CIIA.l’TTRE III.
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grande considération en imposa ; le second perditsa place. Les troubles furent encore plus violensen 1788. Le gouvernement rétablit des états dansplusieurs des provinces où ils existaient avant lerègne de Louis XIV qui les avait supprimés.Dans d’autres, ou créa des administrations pro-vinciales. Cette mesure , quoique fondée sur debons principes, augmenta la fermentation au lieude l’apaiser. Elle fut très-considérable dans plu-sieurs provinces , principalement en Dauphiné, oùl’on fit également marcher des troupes dont laplupart refusèrent d’agir contre le peuple, ce quicompromit l’autorité et découvrit la faiblesse dugouvernement.
Le cardinal de Loménie, fatigué de la résis-tance des parlemens, fit adopter au roi le projetromanesque d’établir une cour plénière, qui leureût ôté la portion de la puissance législative dontils voulaient s’emparer (1). Les principaux mem-bres qui devaient la composer, particulièrement lespairs du royaume et les magistrats, refusèrent dese présenter à la convocation qui en fut faite. Alorsles parlemens, pour couvrir leurs vues ambitieuses,
( 1 ) La cour plénière devait être composée des pairs de France ,de plusieurs officiers de la couronne , de quelques évêques et prin-cipaux magistrats des parlemens et du conseil d’État , choisis parle roi, excepté les pairs. Cette espèce d’assemblée n’avait eu lieuque sous la seconde race des rois de France , dont elle formait leconseil extraordinaire. ( Voyez le président Hénault, Histoirechronologique de France. ) M. de 15.