Band 
Tome II.
Seite
516
JPEG-Download
 

S16 RÉVOLUTION

venaient par inlervalles lancer quelques bombessur nos ports de l’Océan. Ils voulurent faire un dé-barquement à Ostcnde pour détruire des écluses;mais, poursuivis à outrance, coupés de leursvaisseaux, ils furent pris au nombre de deux millehommes.

Bien que l’Autriche eût contracté une allianceavec la Russie et l’Angleterre, et qu’elle put comp-ter sur une armée russe et sur un subside anglais ,néanmoins elle hésitait encore à rentrer en lutteavec la république française. L’Espagne , quivoyait avec peine l’incendie rallumé sur le conti-nent, et qui craignait également les progrès dusystème républicain et sa ruine, car dans un caselle pouvait être révolutionnée, et dans l’autre,punie de son alliance avec la France; l’Espagne s’était interposée de nouveau pour calmer des ad-versaires irrités. Sa médiation, en provoquant desdiscussions, en faisant naître quelque possibilitéd’arrangement, amenait de nouvelles hésitations'àVienne ou du moins de nouvelles lenteurs. ANaples, où le zèle était furibond, on était indignéde tout délai, et on voulait trouver une manièred’engager la lutte, pour forcer l’Autriche à tirerle fer. La folie de cette petite cour était sansexemple. Le sort des Bourbons était, à celte époque,d’être conduits par leurs femmes à toutes les fautes.On en avait vu trois à la fois dans le même cas :Louis XVI, Charles IV et Ferdinand. Le sort del’infortuné Louis XVI est connu. Charles IV etFerdinand, quoique par des voies différentes,étaient entraînés, par la même influence, à uneruine inévitable. On avait fait prendre au peuplede Naples la cocarde anglaise ; Nelson était traitécomme un dieu tutélaire. On avait ordonné lalevée du cinquième de la population, espèce d’ex-travagance, car il eût suffi d’en bien armer lecinquantième, pour prendre rang parmi les puis-sances. Chaque couvent devait fournir un cavalieréquipé; une partie des biens du clergé avait étémise en vente; tous les impôts avaient été doublés;enfin ce faiseur de projets malheureux, dont tousles plans militaires avaient si mal réussi, et quela destinée réservait à des revers d’une si étrangeespèce, Mack avait été demandé à Naples pourêtre mis à la tête de l’armée napolitaine. On luidécerna le triomphe avant la victoire, et on luidonna le titre de libérateur de l’Italie , le mêmequ avait porté Bonaparte. A ces grands moyens onajoutait des neuvaines à tous les saints, des prièresà saint Janvier, et des supplices contre ceux qui

FRANÇAISE.

étaient soupçonnés de partager les opiu>° IlS ^Çaises. _ . eS

La petite cour de Naples con linuait ses inh 1 ^en Piémont et en Toscane . Elle voulait que * es ^montais s’insurgeassent sur les derrières demée qui gardait la Cisalpine , et les T° sca '^ 0 .les derrières de celle qui gardait Rome . Les <■ ^litains auraient profité de l’occasion pour » tta 1de front l’armée de Rome ; les Autrichiens en ' ■raient profité aussi pour attaquer de front cela Cisalpine , et on augurait de toutes cesco

U

naisons que pas un Français ne se sauver* 1 ^^roi de Piémont , prince religieux, avait fl 1scrupules à cause du traité d’alliance qu 1 j sCà la France ; mais on lui disait que la fm pjg-à des oppresseurs n’engageait pas, et q ue ^montais avaient le droit d’assassiner jusqunier Français . Du reste, les scrupules ^moins ici le véritable obstacle que la sur'®* ^rigoureuse du Directoire . Quant à l'arcii^^.

ci'

Toscane , il manquait entièrement ^ e . ellV oyNaples, pour le décider, promettait de lu*une armée par la flotte de Nelson. r( icS,

Le Directoire , de son côté, était sur ses 0 _

et il prenait ses précautions. La répuW’T.^jjt,

rienne, toujours acharnée contre le roi

\ u " 0

avait enfin déclaré la guerre à ce pri nC ^ a j [ ,chaine de principes se joignait une vieiH e ^ lai®" 1voisinage, et ces petites puissances en .^r-venir aux mains à tout prix. Le Directo^.^

vint dans la querelle, signifia à la ré l n ' D1 j t ; c lai' :1gurienne qu’il fallait poser les armés fitau roi de Piémont qu’il se chargeait <

et

; de i»""

ce!

D,

la tranquillité dans ses États, mais que, l )0 g nC o»'il fallait qu’il occupât un poste importai! 4 - ^séquence, il lui demanda de laisser ° ccU .jj c pri-ses troupes la citadelle de Turin . Une P ar f^ cS q” ctention n’était justifiable que par les c , rl> .' iicgIJ ip rla cour de Piémont inspirait. U y avalt 'j^ts, cltibilité entre les anciens et les nouveaux ' ^ po-ils ne pouvaient pas se fier les uns aux au ^ ^jsroi de Piémont fit de grandes remontranc^^j c sil n’y' avait pas moyen de résister aux ^ c jta'du Directoire. Les Français occupèr®" cr . U

delle et commencèrent sur-le-champ a ‘ ^ cC !l c

Directoire avait détaché l’armée de Rom e c0 ni', et lui avait donné P" ur jist'"'

C P.tâl* I .O 1 !

de la Cisalpine ,

mander le général Championne!, qui s j,ni sgué sur le Rhin . L’armée était dissémm®^^]^tout l’État romain; il y avait dans lad’Ancône quatre à cinq mille hommes con i