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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

CHAPITRE XXVIII.

Effet de l’expédition d’Égypte en Europe . Conséquences funestes de la bataille navale d’Aboukir. — Déclaration < ^ C ^ 0 grè sde la Porte. — Efforts de l’Angleterre pour former une nouvelle coalition. ■— Conférences avec l’Autriche à Sel* 1 g| lS o'des négociations de Rastadt. — Nouvelles commotions en Hollande, eu Suisse et dans les républiques italien! 16 -• ^ e ]\egement de la constitution cisalpine; grands embarras du Directoire à ce sujet. — Situation intérieure, t ,ieopposition se prononce dans les conseils. — Disposition générale à la guerre. Loi sur la conscription. — ^ in | i yj a pl eSl’an vu. — Reprise des hostilités. Invasion des Etats romains par l’armée napolitaine. — Conquête du royaumepar le général Championnet. — Abdication du roi de Piémont. !

L’expédition d’Égypte resta un mystère enEurope longtemps encore après le départ de notreflotte. La prise de Malte commença à fixer les con-jectures. Cette place réputée imprenable, et enle-vée en passant, jeta sur les argonautes français un éclat extraordinaire. Le débarquement enEgypte, l’occupation d’Alexandrie, la bataille desPyramides frappèrent toutes les imaginations enFrance et en Europe. Le nom de Bonaparte , quiavait paru si grand quand il arrivait des Alpes ,produisit un effet plus singulier et plus étonnantencore arrivant des contrées lointaines de l’Orient.Bonaparte et l’Égypte étaient le sujet de toutes lesconversations. Ce n’était rien que les projets exé-cutés; on en supposait de plus gigantesques en-core. Bonaparte allait, disait-on, traverser la Syrie et l’Arabie, et se jeter sur Constantinople ou surl’Inde . \

La malheureuse bataille d’Aboukir vint, non pasdétruire le prestige de l’entreprise, mais réveillertoutes les espérances des ennemis de la France ,et hâter le succès de leurs trames. L’Angleterre,qui était extrêmement alarmée pour sa puissancecommerciale, et qui n’attendait que le momentfavorable pour tourner contre nous de nouveauxennemis, avait rempli Constantinople de ses in-trigues. Le Grand Seigneur n’était pas fâché devoir punir les Mameluks , mais il ne voulait pasperdre l’Égypte. M. de Talleyrand , qui avait dûse rendre auprès du divan pour lui faire agréerdes satisfactions, n’était point parti. Les agents del’Angleterre eurent le champ libre; ils persua-dèrent à la Porte que l’ambition de la France étaitinsatiable; qu’après avoir troublé l’Europe , ellevoulait bouleverser l’Orient, et qu’au mépris d’uneantique alliance, elle venait envahir la plus riche

province de l’empire turc. Ces suggestions! | Crépandu dans le divan n’auraient pas suffi P j rdécider, si la belle flotte de Brueys avait p ucanonner les Dardanelles ; mais la bataiU e tboukir priva les Français de tout leur gsce \fé'dans le Levant, et donna à l’Angleterre uliepondérance décidée. La Porte déclara sole ^ment la guerre à la France *, et, pouf UI J C * v ccvince perdue depuis longtemps, se brou 1 j cSson amie naturelle, et se lia avec ses enne ^plus redoutables, la Russie et l’Anglct erre ^j e rsultan ordonna la réunion d’une armée P°° I ' flC [ fl itreconquérir l’Égypte . Cette circonstance r pÇa is.singulièrement difficile la position des ^ c0ll rS

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Séparés de la France , et privés de tout ^par les flottes victorieuses des Anglais , >1® e ]esexposés en outre à voir fondre sur eux to ^.|j ehordes de l’Orient. Ils n’étaient que trenteenviron pour lutter contre tant de péril 3 * g0l iNelson victorieux vint à Naples radouescadre abîmée, et recevoir les honneurs nr de*rphe. Malgré les traités qui liaient la co rJ1 irpies à la France , et qui lui interdisaient c e et Ifaucun secours à nos ennemis, tous les P i,iii'chantiers de la Sicile furent ouverts à rsïtr>:meme fut accueilli avec des honneurs v0 ; r Jnaires. Le roi et la reine vinrent le \. A , r3 ie^

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l’entrée du port, et l’appelèrent le héros

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de la Méditerranée. On se mit à dire q u ^.j gé-phe de Nelson devait être le signal du T ^ et (lanéral, que, les puissances devaient pr p raJ iC®>moment où la plus redoutable armée de ‘ ^ cUet son plus grand capitaine, étaient e " oU j er (la” 5Égypte, pour marcher contre elle, et re o

* 18 fructidor an yi (4 septembre.)