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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

de la ville de Coblenlz. Elle accordait la librenavigation du Rhin , mais elle la demandait danstoute l’étendue de son cours, et voulait que laFrance obligeât la république batave à reconnaî-tre cette liberté. Quant à la libre navigation desfleuves de l’intérieur de l’Allemagne , cet articledépassait, disait-elle, sa compétence, et regardaitchaque État individuellement. Elle accordait leschemins de halage. Elle voulait que tout ce quiétait relatif aux péages et à leur abolition fût ren-voyé à un traité de commerce. Elle voulait enfin,relativement aux pays de la rive gauche cédés àla France , que leurs dettes restassent à leur chargepar le principe que la dette suit son gage, et queles biens de la noblesse immédiate fussent consi-dérés comme propriétés particulières, et conser-vés à ce titre. La députation demandait accessoi-rement que les troupes françaises évacuassent larive droite, et cessassent le blocus d’Ehrenbreit-stein, parce qu’il réduisait les habitants à la fa-mine.

Ces prétentions contraires donnèrent lieu à unesuite de notes et de contre-notes, pendant toutl’été. Enfin, vers le mois de vendémiaire an vi(août et septembre 1798), le thalweg fut admispar la députation française. Le principal bras na-vigable fut pris pour limite entre la France etl’Allemagne , et les îles durent être partagéesconséquemment à ce principe. La France consentità la démolition de Cassel et de Kehl , mais elleexigea l’île de Pettersau, qui est placée dans leRhin à peu près à la hauteur de Mayence , et quiest d’une grande importance pour cette place.L’empire germanique consentit de son côté à ladémolition d’Ehrenbreitstcin. La libre navigationdu Rhin et l’abolition des péages furent accordées.11 restait à s’entendre sur l’établissement despoints commerciaux, sur les biens de la noblesseimmédiate, sur l’application des lois de l’émigra-tion dans les pays cédés, et sur les dettes de cespays. Les princes séculiers avaient déclaré qu’ilfallait faire toutes les concessions compatibles avecl’honneur et la sûreté de l’Empire, afin d’obtenirla paix, si nécessaire à l’Allemagne . Il était évi-dent que la plupart de ces princes voulaient trai-ter ; la Prusse les y engageait. Quant à l’Autriche ,elle commençait à montrer des dispositions toutescontraires, et à exciter le ressentiment des prin-ces ecclésiastiques contre la marche des négocia-tions. Les députés de l’Empire, tout en se pro-nonçant pour la paix, gardaient cependant la plus

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grande mesure, par la crainte que ' eur .' ct lal’Autriche , et louvoyaient entre celle- c ^

Prusse. Quant aux ministres français ) 1 ()

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traient une extrême roideur; ils viva

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et dans une espèce d’isolement, commeministres en Europe . Telle était la sit« atlC,nla fin de l’été de Tan vi (1798 ). en

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Pendant que ces événements se P ilsOrient et en Europe, la France , toujours^.^s

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du soin de diriger les cinq républiques *°^ (a ; e n'autour d’elle, avait eu des soucis sans fin. p f ;tdes difficultés continuelles pour y dix’ig er , ypublic, pour y faire vivre nos troupes,mettre d’accord nos ambassadeurs avec n ^an' eraux, pour y maintenir enfin la bonne l* al

avec les États voisins.

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Presque partout il avait fallu faire c0 f ,1 g *ÿ r uOFrance, c’est-à-dire, après avoir frapP e ^ooparti, frapper bientôt sur l’autre. En H°^ al ^ c e s-

pèce de fructidor pour écarter les yj

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Mais cette r ^ v011 tes•au ” ’ ° n

exécuté, le 3 pluviôse (22 janvier )i . stc gde fructidor pour écarter les > e(i ^ pjfabolir les anciens règlements, et d°n nelune constitution unitaire à peu près seincelle de la France . Mais cette révolu 1 * 0tourné beaucoup trop au profit des ( ‘ e0 '^ iVO ii'S

Ceux-ci s’étaient emparés de tous les P to u sAprès avoir exclu de l’assemblée nati° n

les députés qui leur paraissaient susp (

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taient eux-mêmes constitués en Dire Cldeux conseils, sans recourir

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à de ,!0llVc9 ycnti°| 1tions. Ils avaient voulu par là imiter l a COll , s JeS ®nationale de France , et scs fameux d ecr eB ips r ° Set 13 fructidor. Ils s’étaient entièrement j eB t

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depuis de la direction des affaires,de la ligne où le Directoire français

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tenir toutes les républiques confiées à St ^ s p]Le général Daendels , l’un des hommesdistingués du parti modéré, vint à Pm' lS ’ c»dit avec nos directeurs, et repartit p° ur n u'o®

' c 0 Up la.!‘

Hollande porter aux démocrates lelé à Paris , en

leur avait récemment porté à. - .

du corps législatif par les scissions.. Au \ (] j ; ,tC'ce qu’on faisait en France , il fallait llIinment après le répéter dans les États q 11daient d’elle. Joubert eut ordre d’app’U 0 Jefiels. Celui-ci se réunit aux ministres,secours des troupes bataves et française vC rfl ele Directoire et les conseils, forma un b ^jeÇ'ment provisoire, et fit ordonner de nouve .tions. Le ministre de France , Delacroix» fiappuyé les démocrates, fut rappelé* ^