CHAPITRE VIII.
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les répandirent dans l’armée qui fui, quinze joursou un mois après, dans une insurrection généraleet terrible; il a été bien prouvé depuis, par leseffets qui en sont résultés et par les preuves queje m’en suis procurées, que les orléanistes et lesjacobinsen étaient les moteurs ( 1 ).
A l’époque de la fédération, étant tranquille àMetz , je demandai un congé de deux mois pouraller prendre les eaux à Aix-la-Chapelle , dontj’avais véritablement besoin; il me fut accordé.Dans l’intervalle, je reçus un décret de l’Assemblée,qui ordonnait aux chefs et aux officiers des troupesde s’engager, par écrit, sous leur parole d’honneur,d’obéir fidèlement et inviolablement à la constitu-tion, et de n’exécuter aucun ordre qui pourrait yêtre contraire. Je blâmai beaucoup le décret, quiinspirait aux soldats de la méfiance contre leurs offi-ciers, dans un moment où il fallait, au contraire,resserrer leur confiance. Il diminuait en même tempsla considération de ceux-ci, qu’on aurait dû aug-menter. Il excitait leur humeur et leur méconten-tement déjà très-grand, par la destruction récentedes titres de noblesse. 11 était superflu, puisqu’onleur avait déjà fait prêter plusieurs fois le sermentà la constitution. On a tellement multiplié depuis
(1) J’interceptai beaucoup de lettres écrites par des membres del’Assemblée, tous jacobins , aux soldats des différens régimens quiétaient à la tête des insurrections ; ceux-ci leur rendaient compteet recevaient leurs instructions. de B.