26 RECHERCHES SUR LA DDRETÉ DES CORPS.
polir; il n’est, par exemple, dans le spath calcaire pas desurface plus difficile à obtenir que celle qui est perpendicu-laire à l’axe.
Seebeck, pensant que l’étude des cristaux pourrait fournirles éclaircissements les plus importants sur les lois de la co-hésion et sur son influence sur les phénomènes physiques, s’estoccupé de la recherche de la dureté des corps cristallisés, àl’aide d’un appareil que je vais décrire, après avoir fait con-naître l’idée qu’il se forme de la dureté et le moyen qu’iladopte pour la déterminer numériquement.
La dureté, pour Seebeck, est la résistance opposée normale-ment par un corps, à une pointe ou à une lame terminée enbiseau, employée pour le rayer; — il prend pour sa mesurele poids dont il faut charger la pointe pour obtenir, sur unesurface, la première raie visible à la loupe.
La production d’une raie perceptible sur une surface dé-pend de la dureté du corps, de son degré de poli, de la du-reté, de la forme et de la position du corps rayant, de laforce avec laquelle il est pressé contre la surface, et enfin,comme M. Frankenheim l’a remarqué, de la vitesse qu’on luicommunique. — Or, entre ces éléments qui ont plus ou moinsd’influence sur la formation d’une raie, il en est un qui luiparait susceptible d’une estimation précise, c’est la pressionnécessaire pour l’obtenir; cette pression exprimée en fonctionde l’unité de poids adoptée pourra représenter numériquementla dureté, si on s’astreint à ce que les autres conditionsrestent les mêmes, si ce n’est pour deux cristaux différents,du moins, pour un même cristal, ou pour le moins, pourla même face d’un cristal.
Voici maintenant la description de l’appareil:
Deux montants parallèles, fixés sur une table horizontale,supportent l’axe en acier d’un levier rectiligne de bras, à peuprès égaux, en cuivre et de 209 mm ,3 (8 pouces pruss.) de lon-gueur ; l’un de ces bras sert à équilibrer le levier, l’autre porte