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DIRECTOIRE (1799).
Hubert, qu’on avait voulu, par un mariage etcaresses, attacher au parti qui projetait une
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rc0l 'ganisation, perdit un mois entier, celui de^sidor (juin et juillet), à célébrer ses noces, et""ûqua ainsi une occasion décisive. On ne l’attacharéellement au parti dont on voulait le faire' a Ppui , car il resta dévoué aux patriotes, et on lui1 Perdre inutilement un temps précieux. 11 partit0,1 disant à sa jeune épouse : Tu me reverrasî l,0, ’t ou victorieux. Il emporta, en effet, la réso-: l0tl héroïque de vaincre ou de mourir. Ce noble^ ne homme, en arrivant à l’armée dans le milieuj thermidor (premiers jours d’août), témoignaPlus grande déférence au maître consommé au-e l on l’appelait à succéder. Il le pria de rester
Près de lui pour lui donner des conseils. Mo-
te au * . . , , , . , , ,
> tout aussi genereux que le jeune general,
U1| rt bien assister à sa première bataille, et l’ai-
te r ses conseils : noble et touchante confra-
ri tité, qui honore les vertus de nos généraux
.{"•blicains, et qui appartient à un temps où le
( | e Patriotique l’emportait encore sur l’ambition
^ le cœur de nos guerriers.
armée française, composée des débris des ar-
, ? de la haute Italie et de Naples , des renforts
' v és de l’intérieur, s’élevait à quarante mille
^oies, parfaitement réorganisés, et brûlant de
• Mesurer de nouveau avec l’ennemi. Rien n’éga-
j, e patriotisme de ces soldats, qui, toujours
,| . Us i n’étaient jamais découragés, et denian-
toujours de retourner à l’ennemi. Aucune
Ca r 66 r dpublicaine n’a mieux mérité de la France ,
f^t^ounc n’a mieux répondu au reproche injuste
:i,lx Français de ne pas savoir supporter les
^ 11 est vrai qu’une partie de sa fermeté était
;, Va .brave et modeste général dans lequel elle
t»U'* tttls toute sa confiance, et qu’on lui enlevait
J°urs au moment où il allait la ramener à la
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oire.
' es quarante mille hommes étaient indépendants'l’tlnze mille qui devaient servir, sous Cham-Utiet ' "
4] ~“ cl > à former le noyau de l’armée des grandes4 C ° s ; Us avaient débouché par la Borinida surV,. r , ’ ’ Par la Bochetta sur Gavi, et ils étaientse ranger en avant de Novi. Ces quarante
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.,“ umraes > débouchant à temps, avant la réu-
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Un 6S cor P s occupés à faire des sièges, pouvaientia'° r ^ Cr ^ es avan tages décisifs. Mais Alexandrie ici) 11 d ouvrir ses portes, le 4 thermidor (22 juil-to U( , e bruit était vaguement répandu que Man-quait aussi de les ouvrir. Cette triste nou-
velle fut bientôt confirmée, et on apprit que la-capitulation avait été signée le 12 thermidor(30 juillet). Kray venait de rejoindre Suwarow avec vingt mille hommes; la masse agissante desAustro-Russes se trouvait actuellement de soixanteet quelques mille. Il n’était donc plus possible àJoubert de lutter à chance égale contre un ennemisi supérieur. 11 assembla un conseil de guerre;l’avis général fut de rentrer dans l’Apennin , et dese borner à la défensive en attendant de nouvellesforces.
Joubert allait exécuter sa résolution, lorsqu’ilfut prévenu par Suwarow , et obligé d’accepter labataille. L’armée française était formée en demi-cercle, sur les pentes du Monte-Rolondo, domi-nant toute la plaine de Novi. La gauche, forméedes divisions Grouchy et Lemoine, s’étendait circu-lairement en avant de Paslurana. Elle avait à dosle ravin du Riasco, ce qui rendait ses derrièresaccessibles à l’ennemi qui oserait s’engager dansce ravin. La réserve de cavalerie, commandée parRichepanse, était en arrière de cette aile. Au centre,la division Laboissière couvrait les hauteurs àdroite et à gauche de la ville de Novi. La divisionWatrin, à l’aile droite, défendait les accès duMonte-Rotondo, du côté de la route de Tortone .Dombrowsky avec une division bloquait Seravalle.Le général Pérignon commandait notre aile gau-che, Saint-Cyr notre centre et notre droite. Laposition était forte, bien occupée sur tous lespoints, et difficile à emporter. Cependant qua-rante mille hommes contre plus de soixante milleavaient un désavantage immense. Suwarow ré-solut d’attaquer la position avec sa violence ac-coutumée. Il porta Kray vers notre gauche avecles divisions Ott et Bellegarde. Le corps russe deDerfelden, ayant en tête l’avant-garde de.Bagra-tion, devait attaquer notre centre vers Novi. Mêlas,demeuré un peu en arrière avec le reste de l’ar-mée, devait assaillir notre droite. Par une combi-naison singulière, ou plutôt par un défaut de com-binaison, les attaques devaient être successives,et non simultanées.
Le 28 thermidor (15 août 1799), Kray com-mença l’attaque à cinqheures du matin. Bellegardeattaqua la division Grouchy à l’extrême gauche, etOtt la division Lemoine. Ces deux divisions n’étantpas encore formées faillirent être surprises etrompues. La résistance opiniâtre de l’une desdemi-brigades obligea Kray à se jeter sur la 20”légère, qu’il accabla, en réunissant contre elle son