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CHAPITRE IV. . Gl
vu avec quelle ardeur il désirait la destructionde la gabelle et des autres impôts les plus oné-reux ; il ne dépendit pas de lui que ce grand objetne fût rempli.
Au milieu de la cour la plus corrompue, il con-serva les mœurs les plus pures; une piété douce etéclairée, au milieu de l’irréligion et de l’athéisme,et une économie personnelle au milieu du luxe leplus effréné.
Enfin, toujours constant dans ses principes debonté et dans le désir de vous plaire, il vous accordale retour des anciens états-généraux, que la poli-tique ou plutôt la sagesse et la prudence de ses pré-décesseurs, ainsi que vous l’avez prouvé, avaient re-jetés depuis long-temps; il lesrassemblalibrement,il remit à vos représenlans, enivrés des fuméesde la liberté , son autorité souveraine, désirantn’en conserver que la portion nécessaire pourassurer votre bonheur : ils l’en dépouillèrent en-tièrement.
Je reprends le fil des événemens qui ont amenécette grande catastrophe. Soit que M. Neeker ba-lançât dans l’exécution du plan qu’il avait concuou adopté, soit qu’il en prévît les dangers, soitqu il voulût fixer ses idées sur la formation et lesprincipes des états-généraux , il en fit précéderla convocation par une assemblée des notables duroyaume, composée des mêmes membres quela précédente , et il lui soumit les questions sur lemode de leur convocation, de leur formation et