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RECHERCHES SUR LA DURETÉ DES CORPS.
exacts et utiles. Les minéraux qui se laissent diviser avec uneextrême facilité dans une certaine direction, montrent souvent,sur les plans parfaits de clivage, une dureté moindre que surles autres faces. Le disthène prismatique se laisse parfois rayersur son plan principal de clivage par le spath fluor, tandisqu’un de ses angles attaque les faces de la chaux phosphatéeet parfois même celles du feldspath.
Quand on devra caractériser un minéral analogue, ce qu’onaura de mieux à faire, sera de prendre une moyenne entre lesdeux limites supérieure et inférieure, ou de s’en tenir à lasupérieure, plutôt qu’à l’inférieure; mais on comprend qu’ilfaut éviter avec soin d’introduire de semblables minéraux dansl’échelle. Quand on emploie toutes les mesures de précau-tion que commande la détermination de la dureté, et qu’ona tenu compte de toutes les circonstances qui peuvent avoirquelque influence sur elle, on trouvera que les individus quiappartiennent à une même espèce, s’accordent très-exacte-ment les uns avec les autres, au point de vue de cette pro-priété, et que lorsqu’il se présente des écarts, ceux-ci neforment pas des exceptions ; mais les termes limites sont sérparés par des intermédiaires qui les relient, et qui formentune série habituellement comprise entre des limites très-rapprochées.
J’ai traduit presque littéralement le paragraphe que Mohs aconsacré à l’étude de la dureté, parce que, si son échelle estconnue en France , les conditions de son emploi n’ont pas tou-jours été exposées complètement dans nos traités de minéra-logie. Les recherches de Mohs ont été d’une incontestable uti-lité, mais je dois faire remarquer que les nombres qu’il donne,pour représenter la dureté des corps , ne sont que des pointsde repère, et qu’ils ont cet inconvénient de faire illusion, etde laisser supposer des rapports.
Cette observation s’applique aux dix divisions intermédiairesentre deux types consécutifs qui sont, du reste, assez rarement