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mal ce discours, et poussèrent quelques vociféra-tions. Au milieu des salves d’artillerie, Sieyes etBarras crurent entendre des balles siffler à leursoreilles. Ils rentrèrent au Directoire fort irrités. Sedéfiant des autorités de Paris , ils résolurent d’en-lever le commandement de la place au généralMarbot, qu’on accusait d’être un chaud patriote etde participer aux prétendus complots des jacobins.Fouché proposa à sa place Lefebvre, brave géné-ral, ne connaissant que la consigne militaire, ettout à fait étranger aux intrigues des partis. Marbotfut donc destitué, et, le surlendemain, l’arrêté quiordonnait la clôture de la société de la rue du Baclut signifié.
Les patriotes n’opposèrent pas plus de résistanceà la rue du Bac que dans la salle du Manège. Ils seretirèrent et demeurèrent définitivement séparés.Mais il leur restait les journaux, et ils en firent unredoutable usage. Celui qui se qualifiait Journaldes Hommes libres déclama avec une extrême vio-lence contre tous les membres du Directoire quiétaient connus pour avoir approuvé la délibération.Sieyes fut traité cruellement. — Ce prêtre perfide,disaient les journaux patriotes, a vendu la répu-blique à la Prusse. Il est convenu avec cette puis-sance de rétablir en France la monarchie, et dedonner la couronne à Brunswick. — Ces accusa-tions n’avaient d’autre fondement que l’opinionbien connue de Sieyes sur la constitution, et sonséjour en Prusse. Il répétait, en effet, tous les jours,que les brouillons et les bavards rendaient toutgouvernement impossible; qu’il fallait concentrerl’autorité; que la liberté pouvait être compatiblemême avec la monarchie, témoin l’Angleterre; maisqu’elle était incompatible avec cette dominationsuccessive de tous les partis. On lui prêtait mêmecct autre propos, que le nord de l’Europe était pleinde princes sages et modérés, qui pourraient, avecune forte constitution, faire le bonheur de laFrance.Ces propos, vrais ou faux, suffisaient pour qu’onlui prêtât des complots qui n’existaient que dansl’imagination de ses ennemis. Barras n’était pasmieux traité que Sieyes . Les ménagements que lespatriotes avaient eus longtemps pour lui, parce qu’illes avait toujours flattés de son appui, avaient cessé.Ils le déclarèrent maintenant un traître, un hommepourri, qui n’était plus bon à aucun parti. Fouché,son conseil, apostat comme lui, était poursuivides mêmes reproches. Roger-Ducos n’était, suivanteux, qu’un imbécile, adoptant aveuglément l’avisde deux traîtres.
FRANÇAISE.
La liberté de la presse était illimitée. La l°‘^.^posée par Berlier n’ayant pas été accueilli®, ^ n ,, jttait qu’un moyen pour attaquer les écrivains,de faire revivre une loi de la conventionceux qui, par des actions ou par des ® crltS J. a ]i;iitdaient au renversement de la république 11 j 0 ;
que cette intention fût démontrée, pour q 111, ( | C
devînt applicable, et alors la loi portait p eI ^mort. Il était donc impossible d’en faire usage* .j.nouvelle loi avait été demandée au corpset on décida qu’on s’en occuperait sur-l c ' c .‘ ll!1 ilMais, en attendant, le déchaînement con 1 ,
avec la même violence; et les trois directeursposant la majorité déclaraient qu’il était i nl P°^ ca sde gouverner. Us imaginèrent d’appliq uer * pj-l’article 144 de la constitution, qui donnaitrectoire le droit de lancer des mandats ,contre les auteurs ou complices des conip* 0 cl) tmés contre la république. Il fallait singulier^, ();1 ,torturer cet article pour l’appliquer aux J ^listes. Cependant, comme c’était un moyen à a rSle débordement de leurs écrits, en saisissepresses et en les arrêtant eux-mêmes, la 11 Jdirectoriale, sur l’avis de Fouché, lança^®* „j,
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et fit mettre le scellé sur leurs presses- con ,s
dats d’arrêt contre les auteurs de onze J
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fut signifié le 17 fructidor (3 septembre) llU ^ p.législatif, et produisit un soulèvement dj^ ^ t!) .des patriotes. On cria au coup d’État, a
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Telle était la situation des choses. Dans i- ^ Sltoire, dans les conseils, partout enfin, I e * fie»les politiques luttaient contre les pat 1 ’ 1 ® c toi |Cpremiers avaient la majorité dans le , * j e jjt 0,1comme dans les conseils. Les patriotes ^jefminorité, mais ils étaient ardents et fais® 1 jprde bruit pour épouvanter leurs adv c rsa ir ^^ c psreusement les moyens étaient usés co ^ircpartis, et de part et d’autre on P ouva p; r cct°' ,Cbeaucoup plus de peur que de mal. L e jac°'avait fermé deux fois la nouvelle société
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bins et supprimé leurs journaux,criaient, menaçaient, maisd’audace ni de partisans pour
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nements décisifs, d’une réconciliation. e p-
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