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Tome II.
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DIRECTOIRE (1798).

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,° rc e pour y établir l’ordre qu’elle croyait le^®'Ueur. Le fâcheux était qu’elle n’eût pas fait lef 0 - possible dès le premier jour, en une seulea fin de ne plus être obligée de renouveler cesa es de sa toute-puissance. Le 30 août (13 fructidorVl )> Trouvé assembla le Directoire et les deuxseils de la Cisalpine ; il leur présenta la nou-^ e constitution et toutes les lois administratives'«ancières que Faypôult avait préparées. Lesce ;e,ls étaient réduits de deux cent quarante àles Vln ^ 1 mem hres. Les individus à conserver dansl'n C °" s eils et le gouvernement, étaient désignés,^système d’impôts régulier était établi. II y avaitç Ss llr 'Pôts personnels et indirects, système qu’onfîait d’établir dans le moment en France , et

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elj* déplaisait beaucoup aux patriotes. TousSÇWents furent approuvés et adoptés. Bruneiv ( j et é obligé de fournir l’appui des troupes fran-Aussi la colère des patriotes cisalpins filt-re , Va 'oe, et la révolution se fit sans obstacles. Il>ioa dé ’ en olItre > qu’une prochaine convoca-| lr des assemblées primaires aurait lieu pour ap-^ Ÿer les changements faits à la constitution.v e 5 ta che de Trouvé était achevée ; mais le gou-rent français , voyant le soulèvement que, ava * t exc ité, pensa qu’il n’était pas pos-

\ { \ ae e ^ a i sser ^ ans * a Cisalpine , qu’il fallaitl; J() 0|,ri( ‘r une autre ambassade, et envoyer à Mi-.^H Un homme étranger aux derrières querelles.ii r( ' e|lr eusement, le Directoire se laissa imposer

Cl ~devant membre des jacobins, qui était de-

Un souple et bas courtisan de Barras, quiCté ;

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associé par lui au trafic des compagnies,SUr ^ a vo * e c ^ es honneurs; c’était Fouché,l'Vj^l ai> ras surprit la nomination à ses collègues,•liq ’ e Partit pour remplacer Trouvé, et celui-ci'Jij ( |. re ndre à Stuttgard. Mais Brune, profitant’Hij ^ arl de Trouvé, se permit, avec une audace•Jaj ^ est explicable que par la licence militaire

■ep Snait a i orS; ( i e f a ; re 4 l’ouvrage du ministreh ,j ( . rariCe les plus graves changements. Il exigeaï V . ,Ss i°n de trois des directeurs nommés par’ d changea plusieurs ministres, et fit dif-\ , es altérations à la constitution. L’un des% ' rect eurs dont il avait demandé la démis-^ (],’ °P r anzi, ayant courageusement refusé dea tr a ® r > il le fit saisir de force par ses soldats,Xjt C ' e f du palais du gouvernement. Il se hâtaHijj de convoquer les assemblées primaires,CUr ^ a ‘ rc approuver l’œuvre de Trouvé, mo-’ C0l ûme elle venait de l’être par lui. Fouché,a

qui arriva dans cet intervalle, aurait dû s’opposerà cette convention, et ne pas permettre qu’on fitsanctionner des changements que le général n’a-vait pas eu mission de faire; mais il laissa Bruneagir à son gré. Les modifications de Trouvé, etles modifications plus récentes de Brune, furentapprouvées par les assemblées primaires soumisesà la fois au pouvoir militaire et à la violence despatriotes.

Quand le Directoire français apprit ces détails,il ne faiblit point. Il cassa tout ce qu’avait faitBrune, il le destitua, et chargea Joubert d’allerrétablir les choses dans l’état où les avait misesTrouvé. Fouché fit des objections; il prétenditque la constitution nouvelle étant approuvée avecles changements que Brune y avait apportés, ilserait d’un mauvais effet d’y revenir encore. Ilavait raison et il gagna même Joubert à son avis.Mais le Directoire ne devait pas souffrir de pareil-les hardiesses de la part de ses généraux, et sur-tout il ne devait pas leur permettre d’exercer unpareil pouvoir dans les États alliés. Il rappelaFouché lui-même, qui, de cette manière, ne passaque peu de jours dans la Cisalpine , et il ordonnale rétablissement intégral de la constitution, telloque Trouvé l’avait faite au nom de la France .Quant aux individus auxquels Brune avait arra-ché leur démission, on les engagea à la renouve-ler pour éviter de nouveaux changements.

La Cisalpine resta donc constituée comme ledirectoire avait voulu qu’elle le fût, sauf la desti-tution de quelques individus changés par Brune.Mais ces changements continuels, ces tiraille-ments, ces luttes de nos agents civils et militaires,étaient du plus déplorable effet, décourageaientles nouveaux peuples affranchis, déconsidéraientla république mère, et prouvaient la difficulté demaintenir tous ces corps dans leur orbite.

Les événements de la Cisalpine furent grave-ment reprochés au Directoire, car il est d’usage detout changer en griefs contre un gouvernementqu’on attaque, et de lui faire un crime des obsta-cles mêmes qu’il rencontre dans sa marche. Ladouble opposition qui commençait à reparaîtredans les conseils attaqua diversement les opéra-tions exécutées en Italie . Le thème était tout sim-ple pour l’opposition patriote : on avait commisun attentat, disait-elle, contre l’indépendanced’une république alliée ; on avait même commisune infraction aux lois françaises, car la consti-tution cisalpine qu’on venait d’altérer était garan-

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