Band 
Tome II.
Seite
495
JPEG-Download
 

19a

dignes

» * las de grands souvenirs,

^'dation des Français . »p 0ll ^‘le-champ, Bonaparte fit ses dispositions<|uj ( ( ei:| l J lir l’autorité française à Alexandrie , pourc, l'iu ensu ' te I e Delta^et s’emparer du Caire ,!ij] ? ® de toute l’Égypte . On était en juillet, leV'e r ^ 811 inonder les campagnes. Il voulait arri-'•W* ^ a * re avant l’inondation, et employer le

DIRECTOIRE (1798).d’exciter

sïï

4 4| ° nna que tout demeurât dans le même étati^drie, que les exercices religieux conti-|b t . nt > que la justice fût rendue comme avant'lf 0 it r S . Ca dis. H voulut succéder seulement aux

h>u r

V (livan , ou conseil municipal, composé des

fin elle durerait à faire son établissement.

S dos Mameluks , et établir un commissairePercevoir les impôts accoutumés. Il fit for-

e >ks

c 0 i )Sü j i et des notables d’Alexandrie , afin de les^tiç , er ®nr toutes les mesures que l’autorité* Se aurait à prendre. Il laissa trois mille° 8 on garnison à Alexandrie , et en donna leK. -teincnt à Kléber, que sa blessure devait,

C L Un niois ou deux, condamner à l’inaction. 11fini nn jeune officier du plus rare mente, et^°*eUait un grand ingénieur à la France ,f C Ur « Alexandrie en état de défense, et d’yUr cela les travaux nécessaires. C’était leSp s Gr6tin , qui, à peu de frais, et en peu deSa J ex ôcuta à Alexandrie des travaux superbes.

noq , e donna ensuite des ordres pour mettre)! S 8i'o * C’était une question de savoir siHl ex Va >sseaux pourraient entrer dans le portj drie. Une commission de marins fut char-Jki l( i^° n der le port, et de faire un rapport. En’ la flotte fut mise à l’ancre dans la radeBonaparte ordonna à Brueys de faire

' ‘‘iTu uiuuiina a. j

5 Borf ertlent décider la question,

-,-, 0 t --i_, et de se rendre

,0t ' v ai eilt s ** ôtait reconnu que les vaisseaux neç ‘S'niiü ^ as entrer dans Alexandrie .

a '’oir vaqué à ces soins, il fit ses dispo-i^déj. ! Ur se mettre en marche. Une flottille'I'-'''dons chargée de vivres, d’artillerie, defil Mb Gt bagages, d ut longer la côte jus-^^ure de Rosette, entrer dans le Nil ,i> V h ^ lller en même temps que l’armée fran

Xée, ° W| 't ensuite en marche avec le gros dee ^ Ul > privée des deux garnisons laissées^ Alexandrie , était forte de trente milleLtw i ^ 6u P r ès. Il avait ordonné à sa flottille

a la hauteur de Ramanieh, sur lesDr,!,, J • Eà il se proposait de la joindre et

Mut'eu

- »*- kJV -j- --

er I e Nil parallèlement avec elle, afin

de sortir du Delta et d arriver dans la moyenneÉgypte ou Bahireh. Pour aller d’Alexandrie à Ra-manieh, il y avait deux routes : l’une à travers lespays habités, le long de la mer et du Nil ; l’autreplus courte et à vol d’oiseau, mais à travers le dé-sert de Damanhour . Bonaparte n’hésita pas et pritla plus courte. 11 lui importait d’arriver promp-tement au Caire . Desaix marchait avec l’avant-garde ; le corps de bataille suivait à quelqueslieues de distance. On s’ébranla le 18 messidor(6 juillet). Quand les soldats se virent engagésdans cette plaine sans bornes, avec un sable mou-vant sous les pieds, un ciel brûlant sur la tête,point d’eau, point d’ombre, n’ayant pour reposerleurs yeux que de rares bouquets de palmiers, nevoyant d’êtres vivants que de légères troupes decavaliers arabes, qui paraissaient et disparais-saient à l’horizon, et quelquefois se cachaient der-rière des dunes de sables pour égorger les traî-nards, ils furent remplis de tristesse. Déjà le goûtdu repos leur était venu, après les longues et opi-niâtres campagnes d’Italie . Ils avaient suivi leurgénéral dans une contrée lointaine, parce que leurfoi en lui était aveugle, parce qu’on leur avait an-noncé une terre promise, de laquelle ils revien-draient assez riches pour acheter chacun un champde six arpents. Mais quand ils virent ce désert, lemécontentement s’en mêla et alla même jusqu’audésespoir. Ils trouvaient tous les puits, qui dedistance en distance jalonnent la route du désert,détruits par les Arabes. A peine y restait-il quel-ques gouttes d’une eau saumâtre, et très-insuffi-sante pour étancher leur soif. On leur avaitannoncé qu’ils trouveraient à Damanhour dessoulagements; ils n’y rencontrèrent que de misé-rables huttes, et ne purent s’y procurer ni pain nivin, mais seulement des lentilles en assez grandeabondance, et un peu d’eau. Il fallut s’enfoncerde nouveau dans le désert. Bonaparte vit les bra-ves Lannes et Murat eux-mêmes saisir leur cha-peau, le jeter sur le sable, le fouler aux pieds.Cependant il imposait à tous ; sa présence com-mandait le silence et faisait quelquefois renaîtrela gaieté. Les soldats ne voulaient pas lui imputerleurs maux; ils s’en prenaient à ceux qui trou-vaient un grand plaisir à observer le pays. Voyantles savants s arrêter pour examiner les moindresruines, ils disaient que c’était pour eux qu’on étaitvenu, et s’en vengeaient par des bons mots à leurfaçon. Cafïarelli surtout, brave comme un grena-dier, curieux comme un érudit, passait à leurs