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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
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français , duquel relevaient les divisions station-nées à Rome , voyait avec peine une riche partiedes pays conquis lui échapper, et soupirait aprèsle moment où la commission quitterait ses fonc-tions.
C’est à tort qu’on ferait au Directoire français unreproche du désordre qui régnait dans les pays al-liés. Aucune volonté, si forte qu’elle fût, n’auraitpu empêcher le débordement des passions qui lestroublaient; et quant aux exactions, la volonté deNapoléon lui-même n’a pas réussi à les empêcherdans les provinces conquises. Ce qu’un seul indi-vidu , plein de génie et de vigueur, n’aurait puexécuter, un gouvernement composé de cinq mem-bres, et placé à des distances immenses, le pouvaitencore moins. Cependant il y avait dans la majo-rité de notre Directoire le plus grand zèle à assu-rer le bien-être des nouvelles républiques, et laplus vive indignation contre l’insolence et les con-cussions des généraux, contre les vols manifestesdes compagnies. Excepté Barras, qui était de moi-tié dans tous les profits des compagnies, qui étaitl’espoir de tous les brouillons de Milan , les quatredirecteurs dénonçaient avec la plus grande énergiece qui se faisait en Italie . Larévcllière surtout, dontla sévère probité était révoltée de tant de désordres,proposa au Directoire un plan qui fut agréé. Ilvoulait qu’une commission continuât à diriger legouvernement romain et à contenir l’autorité mi-litaire ; qu’un ambassadeur fut envoyé à Milan ,pour y représenter le gouvernement français et yenlever toute influence à l’état-major; que cet am-bassadeur fût chargé de faire à la constitution ci-salpine les changements qu’elle exigeait, commede réduire le nombre des divisions locales, desfonctionnaires publics, et des membres des con-seils; qu’enfin cet ambassadeur eût pour adjointun administrateur, capable de créer un systèmed’impôts et de comptabilité. Ce plan fut adopté.Trouvé, naguère ministre de France à Naples, etFaypoult, l’un des membres de la commission deRome, furent envoyés à Milan pour exécuter lesmesures proposées par Larévellière.
Trouvé devait, aussitôt qu’il serait arrivé àMilan , s’entourer des hommes les plus éclairés dela Cisalpine , et convenir avec eux de tous les chan-gements qu’il était nécessaire de faire soit à laconstitution, soit au personnel du gouvernement.U devait ensuite, quand tous ces changements se-raient arrêtés, les faire proposer dans les conseilsde la Cisalpine par des députés à sa dévotion, et
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au besoin les appuyer de l’autorité de ia gera ;tdevait cependant cacher sa main autant q upossible. u’oit
Trouvé, rendu de Naples à Milan , y ’’ ^ ta itlui avait ordonné. Mais le secret de sa n» sdifficile à garder. On sut bientôt qu’il vCIial . jgSger la constitution, et surtout réduire le n °' t£l j e ,itplaces de toute espèce. Les patriotes fl 11 ' seD r( ï ( liiC'bien, à la conduite de l’ambassadeur, q ue s ’ a jr
tions porteraient sur eux, étaient furicu*- s p 0S épuyèrent sur l’état-major de l’armée, fort ’lui-même contre l’autorité nouvelle qu’il'** 1 ^^subir, et on vit s’établir une lutte scandale” cl) -la légation française et l’état-major ft3>:toure des patriotes italiens. Trouve et le , g 3 ye cqui se rendaient chez lui furent dénon
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une extrême violence dans les conse
On prétendit que le ministre français v ' e!ia ^ aC teSla constitution, et renouveler l’un de - s si |fd’oppression que le Directoire avait es de*toutes les républiques alliées. Trouvé s p y
désagréments de toute espèce de la P ar . ge coU"triotes italiens et de nos olficiers. Ccu* ' C1 S un bJ ’duisirent avec la dernière indécence d a ^ sC arqu’il donnait, et y causèrent le plus S ra ” rto ut 11dale. Ces scènes étaient déplorables, *cause de l’effet qu’elles produisaient sur 1 etrès étrangers. Non-seulement on leurspectacle des plus fâcheuses divisions, 1,1 ^piit,insultait, dans les dîners diplomatique®, e ° r0 js.à leur face, à l’extermination deplus véhément jacobinisme régnait à a l ÿC puret Lahoz partirent pour Paris afin d a ^ fl vcr l ‘nager l’appui de Barras. Mais le Directo^^jjoiiS'd’avance, était inébranlable dans ses reLahoz eut l’ordre de repartir de P a J' lS . p u t pi’ cSmême où il arrivait. Quant à Brune, d 11 u ,.jr al1 *crit de retourner à Milan , et d’y con , cll jcr- ,changements que Trouvé allait faire eX
Après avoir accompli les diverses 1110 rja d 1 ®nécessaires à la constitution, Trouve aS * ^ g0 piU>,lui les députés les plus sages et les c tIls les approuvèrent, mais le déchaîncni^ ^ ggrand qu’ils n’osèrent pas se charge 1 (
deux conseil”- j sC , eitorité franj y
poser eux-memes aux
donc obligé de déployer l’autoi* 1 ® * qj
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d’exercer ostensiblement un pouvu- ; ^ foi 11voulu cacher. Du reste, peu importe’^
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mode employé. Il eût été absurde à je»
qui avait créé ces républiques nouvelles { Jefaisait exister par son appui, de ne p aS P r °