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Tome II.
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DIRECTOIRE (1708).

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devaient s’occuper à faire une descriptiondu pays, et en dresser la carte la plus dé-

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ee j les autres devaient en étudier les ruines,

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IUl 'nir de nouvelles lumières à l’histoire; les

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es devaient en étudier les productions, faire. Nervations utiles à la physique, à l’astronoa l’histoire naturelle ; lesautresenfmdevaientPer à rechercherles améliorations qu’on pour-a Pporter à l’existence des habitants, par des

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d e ®®dés adaptés à ce sol si singulieret si différent

In es, des canaux, des travaux sur le Nil , des

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Ur ope. Si la fortune devait nous enlever un

„ Cett e belle contrée, du moins elle ne pouvaitfaif S en ^ ever l es conquêtes que la science allait yti Q ’ U| i monument se préparait, qui devait ho-t ati génie et la constance de nos savants, au-Sol,j ^ Ue ^expédition honorait l’héroïsme de nos

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h 0 ° n B e fut le premier qui obtint la présidence,^aparté ne fut que le second. 11 proposa les ques-■io* Vivantes : Rechercher la meilleure construc-des moulins à eau ou à vent; remplacer le, qui manque à l’Égypte , dans la fabrica-de la bière; déterminer les lieux propres à lap 0u ^ re de la vigne ; chercher le meilleur moyen

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Procurer de l’eau à la citadelle du Caire;

ehi p j,’ cl >ercher le moyen de clarifier et de rafrai-les (j. 6au du Nil ; imaginer une manière d’utiliser^ s ^ ec °wbrcs dont la ville du Caire était embar-^Pte ’ aUlS * ( l ue 1011 tes ^ es anciennes villes d’L-’ percher les matières nécessaires pour laI>a r tl0n de la poudre en Égypte . On peut jugerl'Aï, ^ 6s gestions de la tournure d’esprit du géné-Ics ..^"de-champ, les ingénieurs, les dessinateurs,tes h aills > se répandirent dans toutes les provin-Pay g rp Ur commencer la description et la carte due * s étaient les soins de cette colonie nais-il’ 61 la manière dont le fondateur en dirigeaitI^aux.

t iioy e ^ Con( I u ête des provinces de la basse et de la%yP l e s’était faite sans peine, et n’avaitIl ( I Ue lques escarmouches avec les Arabes.

d’une marche forcée sur Belbeys pourl ° a in e bralli m-Bey en Syrie . Desaix attendait l’au-( lUi s > ^° Ur enlever la haute Égypte à Mourad-Bey,Ni s etaU retiré avec les débris de son armée,"iger ^ ’ 1Pendant ce temps, la fortune venait d’in-V* p ° na Parte le plus redoutable de tous lesNiw ’ U goûtant Alexandrie , il avait fortement' n dé à l’amiral Brueys de mettre son es-

des puits dans les différents endroits du

cadre à l’abri des Anglais , soit en la faisant entrerdans Alexandrie , soit en la dirigeant sur Corfou ,mais surtout de ne pas rester dans la rade d’Abou-kir , car il valait mieux rencontrer l’ennemi à lavoile que de le recevoir à l’ancre. Une vive dis-cussion s’était élevée sur la question de savoir sion pouvait faire entrer dans le port d’Alexandrie les vaisseaux de 80 et de 120 canons. Il n’y avaitpas de doute pour les autres; mais pour les deuxde 80 et pour celui de 120, il fallait un allégementqui leur fît gagner trois pieds d’eau. Pour cela, ilétait nécessaire de les désarmer ou de construiredes demi-chameaux. L’amiral Brueys ne voulutpas faire entrer son escadre dans le port à cette con-dition. Il pensait qu’obligé à de pareilles précau-tions pour ses trois vaisseaux les plus forts, il nepourrait jamais sortir du port en présence de l’en-nemi , et qu’il pourrait ainsi être bloqué par uneescadre très-inférieure en force; il se décida à par-tir pour Corfou . Mais étant fort attaché au généralBonaparte, il ne voulait pas mettre à la voile sansavoir des nouvelles de son entrée au Caire et deson établissement en Égypte . Le temps qu’il em-ploya, soit à faire sonder les passes d’Alexandrie ,soit à attendre des nouvelles du Caire , le perdit, etamena un des plus funestes événements de la révo-lution , et l’un de ceux qui, à cette époque, ont leplus influé sur les destinées du monde.

L’amiral Brueys s’était embossé dans la raded’Aboukir. Cette rade est un demi-cercle très-régulier. Nos treize vaisseaux formaient une lignedemi-circulaire, parallèle au rivage. L’amiral, pourassurer sa ligne d’embossage, l’avait appuyée d’uncôté vers une petite île, nommée l’îlol d’Aboukir.Il ne supposait pas qu’un vaisseau pût passer entrecet îlot et sa ligne pour la prendre par derrière;et, dans cette croyance, il s’était contenté d’y pla-cer une batterie de douze, seulement pour empê-cher l’ennemi d’y débarquer. 11 se croyait tellementinattaquable de ce côté qu’il y avait placé ses plusmauvais vaisseaux. Il craignait davantage pourl’autre extrémité de son demi-cercle. De ce côté, ilcroyait possible que l’ennemi passât entre le rivageet sa ligne d’embossage; aussi y avait-il mis sesvaisseaux les plus forts et les mieux commandés.De plus, il était rassuré par une circonstance im-portante, c’est que, cette ligne étant au midi,et le vent venant du nord, l’ennemi qui voudraitattaquer par ce côté aurait le vent contraire, et nes’exposerait pas sans doute à combattre avec unpareil désavantage.