl - a dans le pays de Vaud , dans L’évêchéjj°is de' ^ anS ' es cam P a g nes de Zurich. Les Vau-rUe aian dèrent aussitôt leurs anciens états.< jj v i(l (le j a P°ndit qu’on recevrait des pétitions in-i a ls 6S ’ nia * s q u i l n’y aurait pas de réunions1 < eX *^ ea I e renouvellement du sermentCs Vauq 6 ’- ^ut le signal de l’insurrection pour
ls - Les baillifs, dont la tyrannie était
odieuse, furent chassés, du reste sans mauvaistraitements; des arbres de liberté furent arboréspartout, et en quelques jours le pays de Vaud seconstitua en république Lémanique. Le Directoire la reconnut, et autorisa le général Ménard à l’oc-cuper, en signifiant au canton de Berne que sonindépendance était garantie par la France . Pen-dant ce temps, une révolution se faisait à Bâle .Le tribun Ochs, homme d’esprit, très-prononcépour la révolution, et en grande liaison avec legouvernement français , en était le moteur princi-pal. Les campagnards avaient été admis avec lesbourgeois à composer une espèce de conventionnationale pour rédiger une constitution. Ochs enfut l’auteur : elle était à peu près semblable àcelle de France , qui servit alors de modèle à toutel’Europe républicaine. Elle fut traduite dans lestrois langues, française, allemande et italienne,et répandue dans tous les cantons pour exciterleur zèle. Mengaud, qui était l’agent français auprès des cantons, et qui résidait à Bâle , contri-buait à donner l’impulsion. A Zurich , les cam-pagnes étaient révoltées, et demandaient à ren-trer dans leurs droits.
Pendant ce temps, les messieurs de Berne avaient réuni une armée et fait convoquer unediète générale à Arau, pour aviser à l’état de laSuisse , et pour demander à chaque canton le con-tingent fédéral. Ils faisaient répandre chez leurssujets allemands que la partie française de laSuisse voulait se détacher de la confédération etse réunir à la France ; que la religion était mena-cée, et que les athées de Paris voulaient la dé-truire. Ils firent ainsi descendre des montagnes del’Oberland un peuple simple, ignorant, fanatique,persuadé qu’on voulait attenter à son ancien culte.Ils réunirent à peu près vingt mille hommes, par-tagés en trois corps, qui furent placés à Fribourg ,Morat, Buren et Soleure, gardant la ligne de l’Aar ,et observant les Français . Pendant ce temps, c’est-à-dire en pluviôse (février), la diète réunie à Arauétait embarrassée, et ne savait quel parti prendre.Sa présence n’empêcha pas les habitants d’Araude se soulever, de planter l’arbre de la liberté, etde se déclarer affranchis. Les troupes bernoisesentrèrent dans Arau, coupèrent l’arbre de la li-berté, et y commirent quelques désordres. L’agentMengaud déclara que le peuple d’Arau était sousla protection française .
On était ainsi en présence, sans être encore enguerre ouverte. La France , appelée par le peuple