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Tome II.
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DIRECTOIRE (1798).

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lui ( j Venu le plus grand nom de France , après ce-lle 6 ^ 0na parte; car, en France , une réputation'Ptès ° nc ^ eur est cc ( 1 11 ' P 1 ' ot l ,1 ' t le pl us d’effet( 1 0|| ’ Ille grande réputation militaire. Sieyes étaitl 0t| . 1111 des deux grands personnages du temps.i 1(Jfl J ° U ^ boudant et frondant le gouvernement,hri^ as c °rome Bonaparte, par ambition, maisN contre une constitution qu’il n’avait

Ojj ïlle > H ne laissait pas que d’être importun.

1 idée de lui donner une ambassade. C’étaitdr. |® Cc:| sion de l’éloigner, de l’utiliser, et surtoutti (J(i 1 l°urnir des moyens d’existence. La révolu-en l ev ® s tous ’ en a bolissant lesW Ces ecclésiastiques. Une grande ambassadeCç)l e ta ii de les lui rendre. La plus grande étaitAu, . Berlin , car on n’avait d’envoyés ni en^itl ’ n * en ^ uss * e> n ' en Angleterre. Berlinquoj e diéâtre de toutes les intrigues, et Sieyes ,

Peu propre au maniement des affaires,Su Ce Pendant un observateur fin et sûr. De plus,pf 0 ,fl de renommée le rendait particulièrementl’4l| 6 a représenter la France , surtout auprès deau tï . eiïla Sne, à laquelle il convenait plus qu’à tout/Pays.

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ne vit pas arriver avec plaisir dans ses

ii’ 0 ^ 1111 révolutionnaire si célèbre ; cependant il8ii t Pas le refuser. Sieyes se comporta avec me-4^ s ^dignité j il fut reçth ls olement. Comme

"lue,

4^dignité ; il fut reçu-demême, mais laissé■Un ls °lement. Comme tous nos envoyés à l’é-’ il étaitobservé avec soin et pour ainsi direl 6 ; 0 ^. Les Allemands étaient fort curieux dec °iir [’ n ' a ' s ne l’osaient pas. Son influence sur laï» ( e Berlin était nulle. C’était le sentiment de

,'" té rêts> les

qui seul inspirait le roi de PrusseCl ( | e ^ ' es instances de l’Angleterre, de l’Autriche la Rui ‘

V'ci- 5VUssie '

le r 0 j ts flu’en Allemagne on travaillait à déciderCl d e ., russe , la cour de Naples , pleine de joiej.^'érité depuis la victoire de Nelson, faisait8e s immenses de guerre, et redoublait

^tt i' eUatio ''s auprès de la Toscane et du Pié-

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^' a Va ,a ^ lanee ’P arime es pcce de complaisance,U-tlf. ( ^ b'issé occuper le duché de Bénévent. Mais

' l ïl( ;i ij 0,ICf -ssi°n ne l’avait point calmée. Elle sel 'é ,| ( , s '1° gagner à la prochaine guerre une moi-

W anc ' ens États du pape.

\ c s "ègociauoiis de Rastadt se poursuivaient^ cte Ur C ^ S l )our * a France. Treilhard , devenu di-re’ etB °"aparte, parti pour l’Égypte , avaientSot P a °és au congrès pai' Jean Debry et Ro-P r cs avoir obtenu la ligne du Rhin , il

restait à résoudre une foule de questions militai-res, politiques, commerciales. Notre députationétait devenue extrêmement exigeante, et deman-dait beaucoup plus qu’elle n’avait droit d’obtenir.Elle voulait d’abord toutes les îles du Rhin , cequi était un article important, surtout sous le rap-port militaire. Elle voulait ensuite garder Kehl etson territoire vis-à-vis Strasbourg , Cassel et sonterritoire vis-à-vis Mayence . Elle voulait que lepont commercial entre les deux Brisach fût réta-bli ; que cinquante arpents de terrain nousfussentaccordés en face de l’ancien pont de Huningue ,et que l’importante forteresse d’Ehrenbreitstein fût démolie. Elle demandait ensuite que la navi-gation du Rhin, et de tous les fleuves d’Allemagne aboutissant au Rhin , fût libre ; que tous les droitsde péage fussent abolis; que les marchandises fus-sent, sur les deux rives, soumises à un mêmedroit de douane; que les chemins de halage fus-sent conservés et entretenus par les riverains.Elle demandait enfin une. dernière condition fortimportante , c’est que les dettes des pays de larive gauche, cédés à la France , fussent transpor-tées sur les pays de la rive droite, destinés à êtredonnés en indemnité.

La députation de l’Empire répondit avec raisonque la ligne du Rhin devait présenter une sûretéégale aux deux nations ; que c’était la raison d’unesûreté égale qui avait été surtout alléguée pourfaire accorder cette ligne à la Frànce ; mais quecette sûreté n’existerait plus pour l’Allemagne , sila France gardait tous les points offensifs, soit ense réservant les îles, soit en gardant Cassel et Kehl et cinquante arpents vis-à-vis Huningue , etc. Ladéputation de l’Empire ne voulut donc pas admet-tre les demandes de la France , et proposa pourvéritable ligne du partage le thalweg, c’est-à-direle milieu du principal bras navigable. Toutes lesîles qui étaient à droite de cette ligne devaientappartenir à l’Allemagne , toutes celles qui étaientà gauche devaient appartenir à la France . De cettemanière, on plaçait entre les deux peuples le vé-ritable obstacle qui fait d’un fleuve une ligne mi-litaire, c’est-à-dire le principal bras navigable.Par suite de ce principe, la députation demandaitla démolition de Cassel et de Kehl et refusait lescinquante arpents vis-à-vis Huningue . Elle nevoulait pas que la France conservât aucun pointoffensif lorsque l’Allemagne les perdait tous. Ellerefusait avec moins de raison la démolition d’Eh-renbreistein qui était incompatible avec la sûreté