pour abréger, la chaleur de la vapeur; J indique aussi combien decalories en plus on trouve dans l’unité de poids de vapeur saturéeà la pression p que dans l'unité de poids d’eau à la température de O 1 .
La chaleur latente ou la chaleur de vaporisation r donne, au con-traire, d’après nos notations, la quantité de chaleur qu’il faut fournirà l’eau, préalablement amenée à la température de la vapeur à former,pour la transformer en vapeur, en supposant toutefois que la produc-tion de la vapeur ait lieu sous pression constante. Si donc on retran-che de la valeur r la quantité A pu de chaleur transformée en travail,la différence p représentera la quantité de chaleur dont l’unité depoids de vapeur à la température t , surpasse celle de l’unité de poidsde l’eau à la même température.
La valeur
p = r—kpn (5)
est ce que j’appelle la chaleur latente interne.
J’ai introduit ici les deux quantités J et p, non-seulement parcequ elles servent à simplifier tous les calculs relatifs à la vapeur, maisaussi parce qu’elles ont une signification encore plus générale que lesquantités Q et r. La chaleur de la vapeur J et la chaleur latente p sonttoutes les deux entièrement indépendantes de la manière suivant la-quelle se forme la vapeur, tandis que si on voulait employer dans lescalculs la chaleur totaleQ et la chaleur de vaporisation r, on ne devraitjamais oublier qu’elles ont été déduites de la supposition que la loi-mation de la vapeur a lieu sous pression constante.
Dans l’ouvrage que j’ai rappelé plus haut, et partant toujours desprincipes delà théorie mécanique de la chaleur, j’ai calculé pour .dif-férentes températures la chaleur transformée en travail dans l’acte dela formation de la vapeur sous pression constante, et démontré quoipeut la représenter avec une très-grande exactitude par la formuleempirique
kpu = B log ~ (6)
dans laquelle B et n sont deux quantités constantes qui dans le calculdoivent être remplacées B par 50,456, et n par 100. T est ici cequ’on appelle la température absolue, c’est-à-dire qu’on a
T = 273 + r.
On a calculé la 5 e colonne de notre table avec la formule (6).
Puisque, dans les équations (4) et (5), orf connaît, d’après M.B®gnault, les valeurs de Q et r on peut déterminer aussi les valeurs®
J et p. J’ai déjà fait remarquer qu’au lieu d’employer la formule emp 1rique de M. Régnault, il valait mieux déduire directement de ses expe