CHAPITRE IV.
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renient opposés à ceux qu’il avait énoncés dansle premier. Il demandait le retour périodique desétats-généraux; l’obligation, de la part du gou-vernement, de ne pas lever d’impôt sans son con-sentement; l’abolition des lettres-de-cachet, la res-ponsabilité des ministres, non-seulement vis-à-visdes états, mais vis-à-vis des procureurs générauxdes parlemens. Le parlement de Paris annonçaiten même temps, dans cet arrêté, qu’il ne préten-dait point indiquer la forme delà convocation ni lenombre des députés qui devait être laissé à la dispo-sition du roi, et réglé dans sa sagesse, observantseulement qu’on devait avoir égard aux change-mens survenus dans le gouvernement, dans lesmœurs, dans les usages mêmes de la nation,depuis i6i4-
On esL sans doute étonné de voir les parlemenstenir, dans cette circonstance, une conduite si op-posée aux principes qu’ils avaient suivis précédem-ment ; mais ces compagnies étaient divisées en deuxpartis : les anciens voulaient une révolution dans legouvernement, qui remplit les vues ambitieusesde leur corps, en leur faisant partager la partielégislative de la souveraineté : les jeunes gens envoulaient une générale, qui satisfit leur ambitionpersonnelle. Dans cette circonstance, ceux-ci l’a-vaient emporté sur les premiers , et cet arrêté, du7 décembre, fut préparé au club des Enragés,que le duc dOrléans avait formé cette année, etauquel il avait associé les membres les plus factieux