CHAVITRE VT.
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du royaume et les gardes nationales. Le projet deschefs qui le dirigeaient était d’établir une monar-chie démocratique qu’ils appelaient une démo-cratie royale, et de placer le monarque commesur le sommet d’une pyramide, dont on aurait pule faire descendre, quand la nation française, fa-çonnée à cette nouvelle forme de gouvernement,n’aurait plus eu besoin du vain nom de roi pourobéir, et aurait été dépouillée de ses ancienneshabitudes et de la vénération que, depuis tant desiècles, elle était accoutumée à porter à la majestédu trône.
M. de La Fayette, le chef de ce parti, dominaitalors, d’après l’avantage qu’il avait eu sur le ducd’Orléans depuis le 5 octobre; il était incapabled’exécuter ce qu’il avait entrepris. C’était un hé-ros de roman qui voulait, à la tête de la conjura-tion la plus criminelle, conserver de la probité, del’honneur, du désintéressement, et se livrer uni-quement à l’esprit de chevalerie. Servi par les cir-constances plus que par ses talens, il était parvenuà un degré de puissance, tel qu’il aurait pu dicterdes lois, donner un gouvernement à la France ,elever sa fortune au plus haut degré où un particu-lier puisse prétendre : au lieu de cela, il se perditcomme un insensé, et entraîna dans sa chute leroi, la monarchie et la Frahce entière.
L’autre parti était composé de cette portion dupeuple si nombreuse en France , qui n’a aucunepropriété, qui vit de son industrie, qui, toujours