CHAPITRE V.
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fasse un petit voyage ici, afin que vous sachiez ,d’une manière certaine, à quoi vous en tenir surplusieurs objets importans, surtout sur la guerre ,à laquelle je crois plus que jamais.
» Je suis, avec respect, etc., etc. »
Je reçus enfin cette lettre de M. de La Fayette :j’en supprime deux grandes pages qui ont rapportaux déserteurs et aux équipages du régiment deNassau , qui étaient le prétexte apparent de lamienne , mais qui n’en étaient point l’objet.
» Paris , ce i5 novembre 1789.
»..
.... Voilà, mon cher cousin, pour les af-faires particulières ; mais il en est une générale ,qui intéresse et qui doit réunir les bons citoyens,quelles qu’aient été leurs opinions politiques : nousaimons l’un et l’autre la liberté, il m’en fallait uneplus forte dose qu’à vous, et je la voulais par lepeuple et avec le peuple. Cette révolution est faite,et vous devez en être d’autant moins fâché , quevous n’avez voulu y prendre aucune part ; maisaujourd’hui nous craignons les mêmes maux, l’a-narchie, les dissensions civiles , la dissolution detoutes les forces publiques ; nous souhaitons lesmêmes biens, le rétablissement du crédit, l'affer-missement d’une liberté constitutionnelle, le re-tour de 1 ordre, et une forte mesure du pouvoirexecutif. Une contre-révolution étant heureuse-ment impossible , et devenant d’ailleurs crimi-