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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE .

session de ses États. Cependant son armée, moinsgénéreuse que lui, commit d’horribles pillages. Lapopulace romaine, avec sa mobilité accoutumée,se précipita sur les maisons de ceux qu’on accusaitd’être révolutionnaires et les dévasta. La dépouillemortelle du malheureux Duphot fut exhumée etindignement outragée.

Pendant que les Napolitains occupaient ainsileur temps à Rome , Championnet exécutait avecnue rare activité l’habile détermination qu’il avaitprise. Sentant que le point essentiel était au centresur le haut Tibre , il fit prendre à Macdonald uneforte position à Civita-Caslellana, et le renforçadé toutes les troupes dont il put disposer. Il trans-porta une partie des forces qu’il avait dans les Mar-ches, au delà de rApennin, et ne laissa au généralCasa-Bianca que ce qui lui était strictement néces-saire pour retarder de ce côté la marche de l’en-nemi. Lui-même courut à Ancône pour hâter l’ar-rivée de ses parcs et des munitions. Ne s’effrayantpas plus qu’il ne le fallait de ce qui se préparaitsur ses derrières en Toscane , il chargea un officier,avec un faible détachement, d’observer ce qui sepassait de ce côté.

Les Napolitains rencontrèrent enfin lesFrançaissur les différentes routes qu’ils parcouraient. Ilsétaient trois fois plus nombreux, mais ils avaientaffaire aux fameuses bandes d’Italie , et ils trouvè-rent que la tâche était rude. Dans les Marches, lacolonne qui s’avançait par Ascoli fut repoussée auloin par Casa-Bianca. Sur la route de Terni , uncolonel napolitain fut enlevé avec tout son corpspar le général Lemoine. Cette première expériencede la guerre avec les Français était peu faite pourencourager les Napolitains. Cependant Mack fit sesdispositions pour enlever la position qu’il sentaitla plus importante, celle de Civita-Castellana , oùMacdonald se trouvait avec le gros de nos troupes.Civita-Castellana est l’ancienne Veïes. Elle est pla-cée sur un ravin, dans une position très-forte.Les Français tenaient plusieurs postes éloignés quien couvraient les approches. Le 14 frimaire an vu(4 décembre), Mack fit attaquer Borghetti, Nepi,llignano, par des forces considérables. Il dirigeapar la rive opposée du Tibre une colonne acces-soire, qui devait s’emparer de Rignano. Aucunede ses attaques ne réussit. L’une des colonnes,mise en fuite, perdit toute son artillerie. Une se-conde, enveloppée, perdit trois mille prisonniers.Les autres, découragées, se bornèrent à de sim-ples démonstrations. Nulle part enfin les troupes

napolitaines ne purent soutenir le choc des tr ° l ^françaises . Mack, un peu déconcerté, renoenlever la position centrale de Civita-Casteet commença à s’apercevoir que ce n’était p aS ^ce point qu’il aurait fallu essayer de f° rceligne ennemie. C’est à Terni , point plus ia ^ a)) .ché de l’Apennin , et moins défendu par I e * j |]Çais, qu’il aurait dû frapper le coup princiP j cSsongea dès lors à dérober ses troupes, e \ ‘ u ,.reporter de Civita-Caslellana sur Terni - Mais ^cacher ce mouvement, il aurait fallu une caP 1 ^,d’exécution impossible avec des troupes sans ^cipline. Il fallut plusieurs jours pourpasser le Tibre au gros de l’armée, et Mack

tit encore par sa propre faute une opératn^j,,,.

trop lente. Macdonald, qu’il croyait retenu

Castellana par des démonstrations, sêtal yjjjrc>transporté de Civita-Caslellana au delà ( } u pfa-Lemoine avait été renforcé à Terni . Ains 1 » - n (s

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politains avaient été prévenus sur tous ^qu’ils se proposaient de surprendre. L e P 1mouvement du général Metsch, de Calvicoli, n’amena qu’un désastre. Le $ • d-

(9 décembre), ramené d’Otricoli sur t> a |esgénéral fut entouré et obligé de mettre , ( u>armes, avec quatre mille hommes, ucorps de trois mille cinq cents. Dès cet i ^ ct aMack ne songea plus qu’à rentrer dans R° t3 gn cSse replier de Rome jusqu’au pied des nide Frascati et d’Albano, pour y rallier s °”, ( ; ta it 1 [ |et la renforcer de nouveaux bataillons. n (ittune triste ressource, car ce n’était pasdes soldats qu’il fallait augmenter, c étaM^ pas c ' ]lité qu’il aurait fallu changer; et ce n e^ ^ ata ill<’ise retirant à quelques lieues du champ 1 n(! r pqu’on pouvait trouver le temps de le uldiscipline et la bravoure. tri steS ^

Le roi de Naples, en apprenant ces r^ ^nements, sortit furtivement de RoniÇ’ ] ie . h cientré quelques jours auparavant e , n J r TiaNapolitains l’évacuèrent en desoidre, pasatisfaction des Romains, qui étaientcoup plus importunés de leur présentl’avaient été de celle des Français - u êt f

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rentra dans Rome dix-sept jours p

sorti. Il avait mérité véritablement les ^du triomphe. Se concentrant habiJ enie ^pfeJi'quinze ou seize mille hommes, il ava,t stl j cgdre l’offensive contre quarante mille» a c

poussés en désordre devant lui. Chnmp 1 ^ fpt*voulut pas se borner à la simple défense