INTRODUCTION HISTORIQUE.
37
pression, la queue d’une pointe conique en acier d’un poidsde 13 gr. et d’un angle de 54°, ou d’un diamant enchâssé,d’un poids de 9.5 gr.
Le levier étant horizontal, et un petit disque de verre minceétant placé sur le cristal, on desserre les vis qui retiennent lesupport du levier, on le fait descendre jusqu’à ce que la pointetouche le disque et on le fixe; ceci fait, en relevant un peu lelevier, on enlève ce disque et on ramène la pointe sur lecristal.
Après cette précaution que l’on prend pour que la pointetouche toujours le cristal de la même manière, — on fait, àl’aide de la vis, mouvoir le traîneau et, par conséquent, latable et le cristal et on cherche quel est le poids dont il fautcharger le plateau pour qu’on commence à apercevoir uneraie à la surface du cristal.
La cohésion étant très-faible dans beaucoup de cristaux,l’expérience montre qu’en employant une pointe de diamantpour les rayer, elle ne fournit pas de différence appréciabledans les diverses directions; on lui a donc substitué un côned’acier pour les cristaux les plus mous.
La table a été divisée en 360° et construite de manière àpouvoir tourner, ce qui permet d’orienter le cristal dans toutesles directions.
Gomme toutefois il est possible, même avec le cône d’acier,qu’on ne puisse apprécier de faibles différences de dureté,l’auteur a employé le deuxième instrument suivant (Planche II,%• 2): Sur deux rails en fer parallèles se meuvent, avecune grande facilité, deux roues dont l’essieu porte une tigeverticale, sur laquelle on peut fixer à différentes hauteurs, àl’aide d’une vis de pression, un bras de levier horizontal por-tant à son extrémité un plateau (A), au-dessous et au centreduquel se trouve un cylindre creux dans lequel on peut enga-ge 1, , à l’aide d’une vis de pression, une pointe d’acier ou dediamant qui vient affleurer la face qu’on veut rayer; la partie