Band 
Tome II.
Seite
517
JPEG-Download
 

817

DIRECTOIRE (1798).

. ai . ta général Casa-Bianca; le général Lemoineavec deux ou trois mille hommes sur le pen-a nt opposé de l’Apennin, vers Terni . Macdonald,

p^ c ta gauche, forte de cinq mille hommes à peuiii) 68 ’ <la ‘ t répandu sur le Tibre. Il y avait à Rome

^ J Petite réserve. L’armée dite de Rome était donc. Quinze à seize mille hommes au plus. La néces-

ojjû v 4 *

(le surveiller le pays et la difficulté d’y vivreavaient obligés de disperser nos troupes; et

(li

Hoü s

f'un

, ennemi actif et bien secondé avait su saisir(l° Ccas i°n, il aurait pu faire repentir les Français ^ e Ur isolement.

a 11 Com P ta ta beaucoup sur cette circonstance àPtas; on se flattait de surprendre les Français

Jes détruire en détail. Quelle gloire de prendre

Jtfl

f 0r aitl ative, de remporter le premier succès, et de4 ® er enfin l’Autriche à entrer dans la carrière,,j u . es ta lui avoir ouverte ! Ce furent là les raisonstj ai . en gagèrent la cour de Naples à prendre l’ini-l Cti ‘ Ve - Elle espéra que les Français seraient faci-battus, ct ( l ue l’Autriche ne pourrait plusquand une fois le fer serait tiré. M. deHai ° et ta prince Belmonte-Pignatelli, qui con-^tant un peu mieux l’Europe et les affaires,(cli ° Sa tant a ce qu’on prît l’initiative; mais ona d’écouter leurs sages conseils. Pour déciderIlv i'e roi, et l’arracher à ses innocentes occu-l'p 0,1s j on supposa, dit-on, une fausse lettre del^Peveur, qui provoquait le commencement desS^'tas- Dès lors les ordres de marcher furentlia., 1:8 pour la fin de novembre. Toute l’armée

"Poli

‘tain'e fut mise en mouvement. Le roi lui-

taÿ v l >ai 'ti t avec un grand appareil pour assisterÜiiçjtatarations. H n ’y eut pas de déclaration deV,,; ma is une sommation aux Français d’éva-^tat romain : ils répondirent à cette som-'Sto* 6tl Se P r ®P arant a combattre, malgré la1) 4 tantion du nombre.

S, ^ la situation respective des deux armées,Ser^ 1 P lu s facile que d’accabler les Français ,^ k S 'ta' 15 les provinces romaines, à droite et\tg de l’Apennin . Il fallait marcher directe-S olil " r taur centre, et porter la masse des forces\;>es entre Rome et Terni . La gauche desi^ Us ’ Placée au delà de l’Apennin pour garderta éeç^ es ’ eût été coupée de leur droite, placée\ e ^° Ur garder les rives du Tibre . On les eûtî’feéj 'tabès de se rallier, et on les aurait ra-

^ Wni* 11 d * sor <lre jusque dans la haute Italie .ta'(e ) |'jl Su ta‘ du moins eût été délivrée ; et la Tos-"tat romain, les Marches, seraient entrés

sous la domination de Naples. Le nombre destroupes napolitaines rendait ce plan encore plusfacile et plus sûr, mais il était impossible que Mackemployât une manœuvre aussi simple. Commedans ses anciens plans, il voulut envelopper l’en-nemi par une multitude de corps détachés. Il avaitprès de soixante mille hommes, dont quarantemille formaient l’armée active, et vingt mille lesgarnisons. Au lieu de diriger cette masse de forcessur le point essentiel de Terni, il la divisa en sixcolonnes. La première agissant sur le revers del’Apennin, le long de l’Adriatique , dut se porter,par la route d’Ascoli, dans les Marches ; la secondeet la troisième, agissant sur l’autre côté des monts,et se liant à la précédente, durent marcher, l’unesur Terni , l’autre sur Magliano; la quatrième etla principale, formant le corps de bataille, futdirigée sur Frascati et sur Rome ; une cinquième,longeant la Méditerranée, eut la mission de par-courir les Marais Pontins , et de rejoindre le corpsde bataille sur la voie Appienne; enfin la dernière,embarquée sur l’escadre de Nelson, fut dirigéesur Livourne, pour soulever la Toscane et fermerla retraite aux Français . Ainsi tout était préparépour les envelopper et les prendre tous, mais rienne l’était pour les battre auparavant.

C’est dans cet ordre que Mack se mit en marcheavec ses quarante mille hommes. La quantité deses bagages, l’indiscipline des troupes, le mauvaisétat des chemins, rendaient ses mouvements très-lents. L’armée napolitaine formait une longuequeue, sans ordre et sans ensemble. Championnet,averti à temps du péril, détacha deux corps pourobserver la marche de l’ennemi, et protéger lescorps isolés qui se repliaient. Ne croyant pas pou-voir conserver Rome , il résolut de prendre uneposition en arrière, sur les bords du Tihre, entreCivita-Castellana et Civila-Ducale, et là de con-centrer ses forces pour reprendre l’offensive.

Tandis que Championnet se relirait sagement, etévacuaitRome, en laissant huit cents hommes dansle château Saint-Ange , Mack s’avançait fièrementsur toutes les routes, et semblait ne pouvoirtrouver de résistance. Il arriva aux portes de Rome le 9 frimaire an vu (29 novembre 1798), et yentra sans obstacle. On avait préparé au roi uneréception triomphale. Ce pauvre prince, traité enconquérant et en libérateur, fut enivré de l’espècede gloire militaire qu’on lui avait apprêtée. Dureste, on lui conseilla un noble usage de la vic-toire, et il invita le pape à venir reprendre pos-