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Tome II.
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DIRECTOIRE ( 1708).

l . 1(! 8 eu avaient détruit un grand nombre; la, ' en avait ramené un grand nombre encoreHil® ^ettrs foyers. On n’avait délivré que douzeJ. e c °ngés, mais il y avait eu dix fois plus deil^^tirs; et il était difficile d’être sévère envers^ haïmes qui avaient défendu pendant six an-l’f; CS leur patrie, qui l’avaient fait triompher de1; . n, '°pe au prix de leur sang. Les cadres res-pjj Crit > et ils étaient excellents. Il fallait lesrem-„ P*r de nouvelles levées, et prendre, non pasMesure extraordinaire et temporaire, maisfe Mesure générale et permanente; il fallaitSq re u ne loi, enfin, qui devînt, en quelque„i e ’ Partie inhérente de la constitution. On ima-j * a conscription.

Ür^ C ^® n ûral Jourdan fut le rapporteur de cette loil 0 n( ' e et salutaire, dont on a abusé comme deH les choses de ce monde, mais qui n’en a pasp a( | ns sauvé la France et porté sa gloire au comble,le i Cette lo *> chaque Français fut déclaré soldat( *'°it, nendant une énoaue de sa vie. Cette

epo pendant une époque de sa vie.f P Je était de vingt à vingt-cinq ans. Les jeunes

e) arrivés à cet âge étaient partagés en cinq| c f es > année par année. Suivant la nécessité,çj^'^ernement appelait des hommes en comrnen-|Par la première classe, celle de vingt ans, et^ plus jeunes de chaque classe. Il pouvaità ^ SS| venicnt appeler les cinq classes, au fur et«CfjJ^re des besoins. En temps de paix, lescon-■itiç paient obligés de servir jusqu’à vingt-cinq'l’i),. 1 " s i la durée du service des soldats variaith v * nnee a cinq, suivant qu ils avaient ete pris

8 l 'cinq à o - ,

e Ht , r ® c était illimitée; c’était au gouverne-

t çl|(; "f' Cl nq à vingt ans. En temps de guerre

Poi lv a délivrer des congés quand il croyait le^Up? r Sans inconvénient. 11 n’y avait d’exemption

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espèce, excepté pour ceux qui s’étaient

'lei le , av ant la loi, ou qui avaient déjà payé leur

N';ii^ ariS Ica guerres précédentes. Cette loi pour-aux cas ordinaires; mais dans les cas'^tirt^^aires, lorsque la patrie était déclarée enr> le gouvernement avait droit, comme en 93,P°P"laiion entière, et la levée en masse re-p ç en Çait.

^°* iitl adoptée sans opposition, et consi-la C .° r " In e l’une des plus importantes créationsS^ion *. Sur-le-champ le Directoire de-c a Cl1 Paire usage, et réclama la levée deeat mille conscrits, pour compléter les ar-

Elle

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niées et les mettre sur un pied respectable. Cettedemande fut accordée par acclamations le 2 ven-démiaire an vii (23 septembre 1798).Bien que lesdeux oppositions contrariassent souvent le Direc-toire , par humeur ou jalousie, cependant ellesvoulaient que la république conservât son ascen-dant en présence des puissances de l’Europe . Unelevée d’hommes exige une levée d’argent. Le Direc-toire demanda, en sus du budget, 125 millions,dont 90 pour l’équipement de deux cent milleconscrits, et 35 pour réparer le dernier désastrede la marine. La question était de savoir où on lesprendrait. Le ministre Ramel prouva que les bons,pour le remboursement des deux tiers de la dette,étaient rentrés presque en totalité, qu’il restait400 millions en biens nationaux, lesquels étaientlibres par conséquent, et pouvaient être consa-crés aux nouveaux besoins de la république. Ondécréta en conséquence la mise en vente de125 millions de biens nationaux. Un douzième de-vait être payé comptant, le reste en obligationsdesacquéreurs, négociables à volonté, et payables suc-cessivement dans un délai de dix-huit mois. Ellesdevaient porter intérêt à cinq pour cent. Ce papierpouvait équivaloir à un payement au comptant,par la facilité de le donner aux compagnies. Lesbiens devaient être vendus huit fois le revenu.Cette ressource ne fut pas plus contestée quela loi de recrutement dont elle était la consé-quence.

Le Directoire se mit ainsi en mesure de répondreaux menaces de l’Europe , et de soutenir la dignitéde la république. Deux événements de médiocreimportance venaient d’avoir lieu, l’un en Irlande ,l’autre à Ostende. L’Irlande s’était soulevée, et leDirectoire y avait envoyé le général Humbert avecquinze cents hommes **. Malheureusement un en-voi de fonds que devait faire la trésorerie ayant étéretardé, une seconde division de six mille hommes,commandée par le général Sarrazin, n’avait pumettre à la voile, et Humbert était resté sans appui.Il s’était maintenu longtemps, et assez pour prou-ver que l’arrivée du renfort attendu aurait changéentièrement la face des choses. Mais, après unesuite de combats honorables, il venait d’être obligéde mettre bas les armes avec tout son corps. Unéchec de même nature, essuyé par les Anglais ,venait de compenser cette perte. Les Anglais

rendue le 19 fructidor an vi (S septembre.)

Il débarqua le S fructidor (22 août), et fut battu et faitprisonnier le 22 (8 septembre), par le général Cornwallis .