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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

dont elle était garante, le couvrait de ses troupes,et menaçait d’employer la force, si on commettaitcontre lui la moindre violence. De son côté, l’aris-tocratie bernoise réclamait ses droits de souverai-neté, et déclarait qu’elle voulait vivre en paix avecla France , mais rentrer dans ses possessions. Mal-heureusement pour elle, tous les vieux gouverne-ments tombaient à l’entour ou volontairement ouviolemment. Bâle affranchissait, pour sa part, lesbailliages italiens; le haut Valais affranchissait lebas Valais; Fribourg, Soleure, Saint-Gall , étaienten révolution. L’aristocratie bernoise , se voyantpressée de toutes parts, se résigna à quelques con-cessions, et admit, en partage des attributions ré-servées aux seules familles gouvernantes, cinquanteindividus pris dans les campagnes; mais elleajourna toute modification de constitution à uneannée. Ce n’était là qu’une vaine concession qui nepouvait rien réparer. Un parlementaire françaisavait été envoyé aux troupes bernoises placées surla frontière du pays de Vaud , pour leur signifierqu’on allait les attaquer si elles avançaient. Ce par-lementaire fut assailli, et deux cavaliers de son es-corte furent assassinés. Cet événement décida dela guerre. Brune, chargé du commandement, eutquelques conférences à Payerne , mais elles furentinutiles, et le 12 ventôse (2 mars) les troupes fran-çaises s’ébranlèrent. Le général Schawembourg ,avec la division venue du Rhin , et placée dans leterritoire de Bâle, s’empara de Soleure et du coursde l’Àar. Brune, avec la division venue d’Italie ,s’empara de Fribourg. Le général d’Erlach , quicommandait les troupes bernoises, se retira dansles positions de Fraubrunnen, Guminen, Laupen et Neueneck. Ces positions couvrent Berne danstous les sens, soit que l’ennemi débouche de So-leure ou de Fribourg . Ce mouvement de retraiteproduisit parmi les troupes bernoises l’effet ordi-naire chez les bandes fanatiques et indisciplinées.Elles se dirent trahies, et massacrèrent leurs offi-ciers. Une partie se débanda. Cependant il restaauprès de d’Erlach quelques-uns de ces bataillons,distingués dans toutes les armées de l’Europe parleur discipline et leur bravoure, et un certainnombre de paysans déterminés. Le 15 ventôse(5 mars), Brune, qui était sur la route de Fribourg ,et Schawembourg sur celle de Soleure , attaquèrentsimultanément les positions de l’armée suisse . Legeneral Pigeon, qui formait l’avant-garde de Brune,aborda la position de Neueneck. Les Suisses firentune résistance héroïque, et favorisés par l’avan-

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tage du terrain, barrèrent le chemin àbandes d’Italie . Mais au même instant S c ** a ' .bourg, parti de Soleure , enleva à d’Erlach ' a

tion de Fraubrunnen, et la ville de Berne se 11 .—... t „ f 0 Hes Sui sseS s

découverte par un côté. La retraite des

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trouva forcée, et ils se replièrent enBerne. Les Français trouvèrent en avant (ie \^ se s-

une multitude de montagnards fanatiques® J.pérés. Des femmes, des vieillards, venaiencipiter sur leurs baïonnettes. Il fallut lin cregret ces malheureux qui venaientmort inutile. On entra dans Berne . Le P®montagnes suisses soutenait son antique rep ^ c ide bravoure, mais il se montrait aussi ^aussi aveugle que la multitude espagnole- ^sacra de nouveau ses officiers, et assassin*^.^

tuné d’Erlacli. Le célèbre avoyer de Bem e ’

le chef de l’aristocratie bernoise , éch a PP ^ (r; i-peine à la fureur des fanatiques, et se saU ^ a p G tit svers les montagnes de l’Oberland , danscantons, et des petits cantons en Bavièr®-

La prise de Berne décida la soumission

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les grands cantons suisses . Brune, app 1l’avaient été si souvent nos généraux:

teur d’une république, songeait à comp 0 ®®^ (1«partie française de la Suisse , du lac depays de Vaud , d’une partie du canton ‘^jifio'du Valais , une république qu’on appe"®!;^ s o«'danique. Mais les patriotes suisses n aV£lie j, eS pc'Imité la révolution dans leur patrie que ^/'polit* 0 ' 1rance d’obtenir deux grands avantages - a [ e , e lde toutes les dépendances de peuple a P e pu'ir®l’unité helvétique . Ils voulaient voir <■ u nctoutes les tyrannies intérieures, et se f°iforce commune, par l’établissement du nnement central. Us obtinrent qu’une seU ^g'iisS 6,que fût composée de toutes les parties de ^ o p 0 sc fUne réunion fut convoquée à Arau, pour J c irla constitution imaginée à Bâle . Le Du®® jjj e r l eSvoya l’ex-conventionnel Lccarlier P ourC ° !, glir fc ,rvues des Suisses , et s’entendre avec eux pc sblissement d’une constitution qui les Sllt ^ g p C iil 5restes de résistance se préparaient d anS /ug-cantons montagneux d’Uri, Claris, ^ c * 1 "' sua (lai c " 1Les prêtres et les aristocrates battus P eJ ^ 1 1°à ces malheureux montagnards qu on .porter atteinte à leur culte et à l fiUr ^ a p5i' r 'dance. On répandait, entre autres bru 1 ^des, que la France , ayant besoin de so ^ r o'

combattre les Anglais , voulait senipar ^ fli-bustes enfants de la Suisse , pour les em

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