Band 
Tome II.
Seite
560
JPEG-Download
 

560

RÉVOLUTION FRANÇAISE.

principal effort. Déjà scs troupes prenaient piedsur le plateau, lorsque Joubert accourut au galopsur le lieu du danger. Il n’était plus temps desonger à la retraite, et il fallait tout oser pour re-jeter l’ennemi à bas du plateau. S’avançant aumilieu des tirailleurs pour les encourager, il reçutune balle qui l’atteignit près du cœur et l’étenditpar terre. Presque expirant, le jeune héros criaitencore à ses soldats : En avant, mes amis, enavant! Cet événement pouvait jeter le désordredans l’armée; mais heureusement Moreau avaitaccompagné Joubert sur ce point. Il prit sur-le-champ le commandement, qui lui était déféré parla confiance générale, rallia les soldats, bouillantsde ressentiment, et les ramena sur les Autrichiens.Les grenadiers de la 34° les chassèrent à la baïon-nette, et les précipitèrent au bas de la colline.Malheureusement les Français n’avaient pas encoreleur artillerie en batterie, et les Autrichiens, aucontraire, sillonnaient leurs rangs par une grêled’obus et de boulets. Pendant cette action, Belle-garde tâchait de tourner l’extrême gauche par leravin du Riasco, qui a déjà été désigné commedonnant accès sur nos derrières. Déjà il s’était in-troduit assez avant, lorsque Pérignon, lui présen-tant à propos la réserve commandée par le généralClausel, l’arrêta dans sa marche. Pérignon achevade le culbuter dans la plaine, en le faisant chargerpar les grenadiers de Partouneaux et par la cava-lerie de Richepanse. Ce coup de vigueur débar-rassa l’aile gauche.

Grâce à la singulière combinaison de Suwarow ,qui voulait rendre ses attaques successives, notrecentre n’avait pas encore été attaqué. Saint-Cyravait eu le temps de faire ses dispositions, et derapprocher de Novi la division Watrin, formantson extrême droite. Sur les instances de Kray,.quidemandait à être appuyé par une attaque vers lecentre, Bagration s’était enfin décidé à l’assailliravec son avant-garde. La division Laboissière, quiétait à la gauche de Novi, laissant approcher lesRusses de Bagration à demi-portée de fusil, lesaccabla tout à coup d’un feu épouvantable demousqueterie et de mitraille, et couvrit la plainede morts. Bagration , sans s’ébranler, dirigea alorsquelques bataillons pour tourner Novi par notredroite; mais, rencontrés par la division Watrin,qui se rapprochait de Novi, ils furent rejetés dansla plaine.

On était ainsi arrivé à la moitié du jour, sans quenotre ligne fût entamée. Suwarow venait d’arriver

avec le corps russe de Derfelden. 11 ordonn 3 unnouvelle attaque générale sur toute la lig» e -devait assaillir de nouveau la gauche, D er C (et Bagration le centre; Mêlas était averti de &le pas, pour venir accabler notre droite. Tout e •disposé, l’ennemi s’ébranle sur toute 1® lltlKray, s’acharnant sur notre gauche, essaie eude la faire assaillir de front par Ott ; niaisserve Clausel repousse les troupes de Bell c S al ^ 3et la division Lemoine culbute Ott sur lesdes collines. Au centre, Suwarow fait livre 1-attaque furieuse à droite et à gauche de Nov*-nouvelle tentative de tourner la ville est dej 3 ,comme le matin, par la division Watrin. Mareusement nos soldats, entraînés par leur a ’^ ( | C

r»'

s’abandonnent trop vivement à la poursu**®

l’ennemi, s’aventurent dans la plaine, et so ^ gemenés dans leur position. A une heure, I eralentit de nouveau par l’effet de la fatigue o-raie ; mais il recommence bientôt avec vl0 . n11) iO'et, pétulant quatre heures, les Français, 1 i( j,biles comme des murailles, résistent avec l,,,e ^mirable froideur à toute la furie des Bus s y*'

n’avaient fait encore que des pertes peu con sl

dér«y

été

blés. Les Austro-Russes, au contraire, avai 8 " Jehorriblement traités. La plaine était jon cleurs morts et de leurs blessés. Malheureuse 1 ^le reste de l’armée austro-russe arrivaitvalta, sous les ordres de Mêlas. Cette n ° j n t-irruption allait se diriger sur notre droite- . 0jC yr, s’en apercevant, ramène la division ‘ ^qui s’était trop engagée dans la plaine, et D j] Csur un plateau à droite de Novi. Mais tandis qopère ce mouvement, elle se voit déjà en' ^ aj .de tous côtés par le corps nombreux doCette vue la saisit, elle se rompt et gag ne . e nteau en désordre. On la rallie cependant unarrière. Pendant ce temps, Suwarow , re j- ra n'd’efforts au centre vers Novi, rejette enfin ^ j |açais dans la ville, et s’empare des hauteuis^^commandent à droite et à gauche. Dès cet ,^ l( | 0 iiiU’Moreau, jugeant la retraite nécessaire, ’jii-

- ., rennen^

avant que de nouveaux progrès de l’ewterdissent les communications sur Gavi

la division Watrin est obligée de se

faire J (

joU f

fia

pour regagner le chemin de Gavi déjàdivision Laboissière se retire de Novi; s gi'sions Lemoine et Grouchy se replient suirana, en essuyant les charges furieuses de ^ j cMalheureusement, un bataillon s’introduit * ^ravin du Riasco, qui passe derrière Pasturan 8