DIRECTOIRE (1798).
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'attre.
nos cinq vaisseaux engagés, le Franklin,
j’j ° n nant, le Peuple-Souverain , le Spartiate,sout ‘ ni ' ent ' I e ^ eu toute la nuit. Il étaitj P s encore pour notre droite de lever l’ancre etVe nir à leur secours. Nelson tremblait que cette.noeu Vre ne fût exécutée, il était si maltraitéy. J 1 n’aurait pu soutenir l’attaque. Cependantj e neuve mit enfin à la voile, mais pour se reti-pour sauver son aile, qu’il ne croyait pasde V ° lrex poser avec avantage contre Nelson. Troisavç SeS va * sseaux se jetèrent à la côte; il se sauvales deux autres et deux frégates, et fit voilecontra* avait duré plus de quinze<[ Cs - Tous les équipages attaqués avaient faitîlj I ll 0, ligcs de valeur. Le brave capitaine Du Petit-°nars avait deux membres emportés; il se fite{ " rt er du tabac, resta sur son banc de quart,ko' , C ° lllIUe Brueys, attendit d’être emporté par unVaj canon. Toute notre escadre, excepté lesH e ^ Seau x et les deux frégates emmenés par Ville-Ve > fut détruite. Nelson était si maltraité qu’ilJ 1 ' 11 pas poursuivre les vaisseaux en fuite.
1„ le *' e fut la célèbre bataille navale d’Aboukir,
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eri 1 Us désastreuse que la marine française eûtsoutenue, et celle dont les conséquences1ifi lla * les Paient être les plus funestes. La flottev ai ava U porté les Français en Égypte , qui pou-Co Hd 6S Secour * r 0,1 l es recruter, qui devait se-,-j, ei ' leurs mouvements sur les côtes de Syrie ,la p Cl1 avaient à exécuter, qui devait imposer àla forcer à se payer de mauvaises rai-q tl j ’ et l’obliger à souffrir l’invasion de l’Égypte ;t 1 ^ e yait enfin, en cas de revers, ramener lesdans leur patrie, cette flotte était dé-Ujjji e : Los vaisseaux des Français étaient brûlés,lai ne l es avaient pas brûlés eux-mêmes, ce
V fi lle ^* en different pour l’effet moral. La nou-
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Part Sa Uu Instant de désespoir àsijjj le Çat cette nouvelle avec un calme impas-Éh bien! dit-il, il faut mourir ici, ou enHléjj H la "ds comme les anciens ! Il écrivit àcl l0s er ' Ceci nous obligera à faire de plus grandesle,,;, ^ nous n’en voulions faire. Il faut nousV^ts. —■ La grande âme de Kléber était*1 fa, 6 ce langage : — « Oui, répondit Kléber,
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à l’armée. Bona-
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grandes choses ; je prépare mesLe courage de ces grands hommes
x avouée et en rétablit le moral. Bonaparte( liti 0n ‘ U distraire scs soldats par différentes expé-' ’ el l°nv fit bientôt oublier ce désastre. A
la fête de la fondation de la république, célébréele 1 er vendémiaire, il voulut encore exalter leurimagination; il fit graver sur la colonne de .Pom-pée le nom des quarante premiers soldats mortsen Égypte . C’étaient les quarante qui avaient suc-combé en attaquant Alexandrie . Ces quarantenoms, sortis des villages de France , étaient ainsiassociés à l’immortalité de Pompée et d’Alexan-dre. II adressa à son armée cette singulière etgrande allocution, où était retracée sa merveil-leuse histoire :
« Soldats,
» Nous célébrons le premier jour de Tan vu» de la république.
» Il y a cinq ans l’indépendance du peuple fran-» çais était menacée; mais vous prîtes Toulon , ce» fut le présage de la ruine de vos ennemis.
» Un an après vous battiez les Autrichiens à» Dego.
» L’année suivante, vous étiez sur le sommet» des Alpes .
» Vous luttiez contre Mantoue , il y a deux ans,» et vous remportiez la célèbre victoire de Saint -» Georges.
» L’an passé, vous étiez aux sources de la Drave » et de l’Izonzo, de retour de l’Allemagne .
» Qui eût dit alors que vous seriez aujourd’hui» sur les bords du Nil , au centre de l’ancien con-» tinent?
» Depuis l’Anglais , célèbre dans les arts et le» commerce, jusqu’au hideux et féroce Bédouin,» vous fixez les regards du monde.
» Soldats, votre destinée est belle, parce que» vous êtes dignes de ce que vous avez fait et de» l’opinion qu’on a de vous. Vous mourrez avec» honneur, comme les braves dont les noms sont» inscrits sur cette pyramide, ou vous retournerez» dans votre patrie couverts de lauriers et de l’ad-» miration de tous les peuples.
» Depuis cinq mois que nous sommes éloignés» de l’Europe , nous avons été l’objet perpétuel» des sollicitudes de nos compatriotes. Dans ce» jour, quarante millions de citoyens célèbrent» T ère des gouvernements représentatifs ; qua-» rante millions de citoyens pensent à vous; tous» disent : C’est à leurs travaux, à leur sang, que» nous devons la paix générale, le repos, la pros-» périté du commerce, cl les bienfaits de la liberté)> civile. »